1. Contexte
Christelle Flouret est coiffeuse, entrepreneuse et fondatrice de Baaly, une solution de coloration végétale respectueuse de la santé, de l’environnement et du lien entre corps et conscience. Baaly, c’est le fruit de plusieurs années de recherches, de tests, de convictions écologiques et d’engagement professionnel. Une aventure profondément personnelle, qu’elle porte avec passion.
Mais au moment de rejoindre Panache, Christelle est freinée par une difficulté majeure : elle ne se sent pas légitime pour parler de son projet.
Elle doute d’elle-même, peine à structurer ses idées, et évite systématiquement la caméra.
Pourtant, elle rêve de faire connaître Baaly à plus grande échelle, d’animer des lives, d’approcher des partenaires… et de porter sa voix là où son projet mérite d’être entendu.
2. Les défis de Christelle
Christelle exprimait un manque de confiance profondément ancré. Elle se sentait illégitime, incapable de convaincre, et redoutait toutes les prises de parole en public. Elle devait pourtant :
- Pitcher son projet devant des investisseurs ;
- Prendre la parole sur Instagram via des lives et des masterclass ;
- Se sentir à l’aise lors d’événements ou de rendez-vous professionnels.
Son objectif :
« J’ai la capacité de m’exprimer avec clarté pour captiver mon auditoire, car je suis convaincante et impactante. »
3. L’accompagnement de Panache
Christelle a participé à la promo 24 “Parle avec Panache”. Dès le départ, nous avons travaillé sur deux piliers : restaurer sa confiance et libérer sa parole authentique. Le chemin a été autant intérieur que technique.
Ensemble, nous avons :
- Exploré son "why" profond, ses valeurs, sa vision, pour la reconnecter à son message ;
- Retravaillé son pitch de A à Z : structuration selon le schéma en U, tri de ses idées, clarté des messages selon les publics cibles, intégration de storytelling sur ses clientes ;
- Renforcé sa posture face aux objections, en préparant des contre-arguments pour affirmer son expertise sans crainte ;
- Valorisé sa sensibilité, son alignement, et sa vulnérabilité comme des forces de connexion, plutôt que des freins.
Progressivement, Christelle a appris à incarner son projet avec assurance. Elle ne se cache plus derrière ses produits : elle les porte. Et elle inspire.

4. Les succès
Les effets ont été concrets, rapides et puissants :
✅ Lancements de lives et de masterclass sur Instagram, avec une audience en croissance, et des premières clientes conquises par sa pédagogie et la qualité de ses produits.
✅ Présentation réussie de son pitch dans un concours entrepreneurial, avec des retours très positifs du jury. Elle devient finaliste du concours "Les 101 femmes de Matignon", une reconnaissance nationale de son projet.
✅ Gain d’aisance relationnelle lors des salons professionnels, événements et afterworks. Elle prend la parole avec naturel et assurance, là où elle se sentait autrefois paralysée.
✅ Affirmation de son expertise dans ses rendez-vous professionnels, qui se traduit par de nouvelles opportunités de collaboration avec des acteurs majeurs du secteur beauté.

« J’ai été retenue parmi 100 femmes entrepreneuses à Matignon. Je n’ai pas remporté la première place mais j’ai tellement gagné ailleurs : confiance, vision, réseau et reconnaissance qui me booste comme rarement pour mener mon projet toujours plus loin. »
Aujourd’hui, Christelle incarne pleinement la femme entrepreneuse qu’elle aspirait à devenir : alignée, impactante, et fière de faire entendre sa voix.
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Christelle : surmonter le manque de légitimité à l'oral
1. Le contexte
Chez Vinci, au sein de l'équipe Performance Durable, une volonté s'affirme : montrer que durabilité et performance ne sont pas antinomiques, mais qu'elles peuvent – qu'elles doivent – s’allier. Cette équipe soudée, composée de profils engagés et exigeants, travaille sur des projets d'envergure avec une conviction forte : les solutions durables sont l'avenir. Pourtant, entre convictions personnelles et réalités de terrain, il y avait un cap à franchir pour que leur message passe avec puissance et constance.
2. Les défis de Vinci
L’équipe avait une mission ambitieuse :
- Démontrer la valeur des solutions durables à d’autres filiales parfois plus réticentes ou moins sensibilisées à ces enjeux.
- Convaincre des chefs de projets, de la maîtrise d’ouvrage et de la maîtrise d’œuvre de s’approprier ces solutions et de rallier leurs parties prenantes.
- Gérer des objections, rassurer, faire adhérer, parfois dans des contextes tendus, face à des parties prenantes qui pouvaient être sur la défensive, voire dans l’opposition.
