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Avoue-le. On a tous déjà été coincés au milieu d'un apéritif, sourire figé, à entendre une personne qui parle avec l'énergie d'une moule de roche.

Ou pire, tu as eu une idée de génie, un projet qui aurait pu transformer le monde, mais ton auditoire avait déjà les yeux rivés sur leur téléphone.

L'attention, c'est une diva capricieuse, et pour la capter, il faut savoir comment la séduire.

La capacité à capter l’attention, ce n'est pas un super-pouvoir réservé à une élite. C'est un ensemble de techniques et une stratégie que l'on apprend.

Chaque seconde de ton discours peut être un cadeau qui va attirer l'attention.
C'est l'art du pitch, une manière de transmettre un message efficace que tu deviens la seule chose qui compte.

Cet article est ton guide pour devenir cette personne que l'on veut écouter. L'objectif est de te donner les fondamentaux pour délivrer une expérience mémorable.


1 : Maîtrise ta gestuelle

Comment utiliser la gestuelle pour renforcer ton discours ? C'est la question que tout orateur devrait se poser.

Ton corps est ton premier outil de communication. Avant même que tes mots ne sortent, ta posture, tes mains et ton regard parlent.

C'est le pouvoir du non-verbal, un langage silencieux qui va attirer l'attention ou la détourner.

L'objectif est de faire de ton corps un allié, et non un parasite.

Alors quels sont les gestes qui peuvent accompagner un discours pour capter l’attention ?

L’ancrage dans le sol

C’est une technique de base, mais tellement sous-estimée.

C’est la différence entre le gars qui a l'air de vouloir s'enfuir et celui qui a l'air de posséder la salle. L'ancrage, c'est ta fondation.

Sens tes pieds bien plantés sur le sol, comme si tu avais des racines. Cela te donne de la stabilité et de la confiance. Ton auditoire le sent immédiatement : tu es là pour rester, et ce que tu as à partager est important.

C’est la technique pour transmettre une image de stabilité et de maîtrise.

Utilise tes mains pour appuyer tes arguments

Tes mains sont une extension de tes mots.

Ce ne sont pas des objets encombrants à cacher dans tes poches, ni des marionnettes agitées par le stress.

Tes mains doivent aider à transmettre ton information..

Tes mains peuvent illustrer un propos, provoquer une réaction ou exprimer la grandeur d'une idée en un seul geste.

Il ne faut pas mimer chaque mot, mais donner du sens et de la force à l’ échange.


2 : Utilise le silence dans ton discours

Ah, le silence… Notre plus grande peur et pourtant, notre meilleur allié. Dans notre monde ultra-connecté, un silence dans une conversation est perçu comme une faiblesse. Un moment de gêne.

Mais un orateur avec du Panache sait que le silence est un outil puissant, une stratégie qui peut te donner un contrôle total sur l’attention de ton public.

Mais alors quels sont les différents types de silences dans une prise de parole ?

Le silence dramatique

Tu es sur le point d'annoncer une nouvelle inattendue, un chiffre incroyable ou le succès de ton projet ? Marque une pause juste avant de le dire. Le public sera pendu à tes lèvres. Le silence est aussi un moyen de retenir l'attention en brisant la monotonie d'un flux de paroles continu.

Le silence de digestion

Après avoir partager un point important ou une information complexe, fait un long silence. Laisse les gens respirer et digérer. C'est le moment où ton argument se transforme de présentation classique en véritable apprentissage. C'est le temps que ton auditoire a besoin pour que l’information s’ancre dans leur esprit.

Le silence de transition

Le silence peut aussi être utilisé pour signifier que tu passes à un autre sujet. C'est comme le rideau qui se ferme sur une scène pour en ouvrir une nouvelle. Cela te permet de repartir avec une nouvelle attention.

Il est important de savoir quand l'utiliser pour qu'il fonctionne. C’est une capacité qui s’acquiert avec de la pratique, mais qui aide à réussir toute communication.

Retiens bien ceci : ton discours n'est pas un TGV.
Ce n'est pas parce qu'il roule à toute vitesse qu'il sera efficace.
Si tu passes trop vite, les personnes ne retiennent rien et ne font qu'entrapercevoir le paysage.
Une intervention percutante, c'est un arrêt.
Un échange dont on se souvient.


3 : L’art de la variation : joue sur la prosodie

Ta voix n'est pas un GPS qui t’indique de tourner à droite ou à gauche.
C’est un instrument de musique, et pour capter l’attention de ton auditoire, il faut savoir jouer une mélodie.

Parler d'une voix monocorde, c'est comme assister au murmure d’un coureur de fond. C'est l'ennui assuré. Mais en variant la prosodie, tu vas créer une expérience auditive et transformer n'importe quelle allocution en un moment mémorable.

Mets le volume à fond (ou pas)

Tu as déjà entendu quelqu'un qui parle trop doucement ? On fait un effort pour le comprendre,, mais c'est fatiguant. Et à l'inverse, quelqu'un qui hurle est vite insupportable. Le secret, c'est la variation.

Change le volume de ta voix pour accentuer un point de vue important. Murmure un secret pour attirer l'attention du public, puis monte le ton pour faire une déclaration puissante.

Accélère ou ralentit le rythme de ta présentation

Imagine un marathonien qui court toujours à la même vitesse. C'est prévisible. C'est ennuyeux. Ton discours est pareil. Le rythme est crucial. Si tu parles trop vite, le public ne retient rien. Si tu parles trop lentement, le public décroche. L'astuce est de varier le rythme. Parle vite pour créer une urgence, puis ralentis pour faire comprendre un point important.

Le rythme, c'est ce qui donne du sens à ton raisonnement et permet de maintenir l'attention.

Varie le ton pour transmettre une émotion à ton public

Le ton est essentiel pour transmettre une émotion. Parler avec un ton plat est le meilleur moyen de faire dormir ton auditoire.

Change ton ton pour créer un sentiment de colère, de joie, de surprise ou de tristesse.

Parle avec une voix grave pour créer un sentiment de solennité, puis avec une voix plus aiguë pour faire un commentaire drôle.

Image d'un discours de Gisèle Halimi qui a capter l'attention du public
Gisèle Halimi, avocate, militante féministe et femme politique, a su capter les foules par la force de sa conviction et son courage hors du commun. Chacune de ses prises de parole était un combat, qu'elle menait avec une éloquence percutante au service de la justice et de l'égalité.

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4 : Ton énergie : l’émotion comme moteur de la communication

Comme vu précédemment, ton discours peut être parfait, tes mots choisis avec soin, mais sans énergie, ton message ne transmettra rien.

L’émotion est le carburant de la communication. C'est elle qui va créer une connexion et te permettre de capter l’attention.

Ne sois pas une simple boîte à idées ou un récitateur de faits.
Montre ta passion, ton enthousiasme, et même ta vulnérabilité.
Ton énergie est contagieuse.

Si tu sembles passionné par ce que tu dis, ton public aura envie de te suivre.. Un propos qui vient du cœur a toujours plus d’impact qu'une allocution récitée.

Pour savoir comment transmettre des émotions avec tes mots, nous avons identifié six techniques pour que tes sentiments soient au service de ta communication percutante :

  • La proximité
  • L’intensité
  • La matérialité
  • L’identité
  • L’agentivité
  • La similarité

5 : Le contact visuel : crée un lien personnel et puissant

Si tes yeux sont les fenêtres de l’âme, ton regard est le pont qui te relie à ton auditoire. C’est le moyen le plus efficace de créer un lien personnel et puissant.

C'est en regardant les personnes que tu leur montres que tu es là pour elles, pas juste pour une présentation. Cela leur permet de se sentir concerné.

Oublie les regards dans le vague ou les yeux rivés sur tes notes. Pose ton regard sur un visage, puis sur un autre, comme si tu avais une conversation avec chaque personne dans la salle.

Cela aide à transmettre de la confiance, et surtout, à garder l'attention.

C'est une stratégie qui fonctionne à tous les coups pour que l'audience ait envie de t'écouter. Et en plus, ça te permet de voir qui ne rigole pas à tes blagues… Une information essentielle pour t'adapter en direct ! Parce qu'il n'y a rien de pire que de finir une punchline devant un silence assourdissant.


6 : Une seule idée forte : le fil rouge de ta prise de parole

Ton auditoire n'est pas un disque dur capable de tout retenir. Face à un flux d'informations continu, le cerveau sature.

Pour réussir à capter l’attention de votre auditoire, il est essentiel d’avoir un fil rouge.

Ce fil rouge, c'est ton idée forte, la clé de ton message.
Si tu devais résumer tout ce que tu as à dire en une seule phrase, quelle serait-elle ? Cette information principale doit être simple et claire. C'est le socle de ton discours.
Tout ce que tu vas dire doit s'y rapporter.

L'objectif n'est pas de tout donner à ton public, mais de partager le plus important de manière percutante.

Pourquoi un message clé est important dans ta présentation ?

Une seule notion forte garantit que ton propos soit mémorable et facile à comprendre. En concentrant ton argument sur un seul point, tu facilites la mémorisation pour ton auditoire et tu t'assures que ton point de vue soit perçu. S'il ne retient qu'une seule chose, assure-toi que ce soit la bonne.

Comment trouver ton message clé ?

Pour trouver ton message principal, concentre-toi sur ce que ton public doit retenir à la fin de ta prise de parole. Voici quelques techniques pour y parvenir.

La question de l'ascenseur : Si tu devais pitcher ta proposition à un interlocuteur en trente secondes, quelle serait ta première phrase ?

Le principe de l'élément déclencheur : Quel est l’élément principal qui, une fois compris, permet à toutes les autres informations de ton discours de prendre tout leur sens ?

La technique du résultat attendu : Avant de commencer, définis clairement le résultat que tu souhaites obtenir. "À la fin de ma présentation, je veux que le public sache que..." ou "je veux qu'il soit convaincu de...".

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7 : Les accroches pour capter l’attention dès les premières secondes

Tu as 7 secondes pour convaincre ton public de te suivre dans ta présentation.  

7 secondes pour capter son attention.

Passé les 7 secondes, il décroche.

C'est pourquoi la manière dont tu commences est si cruciale. Une bonne accroche est un aimant à attention, et il en existe plusieurs types pour réussir, on t’en a sélectionné quelques unes :

L’accroche de la question rhétorique

Pose une question qui pousse ton auditoire à réfléchir, sans attendre de réponse. Cela force l'auditoire à se sentir concerné.

Exemple : “Avez-vous déjà rêvé de voyager dans l’espace"

L’accroche de l’implication directe

Commence ton intervention par une affirmation audacieuse ou un propos que le public ne s'attend pas à entendre. Tu crées de la surprise et un sentiment d'intrigue, ce qui attire l'attention immédiatement.

Exemple : “Levez la main, ceux qui ont déjà menti pour éviter un dîner ennuyeux ?”

L’accroche de la citation

Utilise une citation célèbre ou percutante pour lancer ton message. Cela donne une clé de lecture à ton propos et te permet de t'appuyer sur une référence reconnue. Assure-toi qu'elle soit pertinente et qu'elle serve ta prise de parole.  

Exemple : “On a deux vies, et la deuxième commence quand on réalise qu’on en a qu’une. Disait Confucius...”

L’accroche de l’anecdote

Commence par une courte histoire personnelle ou une expérience marquante. L'anecdote est la meilleure manière de créer un lien émotionnel et de montrer au public que tu es humain. L'histoire doit être courte, pertinente, et servir d'introduction à ton information principale.

Exemple : "Il y a trois jours, j’ai fait une erreur monumentale. Et pourtant, c’est la meilleure chose…”

8 : Captive ton public avec l’art de raconter des histoires

Dans un monde saturé de PowerPoints, de chiffres et de données, le cerveau s’endort. Mais il est programmé pour une chose depuis la nuit des temps : être captivé par les histoires.

Une anecdote, une expérience personnelle ou un récit bien construit sont les meilleurs moyens de capter l’attention de ton auditoire et de faire en sorte que ton message soit retenu.

Une structure simple et efficace

Oublie le simple début-milieu-fin. Pour une prise de parole percutante,, il y a la structure en U, parfaite pour capter l’attention de votre auditoire.

  1. Commence par ton accroche puissante et percutante
  2. Décris le problème, il doit être descriptif et quantitatif.
  3. Explique les causes du problème avec un diagnostic.
  4. Annonce ta solution avec des preuves et des témoignages.
  5. Connecte le problème à un désir profond
  6. Termine avec un appel à l'action clair et direct (CTA)
  7. Bonus : tu peux ajouter une punchline avec l’information à retenir

Une bonne histoire ne se contente pas de divertir, elle transforme une déclaration en un souvenir durable. C'est le pouvoir de la structure en U, celle qui donne vie à ton message, qui structure ton intervention et qui permet de capter l’attention de ton auditoire du début à la fin.

Un héros auquel on s'identifie

Tes interlocuteurs ont besoin de s'identifier pour se connecter à toi. . Que ton héros soit toi-même, un client, ou même une entreprise, il doit avoir des qualités et des défauts qui résonnent. L'auditoire doit se projeter dans la situation et se demander : « qu'est-ce que j'aurais fait ? » C’est ce qui va créer un lien émotionnel et rendre ta présentation plus puissante.

9 : Attention aux tics de langage et gestuels

Pendant que tu parles, tes pires ennemis sont les tics.

Ces parasites verbaux et physiques agissent comme des alarmes qui détournent le cerveau de ton propos.

Tics de langage

Pour booster ta crédibilité et rendre ta déclaration percutante, il est essentiel de supprimer les tics de langage.

Ils trahissent une incertitude et manquent de professionnalisme.

Le fameux « euh », le « du coup », le « voilà » qui ponctuent tes phrases sont à proscrire. Ces mots de remplissage nuisent à la fluidité de ton dialogue et à ta crédibilité.

-> Remplace-les par un silence clair et délibéré pour une présentation plus percutante.

Tics gestuels

Le fait de tripoter ton stylo, d'ajuster tes vêtements ou de bouger sans cesse montre un manque de contrôle et de confiance.

Ces mouvements répétitifs détournent le regard de ton public et polluent ta communication..

-> Le secret est d'en avoir conscience et de faire de chaque geste un allié de ton sujet.

10 : Évite de perdre l’attention : le timing parfait

Savoir parler est une chose, savoir quand s'arrêter en est une autre, bien plus rare.

Un bon orateur sait que le timing est l’atout principal pour éviter de perdre l'attention.

Si ta prise de parole est trop longue, il va lasser ton auditoire et il va commencer à décrocher. Si tu ne donnes pas l'information principale au bon timing, il ne la retiendra jamais.

Sois concis et précis, va droit au but et partage la valeur de ton message au moment le plus opportun. C'est le meilleur moyen de maintenir l'attention et de laisser un souvenir durable, professionnel et positif.

Conclusion

La prise de parole est un art qui se maîtrise en travaillant la gestuelle, les émotions et le timing. En supprimant les tics et en structurant ton argument, tu vas transformer une intervention banale en une expérience mémorable.  

Un discours percutant repose sur une information claire et unique, un regard qui crée une connexion et un corps qui renforce chaque déclaration..

Ton auditoire ne se contentera plus de t'écouter, il comprendra et retiendra ton message.

Julien de Sousa et toute l'équipe Panache

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Capter l'attention : 10 techniques pour un échange réussi

Introduction

Après un été où j'ai lu des BD, de la philo et des poèmes sur les cacahuètes, je me suis reconnecté aux actualités et OMG : on a encore le droit à des textes plats, du Dalida "paroles, paroles, paroles" et des interventions pleines de vent...

Et juste après m'être mis au Wing Foil, je peux te dire que ça donne des otites tous ces courants d'air.

Dernière en date, une interview de Sarah El Haïry, notre Secrétaire d'État chargée de la Jeunesse. Elle était présente aux Universités d'Été du MEDEF où on lui a demandé comment la jeunesse peut faire face à tous nos grands bouleversements. Vraiment, je t'invite à écouter ce passage de 2min. C'est Force 12.


De quoi traverser l'Atlantique avec ma planche.

Ce qui est terrible avec la langue de bois, c'est que cela n'apporte que des effets négatifs :
- Tu avez l'air prétentieux avec des mots compliqués.
- Personne ne comprend ce que tu veux dire.
- Tu donnes l'impression de noyer le poisson.
- Tu vides les mots et les phrases de leur sens.
- On se moquera de toi.
- Cela détruira la confiance qu'on peut t'accorder.

Comme le dit le dramaturge Jean-Michel Ribes : "La langue de bois est une langue écologique car elle ne pollue pas la pensée, dans la mesure où elle n’en contient pas..."

Bois | Vent | Poisson | Écologie... c'est toujours ça de positif finalement !

Sauf que c'est le meilleur moyen d'avoir un discours aussi vide que le stade Louis II à Monaco.

Une bonne prise de parole en public nécessite de l’authenticité et des exemples concrets pour capter l’attention de ton audience.

Recette pour langue de bois homemade

Pour une belle langue de bois, prends :
- beaucoup de mots conceptuels,
- des longues phrases alambiquées,
- un labyrinthe de ta pensée,
- et une pincée de j'assume-pas-trop-ce-que-j'aimerais-dire

Et ce n'est pas réservé qu'à "l'élite de notre pays", nous-mêmes, on la pratique sans s'en rendre compte.

Utiliser la langue de bois dans un discours donne l’impression de vouloir éviter les sujets importants, ce qui nuit à la crédibilité.

Petit florilège déjà entendu dans mes coachings  :
- "Notre solution innovante est basée sur une technologie digitale décentralisée"
> Pourquoi est-ce innovant ? C'est quoi la techno utilisée ? Décentralisée par rapport à qui / quoi ?

- "Dans ma carrière, j'ai eu à cœur de monter des projets où mes valeurs étaient toujours alignées"
> C'est quoi tes projets ? C'est quoi tes valeurs ?

-  "J'aide les acteurs du territoire à créer des synergies où l'écologie intérieure est alignée avec les motivations intrinsèques de chacun"
> Pardon ?!

Pour rigoler, voici une vidéo déjà bien connue de Franck Lepage, le papa des conférences gesticulées, qui improvise un discours de maire avec une dizaine de fiches cartonnées.


Avec quelques mots clefs, on peut dire ce qu'on veut et donner l'impression de maîtriser son sujet...

Mais le mieux est évidemment de ne pas faire de langue de bois, et c'est là où je te donne quelques conseils pour avoir une parole aussi perçante qu'un javelot aux JO.

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Parle sans utiliser la langue de bois

1- Choisis des mots concrets

On a trop tendance à utiliser et user de mots conceptuels car soit on jargonne, soit on veut montrer qu'on maîtrise notre sujet.

Petite astuce : si on tape ton mot clef dans Google Images et qu'on a des trucs pas clairs qui apparaissent, alors il vaut mieux chercher un synonyme ou quelque chose de plus concret.

Donc au lieu de dire "nous avons créé une innovation qui permet l'exploration des fonds marins"

Image de Google Image sur la recherche de l'innovation - Panache
"Innovation" est un mot conceptuel impossible à se représenter

Dites plutôt "nous avons créé une cabine qui permet l'exploration des fonds marins qu'on a appelé téléscaphe".

Image de la recherche "téléscaphe" sur Google Image - Panache
Eh oui le "téléscaphe" a été inventé à Marseille dans la calanque de Callelongue mais il n'existe plus. Tristesse.

2- Donne des exemples

Pour poursuivre sur l'astuce précédente, l'avantage de donner un exemple est d'illustrer ton propos en le rendant plus concret et de planter des images dans le cerveau de ceux qui t'écoutent.

Donc au lieu de dire "dans ma carrière, j'ai eu à cœur de monter des projets où mes valeurs étaient toujours alignées".

Dites plutôt : "J'ai toujours détesté les injustices donc j'avais monté une asso sur l'orientation scolaire pour aider les jeunes du quartier à trouver des stages de découverte. Une jeune Arménienne, Anna, avait par exemple eu la chance de découvrir le métier d'avocate comme ça. Aujourd'hui, elle a même passé le barreau."

D'un coup, on en apprend plus sur toi, tes résultats, et on a envie de te poser plein de questions.

3- Fais des phrases simples

En primaire, on nous a appris à créer une structure de phrase basique :

Sujet + Verbe + Complément

Ça fonctionne aussi pour sujet + verbe + compliment pour diffuser des good vibes :)

Une phrase à rallonge sera inévitablement compliquée à comprendre et tu risquerais de tomber dans de la langue de bois.

Donc, faites des phrases simples avec des mots simples.
Des points/pauses.
Puis reprenez une autre phrase.

Un discours percutant repose sur des mots simples et directs qui touchent l’audience tout en restant clairs et efficaces.

Ça sera tellement simple que tu vas pouvoir discuter tout en dansant... C'est ce qu'on appelle la "Discudanse".


4- Dis-le à voix haute

Si ce que tu as écrit ou ce que tu comptes dire paraît ridicule à l'oral face à ton miroir, alors c'est que tu peux faire encore plus simple et plus authentique.

Imagine que tu cherches vraiment à aider les autres à comprendre ce que tu racontes.  

Imaginez que ce sont des 10-14 ans face à toi.
Comme ça tu as le combo avec les 3 premiers conseils.

5- Observe ceux qui t'écoutent

Si tu vois des visages circonspects, dubitatifs ou perdus, c'est peut-être qu'il faut reformuler, préciser, illustrer.

N'attendez pas qu'on te demande de recommencer, tu peux tout à fait poursuivre avec une phrase du genre "Ce que je veux dire par là, c'est que ..." et qui résume ta pensée en un message clef.

6- Ne cherche pas à plaire et faire consensus

La langue de bois est parfaite pour ne se mettre personne à dos et plaire un peu à tout le monde.

Sauf qu'à vouloir contenter tout le monde, on ne contente personne.

Tu as un point de vue, un avis, un positionnement, alors aies le courage de dire les choses franchement. Tes alliés se fédéreront encore plus autour de toi, les autres te découvriront, et tes opposants seront plus simples à identifier pour mieux les comprendre par la suite.

Pratique la langue de but

Une bonne prise de parole est une prise de parole qui motive l'autre à changer. Donc c'est une prise de parole avec un positionnement, un objectif, un but.

Demande-toi : que veux-tu que le public pense, ressente et fasse après t'avoir écouté ?

Avec tous ces conseils, tu ne vas pas seulement transformer ta langue de bois en langue de but, mais tu vas aussi développer ton image et réputation sur le long terme (on appelle ça "Ethos" dans le jargon de la rhétorique).

Et pour bosser ton Ethos, tu peux poursuivre la lecture sur mon article "Développer sa réputation pour mieux influencer".

Conclusion

La langue de bois est l'ennemie d’une prise de parole percutante et authentique. En choisissant des mots concrets, en illustrant tes propos avec des exemples clairs et en privilégiant des phrases simples, tu gagneras la confiance de ton audience et marqueras les esprits.

Une bonne communication, c’est celle qui touche, inspire et motive.

Alors, ose dire les choses avec sincérité, structure tes idées, et rappelle-toi : un discours réussi est celui qui laisse une empreinte durable.



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Julien de Sousa et toute l'équipe de Panache.

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6 Astuces pour NE PAS faire de langue de bois

Introduction

Si tu es manager, tu es sûrement le ou la mieux placés pour recueillir de précieuses informations provenant de tes contacts, clients, fournisseurs et confrères - mais tu as peut-être du mal à vendre tes idées aux décisionnaires placés au sommet de la hiérarchie.

Tu as une super idée de projet à développer dans ta boîte, mais au moment d'en parler à ton ou ta boss : choux blanc. Tu repars tête baissée, frustré.e, avec un sentiment de défaite.

Convaincre son patron de soutenir ton projet n'est pas toujours facile, surtout quand il s'agit de lui vendre une idée qui pourrait changer les choses dans ton entreprise.

Quand j'ai développé "Panache", j'étais encore facilitateur en innovation et j'ai donc accompagné des centaines de boîtes à créer des solutions vraiment utiles. Beaucoup de ces solutions avaient du mal à voir le jour car le comex n'étaient pas convaincus, alors qu'elles méritaient qu'on s'y penche sérieusement... Un certain nombre de managers que je coachais ont même quitté leur boîte pour créer ces solutions... Donc avant de démissionner (sauf si tu en as vraiment envie), je vais te donner 7 tactiques pour convaincre ton ou ta boss.

Pour ce faire, je me suis inspiré des retours que j'ai reçus d'anciens managers et d'un article publié dans un numéro de la Harvard Business Review rédigé par Susan J. Ashford et James Detert - un mec déter' - tous 2 professeurs en management.

1. Adapte ton discours

Tu as tes arguments, ta connaissance du terrain, des insights pertinents. Ok. Mais face à toi, les décideurs viennent avec leur propre savoir, et leurs contraintes "politiques". Pose-toi ces questions avant de risquer de te mettre en indélicatesse vis-à-vis d'anciennes décisions prises par ta hiérarchie :
- Quelle est la position de mon auditoire sur ce problème ?
- Qu'est-ce qui est le plus convaincant ou indiscutable pour mon auditoire ?
- Quels sont les résultats/objectifs que mon auditoire souhaite atteindre ?

2. Cadre la problématique

Avoir une idée de solution peut paraître claire et limpide pour toi. Normal, c'est toi qui es sur le terrain et qui y a réfléchi. Mais à quels besoins va répondre ton idée ? Une fois que tes interlocuteurs saisissent la manière dont ton initiative s'inscrit dans une vue d'ensemble, ils seront plus disposés à y consacrer des ressources.
- En quoi puis-je relier ma problématique aux priorités de l'entreprise ?
- Comment puis-je en décrire les bénéfices le mieux possible ?
- Comment puis-je établir un lien avec d'autres idées ayant retenu l'attention ?
- Comment puis-je mettre en lumière une opportunité pour l'entreprise ?