- Et au cœur de tout cela : gagner en clarté, en concision, en force de conviction. Affirmer leur leadership, être perçus commedes alliés, pas des prescripteurs,tout en étant entendus.
Mais dans un quotidien dense, les prises de parole devenaient souvent mécaniques. Il manquait ce supplément d’âme, cette capacité à incarner un message fort, et à le faire vivre, quel que soit le format : en réunion, en atelier, devant un amphi, ou face à un cabinet ministériel.
3. L'accompagnement Panache
Nous avons imaginé un parcours de transformation de 3 mois, intense et progressif. Alternant ateliers collectifs et coachings individuels, chaque membre de l’équipe a pu faire émerger sa propre voix, tout en s’alignant avec la vision globale, de la performance durable.
Le déclic est venu lorsque chacun a dû sortir de sa zone de confort : filmer ses prises de parole, se voir, s’écouter, se remettre en question. Mais dans un cadre bienveillant, exigeant et incarné. Et surtout, avec un suivi très réactif : les retours étaient fournis en 24 à 48h. Un rythme qui a créé un véritable effet miroir, accélérant les prises de conscience.
Parmi les outils clés :
- La pyramide de clarté pour être compris de tous.
- Le SONCASE, utilisé pour anticiper toutes les objections.
- L’AEI, pour improviser et avoir de la répartie avec impact.
- Et aussi, une culture de la mise en scène : comment incarner un message, jouer sur les silences, sur le rythme, sur l’image.
Nous avons conçu une montée en puissance collective autour d’un événement clé : la Journée Performance Durable. Chacun a pu appliquer les apprentissages sur scène, en public, avec une finalité concrète. Et le résultat a dépassé toutes les attentes.

4. Les succès
L’équipe a littéralement changé de posture. Et cela s’est vu. D’abord en interne :
"C’est la première fois que je vois un amphi où les gens ne sortent pas leur ordinateur pendant une prise de parole." Nathalie Mehu, cheffe de Service Solution Durable
Le retour des autres équipes a été sans appel :
"Mais qu’est-ce qu’il s’est passé ? Vous êtes tous excellents et à l’aise. Vous vous êtes fait coacher ou quoi ?"
Mais aussi à l’externe :
✅ Jérôme a pris la parole auprès de l’administration du Ministère de la Transition Écologique pour influencer un projet de loi. Ses messages ont été entendus, bien accueillis, et de nouveaux rendez-vous ont été ouverts. Une avancée majeure.
✅ Fabien a compris que maîtriser son discours, sans le soutien de slides, demandait une vraie préparation de l’intro et de la conclusion. Il en a fait un atout.
✅ Clémentine a découvert le pouvoir d’une rhétorique pensée, en complément de l’expertise technique. Ses prises de parole ont gagné en force, en originalité, en clarté.
✅ Ludovic a cassé les codes des présentations descendantes pour en faire des moments scéniques. À tel point qu’on lui a demandé s’il faisait vraiment partie de Vinci ou s’il était comédien.

En filigrane, une vraie cohésion d’équipe s’est créée. Là où auparavant les événements internes pouvaient ressembler à une juxtaposition de silos, cette fois, tout le monde s’est intéressé aux prises de parole des autres. L’événement est devenu collectif, vivant, impactant. Chacun était à sa place, et chacun brillait.
Aujourd’hui, le mot "Panache" est devenu un gimmick d’équipe. Il ponctue les discussions, revient dans les échanges, et rappelle qu’une autre manière de prendre la parole est possible. Une manière incarnée, engagée, préparée, efficace.
Et demain ? Déjà une suite se prépare : des ateliers de suivi, du coaching individuel, et une conférence sur les neurosciences et la rhétorique pour essaimer encore plus largement ce que cette équipe a su faire : rendre la parole durablement performante.
Vous aussi vous voulez mettre du Panache dans vos équipes ?
N'hésitez pas à consulter notre page dédiée aux formations en prise de parole pour le entreprises !

Vinci : mobiliser les résistants autour de la Performance Durable
Introduction
Dans un monde où l’information circule à un rythme effréné et où la politique nous clive et nous éloigne les uns des autres, comment renouer avec une mobilisation collective sur nos grands enjeux de société ?
À l’occasion d’une interview pour le livre "Mobilisation Générale" de Clément Pairot, j’ai partagé mes réflexions sur la rhétorique et son rôle central dans la transformation sociale.