Si tu sais comment faire valoir les bénéfices de ton idée en lien avec les objectifs de ton entreprise, ton patron sera plus enclin à t’écouter et à y accorder de l'importance.

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3. Gère les émotions des 2 côtés

Frusté.e que ça n'aille pas assez vite dans ton entreprise ? Tu n'arriveras pas à t'entretenir avec le ou la boss pour ENFIN lui présenter ton idée ? Attention, les décideurs qui détectent des sentiments négatifs chez les subordonnés qui apportent leur contribution ont tendance à voir ceux-ci comme des râleurs, non comme des agents du changement. Allez, un petit coup de self-control. Fais aussi preuve de leadership. Et puis, fais attention à ne pas détruire d'anciennes mauvaises décisions du ou de la boss, focalise-toi plutôt sur les avantages de la nouvelle idée. Lui/elle aussi a besoin qu'on prenne en compte ses émotions.
- Comment puis-je utiliser mes émotions pour générer des réactions positives plutôt que négatives ?
- Comment puis-je gérer les réactions émotionnelles de mon auditoire ?

Un patron réceptif à tes émotions et ton sérieux peut être un atout clé pour te permettre de convaincre efficacement, sans paraître trop insistant ou mal choisi dans ta démarche.

4. Sois attentif au timing

Remaniement organisationnel ? Arrivée ou départ de personnes ? Nouvelles préoccupations d'un.e dirigeant.e ? Il est essentiel de trouver le bon moment pour aborder un sujet afin de mettre toutes les chances de ton côté et surfer sur la vague du changement. Si les décideurs sont en mode exploratoire, poser des questions ouvertes peut s'avérer plus efficace que proposer des questions spécifiques (tu plantes des graines ET tu en apprends plus sur les arguments qui feront mouche).
- Quel est le meilleur moment pour me faire entendre ? Puis-je surfer sur la vague d'une tendance, par exemple, ou exploiter ce qui se passe à l'intérieur de l'entreprise ?
- Quel est le bon moment, dans le processus de prise de décision, pour soulever mon problème ?

Choisir le bon moment pour présenter ton idée est crucial pour que ton patron perçoive la valeur de ton projet, et sache qu’il s’agit d’une occasion à ne pas manquer.


5. Implique d'autres personnes

Il vaut mieux impliquer les autres dans ses efforts que faire cavalier seul. Construire une coalition permet d'obtenir l'adhésion de l'entreprise plus rapidement et à plus grande échelle, surtout si les autres sont appréciés par la direction et/ou qu'ils apportent une expertise puissante. Cherry on the cake : implique les décideurs dans tes réflexions assez tôt, même de manière informelle. Essaie de mobiliser des alliés, convaincre tes opposants de soutenir la problématique, ou, du moins, de se mettre en retrait, et de démontrer aux indécis pourquoi ils devraient adhérer à ton idée.
- Quels sont les alliés susceptibles de promouvoir mon idée, et comment puis-je effectivement les impliquer ?
- Qui sont mes opposants potentiels, et comment puis-je les persuader de me soutenir ?
- Qui sont les indécis, et comment puis-je les convaincre de l'importance de mon idée ?

Consulte notre article : Devenir un as du networking


6. Adhère aux normes de l'entreprise

Pour le moment, dans les tactiques présentées il fallait être stratégique et relationnelle, maintenant on va voir qu'il faut aussi savoir analyser et adhérer à son environnement. Une des normes qu'il est important de comprendre consiste à savoir s'il vaut mieux opter pour une approche formelle ou informelle. Tu peux tâter le terrain de manière informelle dans un premier temps, pour passer ensuite à des présentations plus formelles.
- Quels sont les us et coutumes de mon entreprise sur ce genre d'initiative ? Comment les respecter au mieux ?
- Devrais-je utiliser une approche formelle et publique pour promouvoir mon idée (comme une présentation aux cadres dirigeants) ?
- Ou, une approche informelle, de nature plus privée (des petites discussions en face-à-face) ? Ou associer les deux ?

7. Suggère des solutions

Oui ça peut paraître évident mais proposer une solution indique que l'on a réfléchi à la problématique et que l'on respecte le temps dont dispose les boss. Si tu es convaincu(e) de l'importance d'une problématique mais pour laquelle tu n'as aucune solution à proposer, à la place, tu peux proposer un processus judicieux qui permettra d'en trouver une. Tu suis ainsi la norme qui consiste à rester focaliser sur la solution, tout en impliquant les autres de manière constructive et opportune.
- La solution que je suggère est-elle viable ?
- Sinon, suis-je en mesure de proposer une manière d'en trouver une au lieu de me contenter de mettre un problème en lumière ?

Conclusion

Maintenant que tu as ces différentes tactiques, tu peux élaborer une campagne. Un argumentaire ne se limite pas à une présentation orale à un instant t suivi d'une prise de décision oui/non. Sinon je t'aurais donné la structure d'un pitch qui fait mouche. Il ne s'agit là que des étapes les plus visibles du processus. Vendre une idée exige un travail de fond, un certain sens de la mesure et de la patience. Plus la boîte est grosse, plus il faudra s'armer de cette patience...

Allez, 3 derniers conseils avant de te lancer : choisis tes batailles, combine les tactiques et adresse-toi aux bons interlocuteurs.

Avec tout ça tu vas considérablement augmenter tes chances de vendre tes idées. J'ai bien dit "augmenter", et non pas "valider à 100%". Chaque entreprise a ses nuances et son contexte. Mais tu capteras l'attention des décisionnaires et apprendras à réutiliser ces tactiques.



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Julien de Sousa et toute l'équipe de Panache.

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7 tactiques pour convaincre ton boss

Introduction

La force de persuasion est un art qui s’apprend et se peaufine pour faire passer tes idées et persuader lors de tes prises de parole.

Ce savoir-faire est indispensable pour ta vie professionnelle, quels que soient ton poste et le secteur dans lequel tu évolues.

  • Persuader un recruteur de tes motivations et qualités pour le job
  • Embarquer tes prospects
  • Augmenter tes chances d'obtenir une réponse favorable à une demande de promotion
  • Démontrer la pertinence de tes projets
  • Faire preuve de crédibilité dans tes argumentations et de leadership auprès de tes équipes
  • Influencer le résultat d'un appel à projets
  • Essayer de convaincre un banquier d'investir dans ta start-up ...

Voici autant de situations au cours desquelles ta force de persuasion sera ton meilleur allié.

Mais avant de nous pencher sur les techniques de persuasion, permets-moi de te raconter une petite histoire sur l’influence qu’exercent les émotions dans l’art de persuader…

1- Comment fonctionne notre cerveau ?

Elliot est un jeune trentenaire américain, marié à Jennifer.

Homme des années 80, il réussit bien dans les affaires.
Il a une belle voiture rouge (american dream), comme sa cravate fétiche.
Il joue au baseball et mange des pizzas à l'ananas.
Everything is fine ! Sauf pour les pizzas...

Mais un jour, la tuile, on lui diagnostique une tumeur bénigne.
On l'opère au niveau de la zone centrale du lobe préfrontal.
Dans le cerveau quoi.

L'opération se passe très bien, il part retrouver Jennifer comme si de rien n'était.

Mais, jour après jour, ses performances au travail déclinent. Elles déclinent si gravement qu'il perd son emploi. Il enchaîne aussi les mauvaises décisions financières et professionnelles, il doit vendre sa jolie voiture. La banqueroute n'est pas loin. Côté vie privée, pas fou non plus. Elliot et Jennifer divorcent.

Son cerveau a un bug depuis l'opération, il ne prend que des mauvaises décisions.

Mais impossible de prouver que son cerveau ne fonctionne pas normalement.

Car quand il réalise des tests neuropsychologiques standards, cela ne révèle aucune pathologie majeure chez Elliot. Il obtient des notes moyennes ou supérieures à la moyenne. Ses facultés perceptives, sa mémoire, ses capacités d'apprentissage, ses aptitudes linguistiques et mathématiques apparaissaient intactes.

À tel point qu'on lui refuse le versement d'indemnités.
Aux yeux de la médecine, il n'est ni malade, ni handicapé.

Tout fonctionne, sauf qu'Elliot est incapable de résoudre les problèmes de sa vie quotidienne et de prendre des décisions.

C'est là où je t'explique comment notre cerveau fonctionne au moment de prendre des décisions.

Sans rentrer dans le détail des zones de notre crâne, ces étapes s'enchaînent plus ou moins rapidement :

Schéma de présentation de fonctionnement du cerveau présenté par Panache

1- Information

C'est le moment où tu reçois une info : un sms reçu, une prise de parole entendue, un cri dans la rue, une voiture qui se dirige vers toi...

2- Émotion

Cette info génère une émotion instantanément chez toi : joie d'un mot doux d'Hélène dans ton sms, sentiment de révolte dans une prise de parole d'Aurélien Barraud, surprise à cause du cri d'une mouette artificielle, peur de voir une Kangoo rose fuchsia rouler dans ta direction...

3- Adaptation

Le moment où une liste de choix conscients ou inconscients s'offre à toi : tu envoies un cœur à Hélène, ou une réponse, ou tu attends quelques heures... tu restes sur la route, tu te prépares à sauter sur le bas-côté ou au-dessus de la voiture...

4- Décision

C'est là où tu fais ton choix, tu agis concrètement : tu réponds "moi aussi, j'ai hâte <3" à Hélène, tu sautes sur le bas-côté, tu esquives la mouette...

5- Justification

Enfin, tu tentes de rationaliser ton choix vis-à-vis de toi-même, et vis-à-vis des autres. Tu sélectionnes les arguments qui t'ont permis de faire ton choix et tu sais les présenter à qui te les demande.

La dernière étape, la "justification", est celle qui nous rassure car on pense être des êtres logiques. On a besoin de prouver pourquoi on prend telle ou telle décision car nous sommes avant tout des êtres sociaux, et on a besoin d'être acceptés et aimés des autres.

Si je reviens à notre cher Eliott, la question est donc :À quel endroit du processus y a-t-il un bug ?

Je te le donne en mille : suite à son opération, Eliott ne ressent plus rien côté émotions.

Patient du neurologue Antonio Damasio, Elliot souffre d'un déficit de communication entre le lobe frontal et l'amygdale, rendant difficile l'appréhension des émotions, et donc les prises de décisions.

Les hypothèses concernant le cas d’Eliott ont été renforcées par des tests sur 12 patients porteurs de lésions préfrontales du même type.

Et pourtant, Platon, Kant et Descartes ne juraient que par la logique propre, purement rationnelle et mathématique, écartée de toute considération affective, celle qui amène à la solution, quel que soit le problème.

La neurobiologie vient ainsi confirmer le célèbre aphorisme de Pascal selon lequel "Le cœur a ses raisons que la raison ignore".

L'être humain est avant tout un être émotionnel doté d'une fonction logique, et non l'inverse.

Nous voilà donc amenés à reconnaître que les émotions, loin de constituer un obstacle à la prise de décision rationnelle dans la vie quotidienne, se révèlent être leur condition indispensable.

C'est pourquoi tu as probablement déjà fait l'expérience d'une perte d’objectivité et de rationalité lorsque tu t'es mis en colère. Tes décisions sont rarement bonnes et tes risques inconsidérés. Tu n'aurais jamais dû l'envoyer ce sms nébuleux et incendiaire...

Pas d'émotions = Pas d'actions.

Maintenant qu'on voit comment fonctionne notre cerveau, à toi de maximiser tes chances de faire agir ton audience en œuvrant à lui faire vivre moult émotions.

Alors voici 6 techniques de persuasion pour mieux les transmettre, et donc augmenter tes chances de convaincre d'agir.

2- Commence ton argumentaire avec éclat et termine avec panache

En rhétorique, on appelle ça "l'Ordre Nestorien". Héros et général pendant la guerre de Troie, Nestor est notamment connu pour avoir organisé son armée avec grande sagesse.

Ses troupes étaient en partie constituées de combattants inexpérimentés et de mercenaires indisciplinés. Pour gagner ses batailles, il décide de répartir ses soldats les plus chevronnés sur les premières et dernières lignes. Déjà pour faire flipper l'adversaire dès le début du combat. Et surtout, encadrés de la crème des G.I Joe, les soldats amateurs de Nestor gardent leur cohésion sur le champ de bataille, et deviennent une force crainte et respectée.

Concrètement, à chaque fois que tu prends la parole, cela veut dire :

  1. Il est stratégique de commencer très fort, notamment grâce à une accroche full émotions, pour que le public soit captivé dès le début et se dise "Oh wow, je suis trop hypé d'écouter la suite !"
  2. Au milieu, tu développes ton argumentaire mais de toute façon, on ne retiendra que quelques messages clefs.
  3. Et tu termines avec brio, éclat, panache : du désir, une vision, des émotions, une punchline...

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3- Choisis des mots précis

On a plus de 6000 entrées dans notre dico, mais on n’en utilise que 600 dans notre quotidien.

Ce qui est dommage car les mots transmettent des émotions.

Par exemple, si ce soir, je veux t'inviter à manger, je peux te dire :

  • Allons nous faire un petit dîner ;
  • Allons nous faire un bon gueuleton ;
  • Allons nous faire un apéro ;
  • Allons terminer les restes de mon frigo.

En fonction des mots que je choisis, l'émotion n'est pas la même, et la qualité de la soirée non plus !

Alors au lieu de partager des mots conceptuels sans saveur, cherche des mots concrets qui font appel à l'imaginaire du cerveau.

Stop au "je suis chef de projet digital", bonjour au "j'aide [cible] à [proposition de valeur concrète] grâce à [mon expertise]".

Pour aller plus loin, j'avais écrit un article sur "comment bien choisir ses mots avant de parler ?".

4- Décris et rends les choses visuelles

Dans le même registre que précédemment, notre cerveau adore se projeter et visualiser.

Quand tu lis un livre, il y a toujours des moments descriptifs sur un lieu ou un personnage pour mieux l'ancrer.

Ces moments ne sont pas là pour remplir des pages, ils sont là pour faire ressentir l'ambiance pesante d'une chambre abandonnée sous les combles ou l'espièglerie d'une petite fille aux couettes rousses à la force surhumaine.

Par exemple, l'Abbé Pierre avait commencé son discours de février 1954 de cette manière :

"Mes amis, au secours... Une femme vient de mourir gelée, cette nuit à trois heures, sur le trottoir du boulevard Sébastopol, serrant sur elle le papier par lequel, avant-hier, on l'avait expulsée..."

On visualise la scène, c'est concret, c'est chargé émotionnellement.

5- Implique constamment ton public

Une prise de parole est avant tout une rencontre entre un·e orateur·trice et un public. Ce n'est pas un monologue, c'est un dialogue. Même si ceux d'en face ne répondent pas.

Donc pour donner ce sentiment de dialogue, il est judicieux de donner la sensation que tu intègres, considères, impliques ton audience régulièrement avec des phrases du genre :

  • Rappelle-toi de la fois où...
  • Je suis sûr qu'il t'est déjà arrivé de...
  • Comme toi, j'ai toujours pensé que...
  • Tu as des bonnes raisons de penser ça, moi...
  • Il va sans dire que tu dois déjà savoir que...
  • Combien de fois as-tu déjà...
  • Tu le sais mieux que moi...
  • Etc.

Si tu veux attirer son attention, je te conseille d'utiliser toutes ces tournures, et plus encore, au moins toutes les 30 sec. Grâce à ça, tu réengages ton public et il sent que tu es là pour lui. Il reste ainsi connecté émotionnellement et ton pouvoir de conviction est décuplé.

6- Joue avec ton style et tes punchlines

Si tu t'amuses à aller sur Wikipedia, tu trouveras une liste de 162 figures de style pour créer des messages différenciants, mémorables, marquants.

La figure de style ne sert pas qu'à faire jolie, elle sert à élever ton message pour qu'il se démarque de la masse de tout ce que tu racontes.

C'est un peu comme si tu avais stabyloté une phrase car elle est importante. Et pour la rendre vraiment visible, tu la travailles et joues sur sa construction.

Donc au lieu de dire :

"Je suis arrivé sur le champ de bataille pour observer mon ennemi et délivrer un combat efficace et ravageur"

Tu diras :

" Je suis venu, j'ai vu, j'ai vaincu"

> Rythme ternaire + rime + assonance en "u" + allitération en "v" = bingo.

Tout de suite, ça a plus de panache, ça marque, ça claque. C'est fort en chocolat.
Et pour apprendre à créer des punchlines, j'avais déjà rédigé un article "comment créer une punchline grâce aux figures de style ?"

Automatiquement, le public entendra une différence, et donc cette nouvelle info viendra générer une émotion.

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7- Crée du désir et aide ton destinataire à se projeter

Les gens n'achètent pas un mode d'emploi, ils achètent un résultat.
Ils n'achètent pas une perceuse. Ni même des trous.
Ils achètent un chez-soi sur mesure dans lequel ils se sentent bien.

Si tu lis cet article, tu es plus intéressé·e par le leadership que tu peux perfectionner plutôt que par le fait que nos formations soient CPF-compatibles ou qu'on mette 90% de pratique dans nos formations.

C'est notre promesse de changement qui va générer des émotions : on t'aide à prendre la parole de manière confiante et convaincante face à 1 ou 1000 personnes pour te créer de belles opportunités.

Avec nous, tu n'es plus "exhaustif", tu deviens "efficace".
Tu sais enfin "faire-savoir" ton vrai "savoir-faire".
Tu prends la parole en pleine confiance, en pleine conscience, en pleine puissance.
Tu arrêtes d'être un dealer d'opinions, tu deviens un leader d'opinion.

On s'en fiche de la rhétorique qui ne passionne que les pro comme moi !

Donc quand tu prends la parole, prends le soin de mettre en avant l'état final dans lequel ton public peut se retrouver.

  • Que désire-t-il ?
  • Qu'est-ce qui l'intéresse ?
  • Le motive ?
  • Tu as trouvé ?

Alors fais une accroche qui le concerne (point 1), décris à quoi pourrait ressembler sa vie grâce à toi (point 3) avec des mots précis (point 2), implique-le régulièrement (point 4), et conclues avec style et punchline (point 5).

Grâce à ça, tu as de grandes chances de le persuader, de lui faire vivre tout un panel d'émotions, et donc d'augmenter ses chances de le faire passer à l'action.

À part s'il a eu une opération délicate au niveau du lobe préfrontal.

En plus, l'émotion est contagieuse :

Ce qui veut dire que lors de tes prises de parole en public, l’individu tend à saisir l’émotion des autres pour atteindre plusieurs objectifs : ne pas se marginaliser, s’identifier à l’autre par contemplation, tenter de ressentir ce que l’autre ressent dans une situation, se détacher de l’autre...

Donc la prise de décision peut être contagieuse : l'imitation devient une solution de prise de décision.

En d'autres termes, si tu arrives à persuader une majorité, les autres suivront.

Pour aller plus loin, j'avais écrit un article "comment transmettre des émotions dans un discours ?"

Conclusion

La persuasion est un levier indispensable dans ta vie professionnelle : qu'il s'agisse de convaincre un recruteur, mobiliser des équipes, ou séduire un investisseur, ton pouvoir de persuasion peut transformer des opportunités en succès. Saisir les mécanismes du cerveau, exploiter l'émotion, et structurer tes prises de parole avec précision te permettra d’influencer avec impact.

Souviens-toi : l’émotion déclenche l’action, et une communication claire et engageante forge ton leadership.

C'est là que réside ta vraie force : inspirer, convaincre, agir.

Julien de Sousa et toute l'équipe de Panache.

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6 techniques de persuasion efficaces, et éthiques !

Introduction

9 épisodes de 50min plus tard, me voilà faire partie des 142 millions de téléspectateurs qui ont regardé la série événement de cette rentrée : Squid Game.

Le meilleur départ dans l'histoire de Netflix.


La série est n°1 dans +90 pays et présente partout : sur les feed des réseaux sociaux, dans des mèmes, dans des Escape Games, et malheureusement aussi dans des cours de récré où des collégiens s'en inspirent pour des jeux violents...

En même temps, le pitch de la série pouvait laisser présager des dérives : tentés par un prix de plusieurs millions d'euros en cas de victoire, des centaines de joueurs endettés acceptent de s'affronter lors de jeux pour enfants aux enjeux mortels...

Un mix d'Intervilles et Battle Royal, où la vachette est remplacée par la machette.

Comment diantre, des citoyen.ne.s lambdas se retrouvent à accepter de mourir ou de s'entretuer pour une importante somme d'argent ?

Parce que les organisateurs de ce jeu mortel ont pensé à tout...

Je suis allé décortiquer tout ça pour vous aider à motiver les autres à passer à l'action, sans les payer, ni les tuer !

Bannière de présentation de la saison 2 de Squid Game - Panache
Une saison 2 à venir...

Pour celles et ceux qui ont déjà vu la série "Squid Game", vous allez très vite pouvoir connecter avec ce que je vais vous partager.

Pour les autres, je vais essayer de ne pas trop spoiler mais les risques sont tout de même là. Donc 2 options s'offrent à vous : regarder 7,5 heures d'épisodes avant de lire la suite, ou poursuivre en votre âme et conscience.

Bien.

"Squid Game" ce sont des VIP pétés de thunes qui ne savent plus comment se divertir. Alors ils organisent chaque année un jeu dans lequel s'affrontent des joueurs. Mais une question importante se pose : comment motiver ces 456 personnes de passer à l'action ?

En d'autres termes : comment les motiver à jouer à leurs jeux, avec leurs règles, quitte à y laisser la vie ou à ôter la vie d'un autre humain ?..

Au préalable, ces VIP ont dû se poser au moins 5 questions.

5 questions qu'il vous faut absolument te poser lorsque tu prépares une prise de parole qui sera réellement efficace et qui motivera votre public à se mettre en mouvement.

1. Qui est ton public ?

Que tu prépares un discours pour tes collègues, un jury ou un large auditoire, connaître ton public est l'une des étapes clés pour capter son attention et susciter une vraie connexion.

Pour les organisateurs : ils ont ciblé des femmes et hommes de 25-40 ans endetté.e.s jusqu’au cou. Leur vie en dehors du jeu est un réel enfer : ils sont rejetés, invisibilisés, laissés-pour-compte (bancaire). Ils ne vivent pas, ils survivent. D'ailleurs l'épisode 2 s'appelle "L'Enfer", c'est le moment où les joueurs choisissent de quitter le jeu, de revenir à la "vraie vie". En somme, les joueurs ont été sélectionnés car ils n'ont plus rien à perdre.

Image de la série Squid Game avec les joueurs en tenue de scène - Avec Panache
Tout le monde en pyjama


Pour toi : chaque public est unique. Tu ne partages pas la même chose si tu parles à des enfants de 10 ans ou à des joueuses de piano chevronnées. Si tu parles face à ton équipe ou à des investisseurs. Au plus tu prends le temps de bien comprendre qui est ton public, au plus tu fais preuve d'empathie pour vraiment t'intéresser à lui avant de prendre la parole, alors au mieux il saura te le rendre et rester captivé.

Un discours prononcé sans prendre en compte ton audience risque de ne pas atteindre son objectif.

Comment commencer un discours est souvent la question qui te freine. Une bonne introduction peut faire toute la différence en captivant l'attention du public dès les premières étapes de ton intervention.

Donc, pose-toi ces questions :
- Qui sont les gens face à toi, prêts à t'écouter ?
- Quels sont leurs problèmes ?
- Qu'est-ce qui les démange dans leur vie ?
- Quelles sont leurs motivations ?
- Qu'est-ce qui peut les intéresser ?
- Quelles sont déjà leurs connaissances sur le sujet ?

Grâce à ces questions, tu vas pouvoir sélectionner uniquement les messages qui feront la différence auprès d'un public donné.


2. Quel est ton objectif ?

En posant cette question clé avant de commencer un discours – pourquoi veux-tu parler ? – tu optimises tes chances de structurer une introduction captivante et d'atteindre tes objectifs.

Pour les organisateurs : ils veulent faire jouer 456 personnes à des jeux et leur donner envie de rester dans le game jusqu'au bout. Mais pas seulement, car des notions de moralité peuvent les freiner en cours de jeu. Donc ils veulent surtout que les joueurs soient prêts à tout pour gagner.

Photo de la série Squid Game avec le jeu 1,2,3 Soleil - Panache
1, 2, 3... Soleil


Pour toi : à chaque prise de parole, c'est l'occasion de faire passer un message et aussi l'occasion de créer un changement. Ce n'est pas le même objectif de galvaniser ton équipe sur la nouvelle strat' ou de convertir ton prospect en client. Il existe bien trop de réunions où on se retrouve pour s'écouter parler sans trop savoir pourquoi on est là. Ni savoir si on est avec les bonnes personnes... Tourn talangue 7 fois dans ta bouche et demande-toi pour quoi tu veux parler ?

Donc, pose-toi ces questions :
- Pourquoi es-tu face à ce public ?
- Pourquoi prends-tu la parole ?
- Qu'est-ce que tu souhaites que le public pense, ressente et fasse après t'avoir écouté ?

Grâce à ces questions, tu vas pouvoir sélectionner uniquement les messages qui serviront ton objectif.

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3. Quel est ton message clé ?

Pour les organisateurs : ils proposent de jouer à des jeux pour enfants, donc simples. Les règles sont au nombre de 3 : un joueur ne peut pas arrêter de jouer | s'il refuse, il est éliminé | le jeu s'arrête si la majorité le décide. Donc les règles sont aussi très simples. Finalement, le message à retenir est : le gagnant des 6 jeux gagnera 456 milliards de Won (330 millions €, une coquette somme). Clair, limpide, facile à retenir et à partager.