À travers des témoignages d’expert·es comme Clément Sénéchal (ex-Greenpeace) ou Sarah Durieux (ex-Change.org), cet ouvrage, à paraître au printemps 2025, explore les clés pour inspirer, persuader et engager davantage de citoyen·nes à prendre part à la politique, dans le sens "faire société".
Car un·e citoyen·ne éclairé·e et engagé·e est déjà la première étape d'un changement de société.
Alors, pour terminer 2024, je trouvais ça intéressant de te partager un article un peu spécial, une réflexion qui donne matière à penser (et à débattre entre 2 bûches au café).
Voici des pistes pour comprendre pourquoi et comment mobiliser, avec des mots qui, bien choisis, peuvent changer le monde.
Premier degré.
Éloquence, rhétorique, convaincre, persuader ?
Lors de cette interview Clément Pairot m'a posé plusieurs questions :
Quelle est la différence entre l’éloquence et la rhétorique ?
La rhétorique est une pratique qui existe depuis la Grèce Antique, théorisée entre autres par Aristote (voilà pourquoi "Harry Stote" c'est notre mascotte chez Panache).
Elle consiste à sélectionner ses mots et ses idées, puis à les organiser dans des discours, afin de mettre un public en action.
C’est l’art d’être convaincant·e et persuasif·ve.
Par conséquent, la rhétorique ne se limite pas au champ de l’oralité, elle est précieuse aussi à l’écrit. Elle vise un passage à l’action. Il n’y a pas de rhétorique sans “call to action”.
En parallèle, l’éloquence, c'est l’art de bien parler, même pour ne rien dire. L’éloquence, c'est le style, la forme, les émotions, même quand il n’y a pas de volonté de faire passer à l'action.
On confond parfois les deux, car, à l’oral, la rhétorique a besoin d’éloquence pour toucher le public.
Donc, pour parfaitement mobiliser à l'oral, il est judicieux d'être un·e rhétoricien·ne éloquent·e.
Si tu souhaites en apprendre davantage on a écrit un article sur Comment choisir entre Rhétorique ou Éloquence ?
Quelle est la différence entre convaincre et persuader ?
Depuis l'Antiquité, pour créer l'adhésion au sein de son auditoire, il faut allier trois choses : Logos, Pathos et Ethos.
- On convainc par le Logos, c’est la logique factuelle et rationnelle, les preuves (ex : d’après le rapport du GIEC…).
- On persuade par le Pathos, c’est ce qui relève des émotions (ex : une image de Valence inondée, ton éloquence).
- On emporte l’adhésion avec l’Ethos, c'est l’image et la crédibilité qu’accorde l’audience à la personne qui s’exprime. Toi, en short à paillettes.
Pour avoir plus de détails sur L'Ethos, le Logos et le Pathos voici cet article sur Le triangle d'Aristote pour faire adhérer à tes idées.
Convaincre, c’est bien, mais c’est insuffisant.
Nous sommes tous convaincus de choses que nous n’appliquons pas dans nos comportements au quotidien : manger cinq fruits et légumes par jour, passer moins de temps sur nos téléphones, ne pas fumer… agir contre le changement climatique.
La persuasion ne vise pas le changement d’opinion, mais le changement de comportement en s’appuyant sur nos émotions.
C’est peut-être contre-intuitif, et cela peut sembler frustrant, mais nous sommes post-rationalisants. C'est-à-dire, nous agissons par et pour nos émotions, puis nous justifions a posteriori nos actions par des arguments rationnels, car chacun a besoin de voir un sens logique à son action.
C’est notamment ce qu'ont démontré les travaux du neurologue Antonio Damasio dans les années 1990 et son livre "L'erreur de Descartes" : la prise de décision est principalement émotionnelle, on la rationalise après coup. On agit grâce aux émotions.
Cela ne veut pas dire que nous sommes irrationnels, mais que prendre des décisions rationnelles demande un effort supplémentaire.
Daniel Kahneman résume cela dans son livre "Système 1, Système 2", dont le titre anglais est bien plus parlant : "Thinking, fast and slow".

La réflexion prend du temps et de l’énergie (c’est le système 2), alors que d’autres actions sont prises avec automatisme (c’est le système 1).
Par exemple, quand tu es sur un site de réservation de voyage et que ça affiche qu’il ne reste qu’une seule place, tu achètes sans réfléchir. On parle d'ailleurs d’un achat "coup de cœur", mais pas d’achat "coup de cerveau", CQFD.
En résumé, nous sommes des êtres émotionnels dotés d’une fonction logique que l'on décide ou non d'utiliser.
Comment cela éclaire l’évolution de la scène politico-médiatique aujourd’hui ?
Face à la surabondance d’informations et l’impossibilité de tout vérifier, nous sommes poussés à faire des choix simplistes pour économiser de l’énergie à notre cerveau (c’est le système 1 / système 2) : partir du principe que tout est faux, que tout est vrai, ou choisir ses sources et s’y tenir.
Cela explique pourquoi, la vérité n’étant plus un enjeu central, des politiciens comme Trump peuvent être élus en jouant exclusivement sur des émotions primaires :
- La survie
- La peur
- La colère
- Ou le divertissement
Nous évoluons dans un contexte où le rythme d’informations est effréné et l’exigence logique et intellectuelle appauvrie. Les fake news en sont l’illustration parfaite.
Conséquence : le Logos est mis en dormance et le Pathos et l’Ethossont encore plus déterminants.
Le passage du FN au RN est symptomatique de cette évolution : Marine Le Pen qui joue avec ses chats, Bardella qui a l’air sympa sur TikTok…
De manière générale, quand chacun·e de nous scrolle sur les réseaux sociaux, nous ne sommes clairement pas en système 2, on absorbe avec passivité.
Ce qu’imaginait Orwell dans son roman “1984” se déroule actuellement sous nos yeux ; l'appauvrissement du langage, la novlangue, les métaphores pour manipuler la réalité…
Le langage structure la pensée, il est primordial.
Appauvrir le langage facilite la manipulation de la population.
Pourtant, pour nourrir le Logos, il y a des mesures simples que l’on pourrait mettre en place pour rendre plus saine la vie politique.
Par exemple, sur le rapport à la vérité. On pourrait instaurer d’avoir un différé de 10 minutes pour tous les débats télévisés. Dès qu’un·e politique déclare quelque chose, les fact-checkers s’activent en régie et produisent la confirmation ou le démenti qui s’affiche sur le live-différé, et à la fin du débat, on conclut en affichant les scores de probité intellectuelle.
Rien qu’en faisant ça, on pourrait nourrir l’esprit critique de chacun·e au quotidien, et redonner une place au Logos.
Quand on voit le niveau de technologie déployé pour analyser les matchs de foot…
Pourquoi cela n’est pas transposé dans les débats politiques ? Et toutes les prises de parole médiatisées de manière générale ?
Il y a une autre hypothèse, assez inconfortable, mais qu’on ne peut pas écarter.
Celle selon laquelle, "nous" en tant que peuple, aimons à nous raconter que si notre situation actuelle est inconfortable, c’est à cause d’un coupable intouchable.
Notre premier bourreau, ce sont les gens du pouvoir, et on se sent impuissant face à eux.
C’est l’hypothèse de La Boétie dans son essai “Discours de la servitude volontaire” (1549). D’après lui, les peuples acceptent la tyrannie et la domination, souvent sans contrainte directe. À quoi bon muscler son esprit critique, car de toute façon rien n’y changera. Et pourtant, “les tyrans ne sont grands que parce que nous sommes à genoux”.

Quel lien y'a-t'il entre rhétorique et esprit critique ?
La rhétorique, ce n’est pas seulement puissant pour construire des discours, mais aussi pour analyser et décrypter les discours des autres.
La rhétorique, c'est à la fois une épée et un bouclier. Une arme pour être plus efficace et une protection face aux techniques fallacieuses.
C’est pourquoi il est essentiel de se former à la rhétorique, même quand on ne cherche pas à convaincre les autres, ne serait-ce que pour se prémunir d’être influencé par n’importe quoi.
Se former à la rhétorique, ce n’est pas viser à manipuler les autres.
Un couteau n’a pas été créé pour tuer un autre humain, mais pour chasser, découper… et parfois son usage est détourné.
La rhétorique a été créée à l'origine pour permettre aux citoyens d'Athènes de se défendre eux-mêmes au tribunal… c’est à celui ou celle qui s’en sert de décider de son usage.
Reste que si tu ne l'utilises pas, d’autres le feront à ta place et contre toi.
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Pourquoi est-ce que la notion d’éléments de langage est si décriée ?
Quand tu prépares une prise de parole, depuis Quintilien, au 1ᵉʳ siècle après JC, il y a un certain nombre d’étapes clés : la sélection des messages, leur organisation… et le choix des mots.
Des mots choisis changent les émotions qui sont convoquées.
> N'hésite pas à lire Les 6 étapes de Quintilien pour délivrer une prise de parole réussie.
Quand je te dis “viens, on va faire un bon gueuleton”, “on se fait un petit dîner”, ou “allez, on termine les restes chez moi”, cela génère trois images et émotions totalement différentes et pourtant dans les 3 cas, on mangera.