Image de la série Squid Game avec des billets qui tombent du ciel et les joueurs en fond. Panache
Plein de billets pour des gens paumés


Pour toi : tu as sûrement des milliers de choses à partager. Ce n'est pas difficile de parler pendant des heures. En revanche, le public attend de toi que tu sois concis. Sa mémoire n'est pas extensible. Dans le flot d'infos et de messages que tu vas lui partager, il ne retiendra que l'idée clé.
Alors, facilite-lui la vie en étant toi-même clair avec le message à retenir.

Donc, pose-toi ces questions :
- Que doit retenir ton public ?
- Si ton message tenait en une phrase, lequel serait-il ?
- Si le public parlait de ton idée clé, qu'aimerais-u qu'il dise ?

Grâce à ces questions, tu vas pouvoir sélectionner uniquement les messages qui serviront ton idée clé et structurer un discours qui la sublime. Tu peux aussi retrouver cet article complet sur "Que doit-on retenir de votre prise de parole ?"

4. Quel est ton changement potentiel ?

Pour les organisateurs : grâce à une participation active au jeu, le/la gagnant.e remportera une énorme somme d'argent qui lui permettra de rembourser ses dettes afin de ne plus survivre, mais de vivre. Et se la couler douce à Marseille avec moi. Mais ce n'est pas vraiment ça leur changement potentiel, c'est quelque chose de plus puissant qui vient faire appel aux motivations profondes de chacun des joueurs. L'argent n'est pas une fin en soi, c'est un moyen pour "devenir un meilleur père" (Seong Gi-Hun), "récupérer la garde de son frère" (Kang Sae-Byeok) ou encore "mieux s'intégrer dans le pays en tant qu'immigré" (Abdul Ali).


Photo de deux acteurs de la série Squid game - Panache
Récupérer la garde de son frère pour Kang Sae-Byeok


Pour toi : tu as beau avoir un message clair et concis à partager, ça ne sera jamais suffisant pour inspirer un passage à l'action. Au mieux, le public est convaincu et c'est tout (pas d'action). Au pire, il s'en tamponne le haricot. Tout simplement parce qu'à chaque fois qu'on écoute quelqu'un, on se demande ce que ça peut changer chez nous. En quoi ça m'intéresse de savoir que le niveau de la mer va faire disparaître les Maldives ? Nous sommes tous auto-centrés, c'est un fait.Donc le public se demande ce qu'il a à y gagner personnellement.

Donc, pose-toi ces questions :
- Quels sont les bénéfices de ton idée pour le public ?
- Quelles valeurs se cachent derrière ton idée ? Des motivations profondes ?
- Comment susciter du désir ?
- Comment ton public peut devenir une meilleure version de lui-même ?

Grâce à ces questions, tu vas pouvoir sélectionner uniquement les messages qui aideront à mettre le public en mouvement.

5. Quels sont les freins à lever ?

Pour les organisateurs : difficile pour eux d'inciter des gens lambdas à mourir et s'entretuer tout de même... et pourtant.

J'ai noté au moins 3 freins et 3 astuces trouvées pour les lever.

  • Dans le premier épisode, les joueurs commencent à avoir des doutes sur les gains réels à gagner. Alors une énorme tirelire sort du plafond et on la voit se remplir d'argent en cash à chaque joueur "éliminé". 1 milliard de Won sont déversés à chaque mort.
  • Dans l'épisode 2, la moitié des joueurs ont été tués suite au premier jeu car ils n'avaient pas compris que "éliminé" voulait littéralement dire "éliminé de la surface de la Terre". Alors les organisateurs leur donnent la possibilité de quitter le jeu.
  • Certains joueurs décident de revenir en connaissance de cause, en étant encore plus motivés qu'avant. De fait, la moralité à tuer l'autre s'efface par la même occasion. Surtout lorsqu'ils sont dos au mur lors du jeu des billes où ils sont obligés de gagner face à leur adversaire direct pour rester en vie.

Tout a été minutieusement préparé pour anticiper toutes les éventualités.

Image d'une personne de la série Squid Game qui doit faire un choix pour sa participation au jeu - Panache
Rester ou quitter le jeu ?

Pour toi : tu as un très beau message et un beau changement potentiel, mais il y aura toujours des réticences au changement. Le changement a un coût énergétique. Une habitude est difficile à déloger. Transformation digitale, nouvelle organisation interne, changement de messagerie... tu vois les résistances potentielles à lever à chaque fois pour rassurer et assurer une bonne transition ?

Donc, pose-toi ces questions :
- Comment identifier et lever les freins du public ?
- Quelles bonnes raisons le public a de ne pas vouloir changer ?
- Quels peuvent être tous les contre-arguments reçus ? (et préparer les bons arguments)
- Comment le rassurer ? Gagner sa confiance ?

Grâce à ces questions, tu vas pouvoir anticiper les éventuels freins et gagner encore plus en impact pour créer un changement.

Conclusion

Dans "Squid Game", l'argent est un énorme levier qui met en mouvement des gens en grande difficulté financière. Antoine Coppola, cinéaste, et enseignant-chercheur à l’université de Séoul, appelle cette métaphore le "nécro capitalisme", c’est-à-dire un capitalisme à la fois prédateur de la nature et des êtres humains.

Un monde que personnellement je ne veux pas du tout.
Un monde que j'ai pourtant regardé pendant 9x50min, comme les VIP...

Alors, posons-nous la question du monde que l'on souhaite créer.

Et utilisons la force de la rhétorique pour ce monde.

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> 7 tactiques pour convaincre ta/ton boss

Julien de Sousa, fondateur de Panache.

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5 questions pour convaincre 456 personnes à passer à l'action

Introduction

L’appel à projets est un levier essentiel pour le financement de projets innovants, mais la concurrence est rude ! Alors démarque-toi pour convaincre !

Pour t’aider, La Ruche®, structure experte dans l’accompagnement d’entrepreneurs depuis plus de 15 ans, t’a concocté 5 conseils pour augmenter tes chances de succès.

Image d'une personne qui réfléchit pour son appel à projet - Article La Ruche x Panache

Conseil n°1 : Le cahier des charges tu comprendras, et ton projet tu adapteras

Pour maximiser tes chances de succès dans un appel à projets, il est primordial de t'imprégner du cahier des charges : ça te permettra d'ajuster ton projet pour répondre parfaitement aux critères de sélection et aux objectifs du financeur.

Analyse approfondie du cahier des charges :

  • Identifie les objectifs précis du financeur.
  • Détermine les critères de sélection.
  • Repère les attentes spécifiques (innovation, impact social, etc.).

S'aligner parfaitement sur les besoins :

  • Adapte ton projet en fonction des critères.
  • Montre ta parfaite compréhension des enjeux.

Conseil n°2 : Ton projet tu construiras

Maintenant que tu as bien saisi les subtilités de l'appel à projets, il faut construire un projet solide et innovant. Pour te démarquer dans ce contexte concurrentiel, propose une approche originale qui apporte une véritable valeur ajoutée.

Évalue la faisabilité de ton projet :

  • Ressources nécessaires (humaines, financières, matérielles).
  • Calendrier réaliste.
  • Équipes compétentes.

Met en avant son originalité :

  • Identifie les points différenciants de ton projet.
  • Montre son impact potentiel.

Si tu en ressens le besoin, La Ruche® peut t’accompagner à structurer ton projet à travers ses programmes, pour beaucoup 100% pris en charge.

Conseil n°3 : Ton dossier de candidature, avec force et clarté, tu rédigeras

Pour donner envie au jury d’aller plus loin, soigne ton dossier de candidature : il doit être bien structuré et visuellement attractif, respecter les exigences du cahier des charges et mettre en valeur les atouts de ton initiative afin de convaincre le financeur de son intérêt.

Structure ton dossier :

  • Suis le plan imposé par le cahier des charges.
  • Utilise un langage clair et concis.
  • Soigne la présentation (mise en page, orthographe).

Met en valeur les points forts :

  • Utilise des chiffres et des données concrètes.
  • Souligne les bénéfices pour le financeur.

Inclus ces éléments clés :

  • Une présentation de ton projet.
  • Un budget détaillé.
  • Un plan de communication.

Conseil n°4 : Ton réseau tu mobiliseras

Réussir un appel à projets convaincant ne se fait pas seul : ton réseau est une ressource inestimable pour améliorer ton dossier et augmenter tes chances de succès. En demandant autour de toi des retours et en créant des alliances, tu pourras renforcer ton dossier et amplifier ta visibilité.


Profite des retours critiques :

  • Fais relire ton dossier par des experts.
  • Obtiens des avis extérieurs.

Crée des alliances :

  • Collabore avec d'autres acteurs du secteur.
  • Bénéficie de leur expertise et de leur réseau.

Lors de ses accompagnements, La Ruche® te fait intégrer sa communauté active d’entrepreneurs, de partenaires, d’experts et de coworkers, te permettant ainsi d’étoffer ton réseau et d’avoir accès à diverses expertises pour consolider ton projet et augmenter tes chances de succès.

Conseil n°5 : Par ton pitch, tu séduiras

Tu connais sur le bout des doigts le cahier des charges, ton projet a été examiné sous tous les angles : il est temps maintenant de le défendre face au jury ! C’est ça, un pitch : une présentation orale condensée, quelques minutes pour séduire. À cette étape, le jury se fait souvent une idée définitive du projet et de celui qui le porte.


De l'importance du pitch :

  • Il doit susciter l'émotion, la curiosité et l'envie d'en savoir plus.
  • Il permet de se démarquer.

Les clés d'un Pitch efficace :

  • Clarté et concision : formule un message simple et percutant.
  • Enthousiasme et conviction : transmets ta passion pour ton projet.
  • Adaptation à l'auditoire : identifie les attentes et les centres d'intérêt des évaluateurs.
  • La structure : introduction, problématique, solution, bénéfices.
  • Le storytelling : raconte une histoire, mets en scène ton projet pour le rendre plus vivant.
  • Les chiffres clés : utilise des chiffres concrets pour illustrer le potentiel de ton projet.
  • L'appel à l'action : termine sur une note positive, en invitant le jury à soutenir ton initiative.

Maîtrise de l'art de l'oral :

  • L'entraînement : répète plusieurs fois ton pitch pour le rendre fluide et naturel.
  • La voix : module ta voix, insiste sur les mots clés.
  • Le langage corporel, l’attitude est essentielle : une posture droite et assurée inspire confiance; des gestes mesurés soutiennent le discours; un sourire, un regard direct vers le jury crée un lien.
  • La gestion du stress : prépare-toi à l'éventualité de questions et anticipe les objections.

❌ À ne surtout pas faire :

  • Ne lis pas ton texte : un pitch doit être vivant et dynamique.
  • Ne sois pas trop technique : adapte ton discours au niveau de tes interlocuteurs.
  • Ne t'éternise pas : respecte le temps imparti.

✅ Bonne pratique :

  • Réponds aux questions du jury avec clarté et précision.


Le pitch est bien plus qu'une simple présentation. C'est un moment privilégié pour séduire, convaincre et donner envie de participer à ton aventure. En soignant ta préparation et en maîtrisant l'art de l'oral, tu multiplies tes chances de réussite, encore plus si tu le fais avec Panache ! Tu peux même aller plus loin en jetant un coup d’œil à cet article sur Comment créer un Pitch gagnant à tous les coups.

Conclusion

Réussir un appel à projets demande une préparation minutieuse. Ces quelques conseils peuvent t’aider à convaincre le jury. N’oublie pas que la persévérance est la clé : même si les premiers essais ne sont pas couronnés de succès, chaque expérience est une opportunité d'apprendre et de s'améliorer.

Mais c'est quoi La Ruche® ?

Depuis plus de 15 ans La Ruche® accompagne les entrepreneurs à différents stades de maturation de leur projet, à travers différents programmes et formations. Attentive à donner sa chance d’entreprendre à tous, elle soutient en priorité, les publics sous représentés dans l’entrepreneuriat (demandeurs d’emploi de longue durée, séniors, femmes…) et les projets qui agissent pour une société plus inclusive et responsable. #UnImpactPositifEnCommun

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Julien de Sousa et toute l'équipe Panache.

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5 conseils pour répondre à un appel à projets avec La Ruche

Introduction

Que tu aies 19 ans ou 75 ans, si on te donne l'occasion de prendre la parole 15min face à 300 personnes, tu dois rendre ton intervention inoubliable.

Pourquoi ?

Parce que c'est une chance.

Une chance, car la quantité d’informations partagées ne cesse d’augmenter alors que dans le même temps les capacités d’attention et de concentration diminuent.

Avoir 300 personnes prêtes à t'écouter est une chance.

Une chance car avoir l'opportunité de partager une idée qui t'anime, de créer un changement qui peut bouleverser le public et le marquer durablement n'arrive pas tous les 4 matins.

Avoir 300 personnes prêtes à avoir un déclic grâce à toi est une chance.

Une chance car se mettre dans une situation nouvelle, déstabilisante, stressante, où des centaines d'yeux vont juger ta prestation est un joli bond hors de sa zone de confort.