Si les messages sont les ingrédients, leur organisation, la recette, les éléments de langage, c’est le dressing, et c’est déterminant.
On finit toujours par choisir des mots plutôt que d’autres, alors autant les choisir avec conscience et efficacité.
Et il faut reconnaître que l’extrême-droite est malheureusement très forte à ce sujet avec des :
- Euphémismes (“préférence nationale” plutôt que “exclusion des étrangers”)
- Anticatastases (“Nous ne sommes pas xénophobes, nous sommes simplement attachés à la préservation de notre identité nationale”)
- Double-pensées (“Défendre nos traditions, c’est faire preuve de modernité”).
Pour creuser le sujet, il y a un excellent livre de Clément Viktorovitch “L’art de ne pas dire” qui illustre parfaitement le soin apporté en politique sur des éléments de langages qui leur sont favorables. Peu importe les partis politiques.
> Tu peux développer ton impact à l'oral avec cet article Comment choisir les bons mots pour les bons messages ?
Si la justice sociale et climatique peinent à gagner, c’est plus un problème d’idées ou de forme ?
L’extrême-droite, de Trump à Le Pen, fait deux choses.
D’une part, elle se focalise sur des besoins qui sont à la base de la Pyramide de Maslow (= la pyramide de nos besoins) : la sécurité, le pouvoir d’achat et l’alimentation, etc. Voir l'image ci-dessous.

D’autre part, l'ED désigne un ennemi identifiable : l’étranger. Le fait d’avoir un ennemi identifiable et accessible facilite la compréhension, rend les leviers d'actions concrets.
Du côté de la justice sociale et climatique, d’une part, nous approchons des sujets évidemment légitimes, mais relativement élevés dans la pyramide de Maslow (l’émancipation, l’égalité, l’accomplissement, la considération des autres).
D’autre part, pour les autres sujets pourtant vitaux comme le péril écologique, nous acceptons un cadrage qui ne désigne aucun ennemi, ce qui rend plus difficile de le saisir à bras-le-corps.
Quand on titre “La ville de Valence a subi des inondations”, personne n’est responsable. Si on dit “Le pays a augmenté les risques d’inondations et les décisions politiques ont empêché une prévention de qualité” c’est autre chose.
Un coupable est identifié, une mobilisation peut se lancer.
Un troisième écueil fréquent, chez les militant·es progressistes, est dans le choix des émotions convoquées.
Souvent, par réflexe, car c'est l'émotion dominante, on cherche à transmettre des émotions de colère.
La colère, cela marche pour les allié·es, mais pas pour les opposant·es et indécis·es pour qui les émotions qui peuvent mobiliser sont soit la peur, soit les émotions positives.
Face à des indécis·es, la colère dessert.
Conseil, si tu te retrouves attaqué sur ta volonté de retourner à l'âge de pierre, l'enjeu n’est pas de te défendre en argumentant, ou en explosant de colère, mais de décrédibiliser l’autre, faire de l’autodérision.
Enfin, le gros problème des engagé·es pour la justice sociale et climatique, c'est leur syndrome du bon élève : factuel, rationnel. On s’y raccroche alors qu’il faut certes le chérir, mais ne pas s’y limiter.
> Tu cherches à motiver l'autre à être plus écolo alors lis cet article 3 techniques pour ne pas desservir la cause écologique quand tu en parles.
Comment ne pas se résigner et lancer une mobilisation générale ?
Pour toutes les personnes que tu vas rencontrer, le premier mode de contact sera la communication orale.
La base de tout changement de société passe par des prises de parole.
On le voit bien sur les réseaux sociaux, le format vidéo a un succès bien plus fort, et l'ED remporte des voix via ces canaux.
L'écrit demande un effort comparé à visionner une vidéo de 30 secondes (d'ailleurs merci de me lire en ce moment-même, car moi, j'aime bien écrire).
Donc, on a besoin de créer une armée de citoyen·ne·s correctement outillé·es dans leur prise de parole pour savoir mieux engager les autres, et correctement protégé·es de la désinformation par un esprit critique affûté.
La qualité première pour convaincre, c'est de comprendre les bonnes raisons qu'à l'autre de penser ainsi.
Donc, paradoxalement, on ne convainc pas en imposant son opinion, mais en écoutant pour de vrai, en reformulant, en cherchant les raisons de leurs opinions.
C'est plus lent oui.
Mais même toi, tu ne changeras pas d'avis en 30sec si quelqu'un te dit que tu te trompes depuis toujours.
On se demande souvent Pourquoi veut-on toujours avoir raison ? (article)
Plus de gens formés à la rhétorique, c’est plus de gens qui mobilisent leur Logos et savent ne pas être dépassés par leur Pathos, qui sont plus souverains dans leurs choix et moins exposés aux manipulations.
Avec plus de rhétorique et d’esprit critique, il est encore temps de sortir de cette situation orwellienne.
D'ailleurs, il y a la formidable chaîne L'Esprit Critique qui est en pleine campagne de crowdfunding pour proposer un parcours... d'esprit critique.
PS : j'adorerais les rencontrer, car c'est génial ce qu'ils font, ça fait un énorme écho avec la mission qu'on se donne dans Panache, si jamais quelqu'un les connait pour une mise en relation, merci beaucoup.
Conclusion
La rhétorique et l’éloquence sont des outils puissants pour mobiliser, convaincre et persuader.
Choisir les bons mots, comprendre leurs effets émotionnels et les utiliser à bon escient peut transformer une simple prise de parole en un appel à l’action.
Mais, plus encore, la rhétorique nous permet de naviguer dans un monde saturé d’informations, de prendre du recul face à la manipulation et de renforcer notre esprit critique.
Alors, si tu veux vraiment faire bouger les choses, il ne suffit pas de parler, il faut parler de manière à faire réagir.
Forme-toi, affûte ton art oratoire, et surtout, fais de la rhétorique un allié dans tes prises de parole, qu'elles soient écrites ou orales.
Passe de bonnes fêtes de fin d'année, et muscle ton Logos Robert.
Julien de Sousa, et toute l'équipe Panache.
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Mobilisation & enjeux sociétaux : les stratégies d'action
Introduction
Tu veux que ta marque brille like a diamond, qu’elle fascine, qu’elle hypnotise ?
Comme un film dont on ne peut pas détourner le regard ?
Tu veux une marque qui ne laisse personne indifférent ?
J’ai ce qu’il te faut : le storytelling.
Ou plutôt, l’art de raconter des bonnes histoires.
On dit “storytelling” parce que ça fait américain et que ça donne l’impression d’être stylé.
En réalité le storytelling ça fait des milliers d’années que ça existe et ça a toujours la même structure, la même forme et le même impact.
Aujourd’hui, je vais t’apprendre comment raconter une histoire qui fera vibrer ton audience et donner envie à ton public d’adhérer à ta marque.
En clair, une histoire qui vibre, qui marque et qui fait agir.
Sauf si c’est une marque de ballerines.
Là je ne peux rien faire.
Pourquoi le storytelling est essentiel pour une marque mémorable ?
POV : tu es dans un magasin et on te propose deux bouteilles de vin.
Option 1 : « un bon rouge du Sud-Ouest ».
Option 2 : « Un vin issu d’un vignoble familial, transmis de génération en génération, où chaque grappe est cueillie à la main sous le regard bienveillant d’un chien de berger.»
Laquelle choisis-tu ?
On sait très bien laquelle tu choisis.
Et c’est exactement ça, le pouvoir du storytelling.
Il ne vend pas un produit. Il vend une émotion.
Une histoire dans laquelle ton audience peut se projeter.
Une identité qui fait dire : « J’ai envie d’en faire partie. »

Dans la série Mad Men, une scène culte met en lumière la puissance du storytelling.
Lors d’une réunion avec Kodak, Don Draper, publicitaire de génie, dévoile sa campagne pour le lancement d’un nouveau produit : le projecteur de diapositives "The Carousel".
Plutôt que de vendre un simple projecteur, il vend une émotion.
Il ne parle pas de caractéristiques techniques, mais de nostalgie, de souvenirs et d’attachement familial.
Résultat ? La présentation est tellement immersive et poignante que les dirigeants de Kodak sont bouleversés.
En quelques minutes, Draper transforme un banal projecteur en une machine à voyager dans le temps, une capsule d’émotions et de souvenirs.
En clair, une marque avec une histoire, c’est :
✔ 22 fois plus mémorable qu’un simple argument rationnel (source : Stanford)
✔ Un engagement 50% plus fort sur les réseaux sociaux (source : Forbes)
✔ Un taux de conversion qui grimpe en flèche (source : Nielsen)
En bref : Si tu veux capter l’attention et convaincre de l’intérêt de ta marque, tu dois raconter une histoire qui fait vibrer.
On te recommande de lire notre article sur Comment donner envie au public de t'écouter, pour être plus impactant(e) à l'oral.
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Les 3 ingrédients d’un storytelling percutant et engageant
Un bon storytelling repose sur trois piliers essentiels.
Et non, « balancer un pavé d’infos avec un brin d’émotion » n’est pas une méthode validée par Aristote.