Avoir une occasion précieuse pour apprendre et développer ses capacités à rassembler et fédérer par la parole est une chance. Quand tu as l’opportunité de prendre la parole, tu dois savoir comment attirer l'attention et captiver ton public en quelques secondes.

Prendre la parole est une chance

Il y a quelques années, Adélaïde (19 ans) et Estelle (75 ans) ont eu le droit de parler de leurs idées et le devoir de les présenter de manière mémorable.

Face à elles : 300 personnes venues pour la soirée So Good Live ; soirée qui lançait la sortie d'un nouveau magazine mettant en lumière celles et ceux qui font le monde de demain.

Nous avions l'honneur d'être partenaire de cette soirée et d'animer une séquence appelée la "Génération Nan-Nan" pour promouvoir un mouvement collectif, inclusif et intergénérationnel. L'équipe panache a aussi été mobilisée pour donner des coachings à des invités qui souhaitaient prendre la parole face cam' en fin de soirée.

Photo de la soirée So Good Live avec la présence de Panache, Adelaïde Estelle et Julien
Adelaïde, Julien et Estelle



J'ai travaillé à préparer cette séquence avec nos 2 oratrices pour réfléchir aux messages qu'elles souhaitaient faire passer et à la forme la plus adaptée pour un effet mic drop.

L'occasion de te dévoiler quelques techniques qui permettent de recevoir ce genre de réaction pendant le live :

Capture d'écran d'un commentaire d'encouragement pour Estelle Panache
Capture d'écran d'un message de félicitations pour le coaching Panache pour la soirée So good live Panache
Good job!


Le moyen le plus efficace pour ancrer fermement une prise de parole dans l’esprit du public est de lui faire ressentir une émotion (lire l'article sur l'importance de faire vivre des émotions dans toute intervention).

Les émotions permettent un accès rapide à la mémoire.

Si je te demande de te remémorer un événement passé, tu vas d’abord faire appel à tes émotions.

Exemple si je te demande "comment étaient tes vacances d'été ?"

« C’était canon ! »
« Je me suis grave ennuyé.e chez Tonton André »
« C’était trop court »
« La Corse c'est tellement beau ! »


Ensuite, seulement, tu seras capable d’accéder aux détails.

Ce sentiment va aussi teinter la manière dont tu appréhendes la même situation dans le futur :

« La Corse c’était bien ... j’ai envie d'y retourner »
ou
« Chez Tonton c'était terrible ... je ne veux plus y mettre les pieds »


Nancy Duarte, écrivaine et conférencière américaine a créé une théorie pour "rendre une intervention mémorable" : elle parle d'un moment qui doit marquer les esprits, un moment S.T.A.R. = Something They’ll Always Remember (y'a même son TED Talk pour plus de détails avec des graphiques qui décortiquent des talks).

L’objectif S.T.A.R est de provoquer une réaction du public : peur, humour, dégoût, surprise...  et de l’utiliser pour laisser une trace indélébile de votre idée.

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4 techniques à utiliser pour provoquer une réaction et marquer les esprits

Faire prendre conscience

Il est parfois difficile d’impliquer émotionnellement un auditoire face à un risque. Et nous savons, depuis les publicités sur la sécurité routière, que trop d’émotions peuvent être contre-productif. Lorsque Bill Gates veut sensibiliser une assemblée de riches Américains aux dangers du paludisme, il leur montre un bocal contenant un moustique qu’il libère dans la salle… aucun des participants n’a pu oublier ce qu’il a vécu à ce moment-là.

Montrer au lieu d’expliquer

Il est essentiel d’être le plus concret possible. Lors du lancement de Free Mobile, lorsque Xavier Niel annonce qu’il offre à chaque participant un forfait à 2 euros, les spectateurs ne trouvent pas sous leur siège une carte SIM, mais une pièce de 2 euros… c’est concret, « 2 euros = 1 forfait ». Lorsque Jamie Oliver dénonce la quantité de sucre qu’il y a dans le lait pour bébé en Angleterre, il arrive avec une brouette pleine de sucre qu’il vide devant lui : « voilà ce que mange chacun de vos enfants en 1 an ! ».

Pratiquer l’autodérision

Particulièrement efficace pour ancrer un élément de crédibilité, l’autodérision montre que tu sais jouer avec l’image que tu renvoies aux autres. Lorsqu’Obama veut désamorcer la polémique lancée par Donald Trump concernant la validité de son extrait de naissance, il annonce en plein dîner officiel qu’il va rendre publique la première vidéo de sa naissance et projette les premières minutes du Roi Lion !

Créer un rendez-vous

Si ton but est d’installer une connivence avec le public sur la durée, il est intéressant de penser à un événement récurrent qui se reproduira à chacune de tes prises de parole. Ainsi tu vas créer une attente chez ton auditoire qui augmentera son attention. Steve Jobs avait installé ce type de rendez-vous en annonçant la fin de sa présentation pour finalement ajouter : « One more thing… ».


Pour Adélaïde et Estelle, le B.A.-BA a été de mettre en récit leur propos grâce au storytelling créé ensemble (lire notre article sur les ingrédients du storytelling pour rendre n'importe quel sujet captivant).


Mais aussi,

Adélaïde pratique l'auto-dérision sur le fait qu'elle soit une jeune femme blanche européenne qui ne subit pas encore les effets du changement climatique (car on peut très bien lui reprocher de ne pas être la plus légitime sur ces sujets).

Estelle parle des "30 calamiteuses" pour faire prendre conscience que le bilan de sa génération n'est pas positif pour la planète.

Conclusion

Prendre la parole en public, que ce soit pour un pitch, une présentation ou un simple échange, est bien plus qu’une simple tâche : c’est une occasion en or de captiver, d’inspirer et de marquer les esprits. Chaque mot, chaque geste peut transformer un moment ordinaire en une expérience inoubliable. En maîtrisant l’art du storytelling, en attisant la curiosité et en créant des émotions fortes, tu peux transformer n'importe quelle intervention en un véritable mic drop.

Alors, oublie la peur de parler devant 300 personnes ou de défendre ton projet devant des investisseurs potentiels. C’est une chance unique pour toi de briller, de faire entendre ta voix et de laisser une empreinte mémorable.

Et toi, que vas-tu faire pour ta prochaine intervention ?


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4 techniques pour rendre une intervention mémorable

Introduction

Projetons-nous il y a 2 millions d'années à l'endroit même où se trouve le parc de la Villette de Paris.

Nous ne sommes donc plus au nord de la capitale, accolés au périphérique avec des loueurs de petits bateaux électriques.

En lieu et place, il y a des arbres de toutes sortes, des animaux de toutes sortes et une espèce poilue, trapue, qui se tient sur ses deux jambes.

Je te vois venir : non ce n'est pas un membre de ma famille portugaise, c'est le premier genre "Homo". 

C'est nous.
Nous en sommes toutes et tous ses dignes représentants.

Ce qui nous différencie de nos cousins les australopithèques ou les chimpanzés, c'est que nous avons un gros crâne et pratiquons la bipédie. 
Notre environnement est hostile, incertain et remplit de bêtes sauvages. 
Notre espérance de vie est alors d'une trentaine d'années tout au plus.

Pour les + de 30 ans comme moi, il y a de grandes chances qu'on soit déjà mort de maladie, de faim, d'un accident de chasse ou que Diego nous ait attaqué.

Pour les - de 30 ans, tu as la chance de pouvoir gambader dans cette nature luxuriante, et tu peux naturellement satisfaire tes besoins primaires : manger, te reproduire, acquérir du pouvoir, récolter des infos sur ton environnement et le tout avec le minimum d’effort possible.

Ces 5 besoins primaires sont dictés dans une zone se trouvant au cœur de notre gros cerveau : le striatum.

Et je ne peux que t'inviter à dévorer l'excellent bouquin de Sébastien Bolher intitulé "Le Bug Humain", dont les recherches en neurosciences me permettent de te partager ce qui va suivre.

Donc, c'est entre autre grâce au striatum que nous avons la motivation nécessaire à survivre.

À chaque fois que tu réponds à ces demandes, il te récompense en libérant de la dopamine : des shoot de bonheur. 

Sans lui, la vie serait fade, insignifiante et inutile.
Aucun kiffe. Aucune raison de vivre.

Cette partie du cerveau nous motive donc à nous nourrir, nous reproduire, acquérir du pouvoir, récolter des infos sur notre environnement et le tout avec le minimum d’effort possible.

(en rouge notre producteur de dopamine)

- Je te rappelle que nous sommes toujours il y a 2 millions d'années, donc heureusement que le striatum nous pousse à nous nourrir : alors on chasse et on cueille principalement.
- Il nous pousse aussi à nous reproduire pour faire perdurer l'espèce, et le plus tôt possible, car je te rappelle que nous n'avons même pas le temps d'avoir une pilosité poivre et sel.
- À acquérir du pouvoir également, qui est un gage de statut social plus élevé dans notre tribu, et nous permet donc de mieux satisfaire nos deux précédents appétits.
- À avoir des informations sur ton environnement, qui est indispensable pour bien l'identifier, le reconnaître et limiter les risques.
- Et enfin, par souci d'efficacité, notre striatum nous pousse à faire tout ça avec le minimum d'effort. Ça serait dommage de brûler plus de calories que ce que nos actions peuvent nous apporter (tu savais que l'énergie nécessaire pour digérer du céleri cru est supérieure à ce qu'il peut nous apporter. Aucun intérêt calorique, si ce n'est pour faire un régime !)

Nous mangeons, un shoot de dopamine.
Nous pratiquons le sexe horizontal, un shoot de dopamine.
Nous gagnons du pouvoir, un shoot de dopamine.
Nous apercevons une nouvelle info autour de nous, un shoot de dopamine.
Nous avons trouvé un moyen de chiller, un shoot de dopamine.

Si ça, c'est pas ce qu'on appelle de la sobriété heureuse !

Les millions d'années passent, notre bipédie s'améliore, quelqu'un invente le moonwalk, et mieux encore, notre cerveau se complexifie.

Le néo-cortex gagne en maturité. 
Cette partie nous permet de planifier, d'organiser, de calculer, de créer... Siège de la rationalité et de la logique, nous sommes maintenant capables de créer des objets complexes qui nous permettent de réaliser des tâches avec encore moins d'effort. 

Se déplacer est une corvée ? 
On a créé la roue, puis la charrue, puis le train, puis la voiture, puis l'avion, puis la fusée...

Les limites sont toujours repoussées. 
C'est terriblement excitant pour notre striatum qui a un besoin vital de nouveauté.

Grâce à cette intelligence, nous arrivons dorénavant à satisfaire pleinement nos besoins primaires, avec le minimum d'effort.

Sauf que, le monde que nous connaissons actuellement est arrivé presque soudainement.

Il y a 100 ans, on découvrait la radio, aujourd'hui on peut écouter des millions de livres audio. 
Il y a 30 ans, on découvrait internet, aujourd'hui on peut y faire toutes ces emplettes.
Il y a 10 ans, on découvrait Avatar en 3D, aujourd'hui on regarde du porno en réalité augmentée.

Le monde a subi de nombreuses révolutions.
Notre striatum lui, n'a pas bougé d'un iota dans notre cerveau.

Il n'a pas eu le temps de sauter dans le train de l'évolution et cherche toujours à être satisfait pour libérer de la dopamine.


Le bug humain

Manger ? Ça n'a jamais été aussi simple pour les pays dits "développés" : tu cliques, t'as un burger charolais qui arrive chez toi en 20min. 
Résultats : 1 personne sur 5 est obèse en France et nous gaspillons 1/3 de tout ce qu'on produit.

Faire du sexe ? Avoir des stimuli sexuels est devenu ultra simple avec les milliards de vidéos porno sur le web. 
Résultats : 1 personne sur 3 utilisant internet actuellement est en train de regarder du porno. Que calor chez les data centers.

Acquérir du pouvoir ? L'émergence des réseaux sociaux donne à tout le monde le sentiment d'avoir une notoriété. 
Résultats : nous recherchons les likes en moyenne 3h/jour sur Instagram. Nous nous comparons sans arrêt aux autres : j'aimerais une voiture plus grosse que celle de mon voisin. J'aimerais aller à Bali pour poster de plus belles photos de plages que gens que je follow.

Récolter de l'information ? Les chaînes d'info en continu fleurissent, les notifications intempestives sont légion, les pubs dans la rue sont partout, les pop-ups sur internet se jettent sur nous... 
Résultats : toutes les raisons sont bonnes pour détourner notre attention, et très souvent être informé de fakenews. Après l'obésité, bienvenue à l'infobésité.

Le tout avec un minimum d'effort ? Nous achetons toujours plus d'objets qui nous feront gagner du confort, gagner du temps, gagner de l'énergie. 
Résultats : Amazon et Jeff Bezos nous remercient pour ça.

D'ailleurs ça fait écho à cette image que j'ai vu passer dernièrement :

Image des 7 péchés capitaux 2.0 Panache

Alors tu vois le bug ?

Notre cerveau continue d'agir comme il y a 2 millions d'années pour libérer de la dopamine. De plus, à effet équivalent, la dopamine doit être plus importante après chaque shoot similaire, et elle répond au principe du "tout, tout de suite".

Finalement, nous sommes victimes de notre striatum et toutes les conséquences écologiques ne sont que le résultat de notre destin. 

Nous avons été créés pour repousser nos limites toujours plus loin. 
Dans un monde qui possède cependant des limites naturelles finies.

Parce qu'en vrai, personne ne se dit : "ouais je veux trop polluer !"
Je suis sûr que tout le monde voudrait vivre dans un monde où il fait bon vivre, où la nature est préservée, où nous vivons sereinement entouré de gens qu'on aime à chanter du Céline Dion.

Tout le monde. 

Mais notre cerveau nous empêche d’être écolo.

Alors après ce constat qui fait bader, il y a au moins deux choses intéressantes à retenir de tout ça :

  • Soyons plus tolérants avec notre propre espèce, car notre cerveau ne nous aide pas du tout.
  • Nous sommes accros à la dopamine, donc il doit bien exister des moyens de se servir de cette addiction pour déjouer notre cerveau ?

Dans notre métier, nous cherchons à comprendre ce qui fonctionne le plus pour influencer les autres, les persuader, leur donner envie de se mettre en action. Et quand on comprend mieux notre boîte crânienne, on découvre des outils fantastiques pour y parvenir.

Alors je te propose 3 outils de communication pour motiver les autres à devenir plus écolo.
(Et d'ailleurs ça fonctionne pour motiver l'autre à changer tout simplement)

  • Complimenter au lieu de critiquer
  • Utiliser des mots et émotions positifs
  • Inspirer et gagner sa confiance

Pour motiver l'autre, le compliment, plus fort que la critique

A priori tu as déjà dit des phrases du type :

"Tu devrais arrêter de manger de la viande car ... "
"Tu sais, à chaque fois que tu prends l'avion il se passe ...."
"As-tu vraiment besoin d'acheter un nouveau téléphone, car en vrai ..."
"Si j'étais toi j'irais en friperie, car on peut trouver ..."


Une phrase qui se voulait constructive et bienveillante, et qui a cependant été reçue comme une critique.

J'avais déjà écrit tout un article sur "la critique" et pourquoi nous sommes tous allergiques au jugement

Donc, pointer les défauts chez l'autre, n'aide pas l'autre à corriger ses défauts. Car tout simplement on ne considère pas qu'on va changer pour quelqu'un qui nous fait des reproches.

Alors on fait quoi ?

La base des relations humaines et sociales, c’est la confiance.

Et la confiance ne peut s'obtenir que lorsque la personne en face de nous dégage suffisamment de bienveillance pour lui faire confiance.

On y reviendra.

Il ne sert absolument à rien de vouloir inverser la hiérarchie émotion | raison. 

Tout simplement parce que nous ne sommes pas des machines logiques. 
Nous sommes des machines émotionnelles dotées d'une fonction logique.

Si tu veux avoir une réelle influence sur les autres, il ne sert à rien de les critiquer, les condamner ou les juger. 

Tout ce que tu obtiendras est l'effet totalement inverse.

Il est plus efficace pour convaincre ou influencer quelqu'un :
- De t'attarder sur ce que tu apprécies chez cette personne.
- De t'attarder sur ces qualités.
- De la valoriser sincèrement.
- D'être à l'écoute de cette personne.
- D'essayer de comprendre pourquoi elle pense comme ça. Pourquoi elle agit comme ça.


Parce que derrière chaque manière de penser, il y a des raisons de penser ainsi.

Derrière chaque manière d'agir, il y a des raisons d'agir ainsi.

Et on ne supprime pas tout l'historique des raisons qui conduisent quelqu'un à penser comme il pense ou agir comme il agit, simplement en appuyant sur une touche. 
Simplement en formulant une critique.

- "Tu devrais arrêter de manger chez McDo tu sais, c'est mauvais pour ta santé et la planète."
- "Ah oui j'avoue, allez j'arrête, je file faire un potager !"
...


On n’amène pas l'autre à se remettre en cause par la confrontation.

On amène l'autre à se remettre en cause en lui donnant l'envie et en lui créant les conditions de la remise en cause. 

La remise en cause de soi est un phénomène naturel dès lors qu'on se sent dans un climat de confiance et de sécurité.

Fais l'expérience toi-même en adressant un compliment sincère à quelqu'un, et tu vas voir que c'est cette personne elle-même qui va relativiser le compliment.

Et finalement tu arrives à ce paradoxe : c'est en faisant des compliments à quelqu'un que tu vas l'amener à reconnaître ses défauts.

On agit et on pense par rapport aux motivations que l'on a à agir et à penser.

Si tu souhaites aider ton prochain, ne le juge pas.
Insuffle-lui la motivation et l'envie de s'améliorer.

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Utiliser des mots et émotions positifs créera du désir

Ce qui m'amène au 2ᵉ outil puissant pour motiver l'autre à changer : diffuser des mots positifs et des émotions positives.

En communication, il est important de toujours utiliser des tournures de phrases positives quand on s'adresse à l'autre.

Parce que même si ce que tu dis à l'intérieur d'une phrase négative est gentil, bienveillant, ce que va entendre la personne, ça sera la négation. 
C'est donc sa partie émotionnelle qui sera touchée avant la partie rationnelle.

Exemple de phrases négatives se voulant bienveillantes :
- Tu n'as aucune raison de t'inquiéter
- N'aie pas peur 
- N'hésite pas à nous contacter
- Pas d'problème !
- Pas d'soucis !


Alors oui, tout le monde sait que derrière ces tournures de phrases négatives, il y a des intentions positives. 

Sauf qu'à chaque fois que tu prononces ces mots, tu les fais exister dans ton cerveau, et celui des autres.

Si je te dis : "Ne pense pas à une plage de sable blanc avec une noix de coco de 10m de diamètre sur le sol", il y a de grandes chances que ton cerveau vienne de la visualiser...

Dire à quelqu'un "Ne t'inquiète pas", c'est lui rappeler qu'au fond de lui, il est inquiet.

Pendant très longtemps, la majorité des messages et des images qui étaient diffusés pour nous sensibiliser à l'écologie étaient des animaux agonisants, des marées noires, des centrales à charbon crachant leur fumée, des océans de plastiques...

Photo d'une pirogue qui traverse un lac rempli de déchets.
(pas bien)


En fait, on voit toujours en majorité ces images-là, et ce ne sont pas les plus efficaces dans un discours.

Une étude de 2019, conduite par l’association Place to B en partenariat avec l’ADEME, a étudié l’impact émotionnel des « visuels climatiques » auprès d’un échantillon de 1 500 individus. Ces individus ont observé 36 visuels et devaient indiquer lesquels leur donner le plus envie d'agir.

Résultats ?
Les émotions négatives incitent davantage à l’action individuelle. 
Pour les personnes qui étaient déjà sensibilisées au sujet, déjà acteur, voire ambassadeur, ça fonctionne bien car elles se sentent révoltées.

En revanche, les émotions positives donnent bien plus envie d’en parler, de les partager et motivent les "indifférents", les "indécis", voire les "sceptiques" : une tiny house au milieu d'un champ, des gens qui cultivent un joli potager, un voyage à vélo, un défilé de tenues de fripes...

Photo de deux personnes qui font du jardinage - Article comment motiver l'autre à être écolo - Panache
(bien)


D’ailleurs, l’étude menée par Place to B révèle que l’humour est une bonne manière d’interpeller le public sur les enjeux environnementaux. 
Bon, problème : l’humour suscite l’intérêt, mais pas forcément l’action, d’après l’étude. 

Mais alors comment promouvoir efficacement des comportements écoresponsables ? 

Réponse : en apportant des solutions. 

D’où l’intérêt de montrer des actions concrètes, des « petits gestes » qui ne découragent pas les moins « avancés ». 

Bien sûr, c’est trop peu face à l’urgence de la situation. 

Mais à mes yeux, ce qu’il faut retenir, ce n’est pas la simplicité des gestes à donner en exemple. 

C’est la puissance de l’exemple. 

Nous avons PEUR. 
Peur du changement, peur de mourir, peur d’être mis à l’écart de la société, etc. 

Des modèles positifs de transition sont alors le meilleur moyen de mettre les gens en action.

Voilà pourquoi, pour bien vendre un produit, il convient de s'adresser aux émotions du client, et non pas seulement aux arguments commerciaux : lui vendre du rêve, du bien-être, de la projection mentale. Les publicitaires l'ont bien compris, alors utilise ce pouvoir pour des causes nobles.

En somme, nous sommes largement gouvernés, conditionnés, par nos émotions.

D’ailleurs quand j’y pense, je suis venu à l’écologie tout seul et pas parce qu’on m’a convaincu de m’y mettre. 

Et si c’était pareil pour les autres ?
Faire la morale, donner des leçons (ou même de simples conseils non sollicités) est la pire stratégie possible : tu vas énerver votre interlocuteur. 

Même avec les meilleures intentions du monde, tu peux générer de la culpabilité, un sentiment d’agression, de jugement, etc. 

Or on l’a vu, ce ne sont pas les émotions négatives qui nous mettent en mouvement ! 

Donc cherche toujours à susciter du désir, et de la bienveillance pour gagner la confiance de votre audience.

La confiance : mère de tout changement

Dans notre métier, on accompagne beaucoup d'entrepreneurs sociaux à présenter leur projet lors de concours ou en pleine levée de fonds. 

En général, iels sont toujours très convaincant.e.s, avec un super projet bien ficelé et de beaux résultats. 

Mais ce n'est jamais suffisant. 

On ne donne pas le 1er prix ou des millions d'euros seulement dans un projet solide.

On les donne dans une équipe qui nous inspire confiance pour continuer de développer le projet dans la bonne direction.

On les donne dans des hommes et des femmes.

Alors pour inspirer n'importe quel passage à l'action, encore mieux que d'inspirer la confiance, il est puissant de gagner la confiance de votre interlocuteur, et cela passe par ces 3 ingrédients :

  • La maîtrise
  • La sincérité
  • L'implication
(faites-moi confiance Clarice)

1- La maîtrise

Elle dépend évidemment de tes connaissances et de ton aptitude à parler du sujet qui t'anime. La légitimité que tu t'accorded à toi-même est déterminante. Car, si tu ne te fais pas confiance, le public peut légitimement se poser la question de t'accorder la sienne. Or, ce niveau de maîtrise est justement très facile à déduire de ton attitude.

Nous rencontrons énormément de personnes qui ne se sentent pas légitimes sur un sujet alors que pour la majorité de leurs enjeux en prise de parole, c'est amplement suffisant.

N'attends pas d'être un.e expert.e du GIEC pour parler d'écologie si tu maîtrises déjà très bien le sujet. Le tristement populaire "je ne suis pas légitime" est une croyance limitante que beaucoup de personnes ont, et notre travail consiste aussi à lever ce frein lorsqu'il n'est pas... légitime !

Si tu as de la valeur à apporter aux autres de part tes connaissances ou expériences, alors tu es légitime.


2- La sincérité

Tu as sûrement déjà fait l'expérience d'écouter quelqu'un et d'avoir la désagréable sensation que tout sonne faux. 

Félicitations, ton détecteur à sincérité fonctionne, et il est ultra puissant. 

Lorsque quelqu’un s’adresse à toi, tu traques inconsciemment tous les signaux qui pourraient trahir une absence de cohérence entre son attitude et son propos.

D'où l’importance de la communication non verbale. 

Et pour t'aider à avoir une sincérité vraie, tu peux inclure dans ton propos les éléments qui t'animent et qui marquent ta motivation. 

En gros : pourquoi tu es chaud.e patate ? 
"Je suis vraiment honoré.e d'être ici pour parler d'un sujet qui me tient particulièrement à cœur car...". 

En les verbalisant, tu donnes du sens à ta présence et tu permets au public d’adhérer à tes valeurs avant d’adhérer à ton propos.

Paradoxalement, ce sont les gens fondamentalement sincères qui continuent à se poser des questions sur l’expression de leur propre sincérité.


3- L'implication

Exprimer ta motivation et ton enthousiasme est essentiel pour générer de l’adhésion et donner envie à ton public de te suivre.

L'implication s’exprime souvent verbalement : "Il est très important pour moi que tous les enfants de la nation soient sensibilisés à l'écologie..." 

...mais c’est aussi quelque chose que tu dois vivre pleinement si tu veux que ton public partage ton plaisir. 

"Implication" et "Exemplarité" vont d'ailleurs de pairs. 

Si tu nous montres une implication forte sur l'écologie, tâche d'avoir des exemples concrets de réalisations. 

Les orateurs/oratrices qui ont une forte aura sont d’ailleurs ceux qui arrivent à donner du sens à leur présence sans forcément avoir besoin de le verbaliser.