1- La crédibilité
Ton audience doit sentir que tu es une référence sur ton sujet.
Si ton audience ne te croit pas, elle ne t’écoutera pas.
Ton discours doit refléter ta mission, tes valeurs et ton expertise.
Concrètement, montre :
✔ Tes expériences (tes succès, mais aussi tes échecs, on adore ça)
Pour humaniser ton propos et que les gens se reconnaissent dans ton histoire.
✔ Des faits concrets (chiffres, témoignages, exemples)
Pour appuyer le côté sérieux et pro de ce que tu proposes.
✔ Un positionnement clair
Pour montrer que tu as des valeurs, des engagements, une pensée unique.
2 - L’émotion (le carburant du récit)
Tu dois faire ressentir quelque chose à ton audience.
Rire, admiration, nostalgie, excitation… Le storytelling qui marche, c’est celui qui touche.
Si tu n’es pas convaincu, relis les chiffres du début.
Sinon poursuis la lecture parce que je te donne 3 moyens de le faire :
- L’anaphore (répétition en début de phrase) : « Je me souviens de cette sensation. Je me souviens du doute. Je me souviens du moment où tout a changé. »
L’anaphore c’est une figure de style qui permet à la fois d’ancrer une idée dans la tête de ton audience mais aussi de la rendre vivante en temps réel.
Dans cet exemple, on vit le moment avec toi.
Tu crées un moment qui rassemble.
- L’image frappante : « Ce projet est une graine que nous avons plantée il y a 10 ans et qui aujourd’hui donne ses premiers fruits. »
En utilisant une image frappante, tu donnes à voir une sensation forte qui touche directement en plein cœur ton audience.
- La question rhétorique : « As-tu déjà ressenti cette montée d’adrénaline avant un grand moment ? »
La réponse est évidente et elle engage ton public sur deux plans :
- Elle répond dans sa tête et donc te répond indirectement
- Elle se reconnaît en toi.
3 - La logique (rassurer et convaincre)
Ton histoire doit être bien construite et logique.
Un bon storytelling, c’est comme une démonstration mathématique : on doit arriver à la conclusion sans lever un sourcil dubitatif.
Tout l’inverse de moi en cours de math ceci étant dit.
Pour ça, tu peux te servir de ces outils rhétorique pépites :
- L’analogie : comparer avec un concept connu.
« Raconter une bonne histoire, c’est comme préparer un bon plat : il faut des ingrédients précis, un bon dosage et un peu de créativité. »
Ça permet de ne pas perdre ton audience quand t’explique un concept complexe. Ça vulgarise et facilite la compréhension.
- L’enthymème : raisonnement implicite.
« Les marques qui réussissent ont une histoire forte. Et si ton succès commençait par ton histoire ? »
Ça vient créer un lien, un questionnement où la réponse ne peut-être que “oui”.
Et si c’est “oui” c’est que tout roule.
- L’argument d’autorité : appuyer avec des chiffres et études extérieurs.
« 22 fois plus mémorable selon Stanford »
L’argument d’autorité c’est un classique mais il est excellent pour renforcer fortement la structure de ton message.
Moi par exemple j’ai déjà acheté une formation de crypto parce que c’est Oussama Amar qui l’avait créé.
J’rigole.
(Mais beaucoup le font certainement)
Comment structurer un récit impactant qui marque les esprits ?
Ce qu'il te faut : une accroche qui captive.
Le but : attraper ton auditeur dès la première seconde.
Parce que si tu l’attrape pas dès le début par le colback, il va filer comme la majorité des poissons que j’ai voulu pêcher la seule fois où je l’ai fait.
3 types d’accroches ultra efficaces pour réussir :
✔ L’histoire immersive : « Tout semblait bien parti pour Alice… jusqu’au jour où elle perdit son plus gros client. »
L’idée c’est de faire en sorte que la personne, les personnes à qui tu parles se reconnaissent dans l’histoire.
Alice c’est tout le monde puisque. Alice c’est toi, moi, nous et tous ceux qui le veulent.
✔ Le chiffre choc : « 80% des consommateurs se souviennent plus d’une histoire de marque que d’une publicité classique. »
80% c’est un sacré chiffre.
Et si le titre de ta conférence c’est “L’art du storytelling pour booster la puissance de votre marque” et que tu commences comme ça…
Ça veut dire implicitement que ce que tu vas raconter par la suite à quand même beaucoup d’intérêt à être écouté.