En somme, pour accorder sa confiance, le public a besoin que l’orateur/l'oratrice :

  • sache ce qu’il/elle dit,
  • dise ce qu’il/elle pense
  • fasse et fera ce qu’il/elle dit

La confiance se construit goutte à goutte et se perd en litres. 

Inspirer confiance ne suffit pas.
Le plus dur est de la maintenir en la faisant grandir. 

Conclusion

Notre métier est de former et d'accompagner celles et ceux qui veulent bouger les lignes à gagner en clarté, impact et persuasion à l'oral. 

Nous t'aidons à prendre la parole efficacement pour défendre la cause de tes idées. 

À prendre la parole avec panache ! 

Et inévitablement, pour gagner en efficacité, on voit bien qu'il est indispensable de comprendre ce qu'il se passe dans notre cerveau. 

Nous ne sommes pas des êtres rationnels, nous sommes avant tout des êtres émotionnels dotés d'une fonction rationnelle. 

En plus de savoir convaincre avec un argumentaire solide, il est primordial de savoir persuader avec d'autres outils de rhétorique. 

On vient d’en voir quelques-uns :

  • Formuler des compliments pour donner envie de changer
  • Utiliser des émotions positives pour susciter du désir
  • Gagner la confiance de son audience pour le mettre en mouvement de manière durable

Prendre la parole, c'est prendre un certain pouvoir. 

Le pouvoir de sensibiliser, d'inspirer, de donner la motivation nécessaire à créer un changement.

Et c'est un grand pouvoir qui implique de grandes responsabilités...

Nos mots pour faire frémir.
Notre cerveau pour bâtir.

Nous ne sommes pas il y a 2 millions d’années.
Nous sommes face à un défi climatique où toutes nos actions comptent.

J'espère que ces quelques conseils t'aideront à motiver ton entourage à être un peu plus écolo.


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Julien de Sousa et toute l'équipe de Panache.

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3 outils pour motiver l'autre à être plus écolo

Introduction

Comme chaque mois d’avril, j’ai rempli notre Bilan Pédagogique et Financier (BPF) en tant qu'Organisme de Formation (OF). 

Et tu sais quoi ?
On a formé +10.000 personnes depuis que Panache existe (aussi bien des formats courts de 1h que des formats longs de plusieurs semaines), dont la moitié de manière totalement bénévole (on a une activité Panache for Good).

D’ailleurs, le total de personnes qu'on a formées dans un long parcours (+28h) s’élève à 246 vrais Panaché-e-s au moment où j’écris ces lignes.

Ce BPF est l'occasion de faire le point sur les erreurs de communication orale que j'ai le plus vues chez nos participant·e·s dans leurs prises de paroles depuis que j'ai lancé Panache en 2019.

Avec autant de personnes formées à l’art oratoire, j'ai pu lister au moins 10 erreurs que je vois systématiquement et qu'il est grand temps d'effacer pour tes prochaines interventions orales : manque de préparation, postures bancales, mauvaise diction, discours pas adapté à l’audience…

Ces erreurs réduisent l'impact de ton message, t’empêchent d’avoir un discours percutant et diminuent considérablement l'efficacité de tes prises de parole.

Et je ne parle pas que de prises de parole à la TEDx format conf' face à 1000 personnes.
Personne ne fait ça tous les jeudis.

Je parle de chaque moment où tu dois convaincre quelqu'un et, préférablement, réussir à t'exprimer avec aisance.

Globalement, tes prises de parole du quotidien.

Alors, pour devenir un bon orateur / oratrice, et captiver ton public, il est temps de supprimer ces erreurs sans attendre le prochain anniversaire de Pénélope (elle est née le 28 avril !).

1- Ne pas te préparer suffisamment

D'après une étude de moi-même avec mon doigt mouillé, c'est l'erreur la plus courante et la plus terrible. Cela peut inclure ne pas avoir pris assez de temps pour organiser tes idées, ne pas avoir pratiqué suffisamment ta présentation ou ne pas avoir les connaissances nécessaires sur le sujet.

Un discours improvisé est toujours un mauvais discours !

Oui, tu sais cuisiner des pâtes au beurre depuis que tu as 10 ans.

Mais "faire un plat qui fait la diff" c'est une autre discipline.

Oui, tu sais parler depuis que tu as 10 ans.

Mais "faire une prez qui fait la diff" c'est une autre discipline.

Je ne le répèterai jamais assez, il est indispensable de prendre le temps de bien préparer ta prise de parole, d'organiser tes idées de manière claire, structurée et adaptée au contexte, et de répéter, répéter et encore répéter. Tu ne répètes pas pour être bon·ne, tu répètes pour être prêt·e. En te préparant, tu supprimes déjà 90% des erreurs. Si tu ne fais pas ça, oublie déjà le reste de ma liste et va compter les coccinelles.

2- Ne pas adapter ton discours à l'audience

Les gens qui t'écoutent ne sont pas intéressés par toi, ta vie, ton œuvre. Ce qui les intéresse, c'est eux. L'être humain est autocentré et encore plus dès qu'il s'agit d'attention.

Tu veux nous parler de ta solution qui permet aux enfants du Nigéria d'avoir accès à l'électricité chez eux ? Ok, en quoi ça les intéresse ?

Tu veux nous parler de ton idée de plus de diversité au gouvernement ? Ok, en quoi ça les intéresse ?

Tu veux nous parler de ton souhait de te greffer un nouvel épiderme ? Ok, en quoi ça les intéresse ?

À chaque prise de parole, c'est un nouveau public.

Et un public de "1" reste un public.

Donc analyse ses besoins, ses attentes et son niveau de connaissances.

Utilise un langage adapté et met l'accent sur les aspects les plus pertinents pour eux.

Pas pour toi, pour EUX.

Photo de 8 femmes influentes et fortes en prise de parole Panache
Chacune d'elle a sa propre motivation

3- Ne pas avoir de fil conducteur

Admettons que je t'emmène en rando dans les calanques de Marseille, mais que je ne connais pas du tout le chemin et que je nous fais faire plein de détours.

(En vrai, je commence à bien maîtriser depuis 3 ans que j'y vis. Tu viens ?!)

Tu seras épuisé physiquement et mentalement.

Tu perds de l'énergie, de la patience et de la confiance en moi.

Si tu me connais depuis longtemps, tu ne m'en tiendras pas rigueur pour cette fois. Mais dans le cas contraire, je doute que tu veuilles repartir avec moi.

Même si j'ai fait des blagues Carambar tous les 200m.

Alors pourquoi diantre, quand tu parles, tu veux tout nous jeter en touffe sans les mettre en bouquet ?

Tu as bien conscience que sans organisation, tu demandes à ton audience de faire l'effort de trier, synthétiser, écouter, résumer...

C'est bon, tu l'as perdu, elle ne fera jamais tout ça.

Un fil conducteur permet de guider l'audience tout au long de ta présentation en lui donnant une structure claire et cohérente.

Tu passes de "exhaustif" à "efficace".

Il existe un tas de plans efficaces en rhétorique en fonction de tes enjeux :

- le plan analytique,

- le plan narratif,

- le plan délibératif,

- le plan dialectique,

- le plan thématique,

- le plan chronologique,

- le plan énumératif,

- le plan tridimensionnel à tendance volcanique...

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4- Ne pas avoir une introduction percutante

Les gens qui t'écoutent vont te juger dès les premières secondes. Avant même que tu ne parles... Triste vie, je sais.

Et inconsciemment, ils se poseront encore une fois cette question :

"En quoi ça m'intéresse ?"

Une introduction percutante est là pour captiver l'audience et donner envie d'écouter ce que tu leur racontes.

Il est important de commencer par une accroche qui suscite l'intérêt et de poursuivre avec le sujet de ton intervention.

Donc adieu "Je m'appelle Julien, j'ai 35 ans et je suis le fondateur de Panache blablabla".

Bonjour "Et si je te disais comment gagner 600.000€ en 1min ?... Voilà ce que la rhétorique peut te permettre d'accomplir..."

Là tout de suite, j'ai ton attention hein, bande de vénaux :)

5- Ne pas avoir de conclusion marquante

Bien trop souvent, quand tu arrives à la fin d'une prise de parole, tu te sens soulagé et tu termines par un "Voilà" éclaté au sol.

Alors que ta conclusion, c'est comme le bouquet final d'un feu d'artifices !

En la travaillant bien, elle te permet de renforcer le message partagé et de donner une impression durable à l'audience. Elle résume tes idées clés pour aider les autres à savoir quoi garder, et elle incite un vrai passage à l'action avec une demande concrète.

Tu les as convaincus, va jusqu'au bout avec un "call to action".

Oh la belle bleue, oh Label Rouge.

Belle qualité de conclusion.

Et supprime ton "voilà".

6- Ne pas utiliser de figures de style

Il va sans dire que l'idéal est toujours de faire des phrases courtes et simples. On ne parle pas comme on écrit. Et de temps en temps, il y a des messages qui méritent de s'élever car ils sont plus importants que les autres.

Alors pour aider ton audience à les repérer, la meilleure des stratégies est de les rendre différents.

Et pour les élever, tu as un aricle dédié sur "comment créer des punchlines ?" ici.

Tu peux jouer sur les rimes, les sonorités, la répétition, l'exagération, la personnification, le rythme... peu importe. Mais utilise-les pour créer de belles phrases remarquables. De la vraie punchline de qualité.

Donc, tu ne diras pas :

“C’est important de respecter les gens pas comme nous”.

Mais tu diras :

“Il faut cultiver la différence, et non l'indifférence”. (Les 3 frères - Fan d'eux)

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7- Ne pas vivre ton discours

Lire ton discours est rassurant pour les trous de mémoire, mais c'est une grosse erreur.

En lisant, tu perds l'interaction avec l'audience, ce qui peut rendre ta présentation ennuyeuse et inintéressante. Tu te coupes du contact humain et tu te retrouves à ne plus incarner ce que tu racontes. Double peine.

Je te conseille de mémoriser seulement ces 4 choses :

- Tes 10 premières secondes ;

- Tes 10 dernières secondes ;

- Ton fil conducteur (plan) ;

- Tes punchlines.

Pour le reste, si tu t'es bien préparé et que tu connais ton sujet, alors tu parleras de manière fluide et naturelle. Ta prise de parole sera bien plus vivante et incarnée.

8- Ne pas être éloquent

Ton paraverbal (mélodie de ta voix) et ton non verbal (posture et gestuelle) sont là pour te différencier d'un PDF très bien écrit.

Si tu n'apportes rien de plus qu'un PDF, alors envoie seulement ce doc.

Ton éloquence est là pour captiver, maintenir l'attention et faire vivre des émotions.

Moult choses que je pourrais partager sur ça, voici quelques éléments qui peuvent déjà t'aider : te tenir droit, maintenir un contact visuel avec l'audience, utiliser des gestes, varier le ton, la vitesse de parole et l'expression faciale, mettre des silences, appuyer sur certains mots...

En bref, c'est la forme au service du fond.

Attention, ne soit pas un beau-parleur, soit un bel orateur.

9- Ne pas utiliser des supports visuels de manière appropriée

Ma première reco à ce sujet : prends la parole sans supports !

Le réflexe "PowerPoint" est bien trop ancré, mais les êtres humains n'ont pas attendu Microsoft pour fédérer autour de leurs idées...

Et si jamais tu as besoin de supports visuels, veille bien à l'utiliser comme un outil au service de ta prise de parole et non l'inverse. Ce n'est pas une antisèche, ni des diapos exhaustives. Utilise-les pour illustrer et mettre en avant tes messages clefs.

- Pas plus de 7 mots / slide ;

- Que des images grand format ;

- Une grande police.

Inspire-toi des slides utilisées dans les TEDx, elles sont là pour renforcer tes idées plutôt que de détourner l'attention.

En plus elles peuvent te rendre plus intelligent :

10- Ne pas te former

Oui, tu sais parler depuis tout petit, mais sais-tu :

- Convaincre ?

- Embarquer ?

- Persuader ?

- Fédérer ?

- Inspirer ?

- Engager ?

- Rassurer ?

- T'affirmer ?

- Rassembler ?

- Occuper l’espace ?

- Inspirer un vrai passage à l'action ?

Tu peux toujours déléguer certaines tâches (ta compta, ton site web, ton graphisme, tes posts LinkedIn, ta stratégie market', ton admin...) mais tu ne pourras jamais avoir quelqu'un qui parle à ta place.

Conclusion

Quand tu prends la parole, ce n'est pas seulement un message que tu transmets. C'est une rencontre que tu crées entre toi et un public.

Les gens te suivront pour qui tu es, ce que tu dis et comment tu le dis.

Oui, tu sais parler depuis tout petit, mais parler avec panache, ça s'apprend.

Alors ne sous-estime jamais cette compétence non-délégable, et monte en puissance pour délivrer de vraies performances orales.

Obtient les opportunités que tu mérites avec nos formations en prise de parole en public.

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Julien de Sousa, fondateur de Panache.

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10 erreurs qui tuent tes prises de parole