✔ Le paradoxe : « Et si le secret du storytelling n’était pas de parler de toi… mais de ton audience ? »
Ce qui est paradoxal, contre-intuitif, inhabituel vient toujours titiller les oreilles parce qu’on a envie de comprendre pourquoi justement la personne avance ce genre d’argument alors que ça ne paraît pas logique.
Spoiler alert : ça l’est.
(Tu le sais si tu as bien tout lu).

Le 11 février 1990, Nelson Mandela, libéré après 27 ans de prison, prononce un discours historique appelant à l’unité, la paix et la réconciliation en Afrique du Sud.
Plutôt que d’inciter à la vengeance, il prône la construction d’un pays démocratique, affirmant que "jamais plus" l’oppression ne doit diviser son peuple.
On a écrit un article sur les 6 étapes pour délivrer une prise de parole réussie, n'hésite pas à aller jeter un oeil !
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Transformer ton storytelling en machine à conversions
Le but ultime de tout ça ?
Que ton storytelling ne soit pas juste joli… mais qu’il transforme.
Pour ça il y a un terme à la mode que l’on appelle : Call to action (CTA).
C’est comme pour “Storytelling” une manière fancy de dire “un appel à l’action”.
Et un appel à l’action c’est souvent en fin de discours pour inviter les gens qui t’écoutent à passer à l’acte : acheter, regarder, commander, partager…
Parce que si tu parles 4 plombes d’un sujet pour à la fin dire :
“Allez ciao c’était cool !”
T’as moins de chance de faire en sorte que les gens s’impliquent dans ton projet que si tu lances un bon :
“Et maintenant si vous voulez faire x22 de bénéfices avec votre marque, appelez-moi avant jeudi prochain”.
Ça aura pas le même impact disons.
Ajoute un élément d’urgence : « Offre valable 48h », « 10 places restantes »… Rien de tel pour déclencher l’action immédiate.
Conclusion : Le storytelling, c’est un art qui se travaille
Le storytelling, c’est bien plus qu’un simple récit.
C’est un art, une science et un levier puissant pour captiver, marquer les esprits et inciter à l’action.
Une bonne histoire ne se raconte pas au hasard. Elle se construit, elle se peaufine, elle se maîtrise. Et comme tout art, ça s’apprend.
Chez Panache, on ne se contente pas de t’expliquer comment raconter une histoire. On t’accompagne pour créer un storytelling percutant, authentique et irrésistible – celui qui fera vibrer ton audience et propulsera ta marque.
Découvre nos formations en prise de parole et transforme tes discours dès aujourd'hui.
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Julien de Sousa et toute l'équipe de Panache.

Comment maîtriser le storytelling captivant pour valoriser ta marque ?
1. Contexte
Le Groupe L'Occitane, basé à Genève en Suisse, est une référence mondiale dans le domaine de la beauté et du bien-être, avec sa marque emblématique L'Occitane en Provence.
Mais le groupe ne s'arrête pas là.
En pleine expansion internationale, il acquiert de nouvelles marques et se renforce sur de nombreux marchés, avec une sensibilité accrue à l'impact social et environnemental.
Aurélie Uricher, responsable de la communication interne, a fait appel à Panache pour un défi de taille : préparer les cadres supérieurs du groupe à communiquer efficacement une nouvelle stratégie confidentielle.
2. Les défis du Groupe L'Occitane
Imagine-toi devant un public lors d'un discours de mariage, avec ce mélange de nervosité et d'excitation. Maintenant, multiplie ce stress par 1000 : tu dois convaincre des dirigeants venant de plusieurs pays et tu parles en milliards d'euros.
C'est exactement le défi que devaient relever 10 C-level du Groupe L'Occitane.
Leur mission : embarquer toutes les parties prenantes internes - actionnaires, board, équipes - dans une nouvelle stratégie cruciale pour l'avenir de l'entreprise.
3. L'accompagnement Panache
Pour relever ce défi, nous avons mis en place un parcours "Parle avec Panache" complet.
Notre accompagnement a mis l'accent sur le fond : ce que tu dis est tout aussi important, voire plus, que la façon dont tu le dis.
Les ateliers collectifs à Genève et en visio ont permis de poser les bases.
Puis, chaque C-level a bénéficié de deux sessions d'une heure de coaching individuel pour préparer des prises de parole concrètes en français ou en anglais. Durant trois mois, nous avons travaillé intensément pour affiner leurs discours et renforcer l'impact de leur message.
Un de nos conseils clés : toujours commencer par une histoire personnelle ou un fait marquant pour capter l'attention.
Par exemple, un des C-level a débuté son discours par une anecdote sur un petit producteur de lavande en Provence, ce qui a immédiatement rendu son message plus tangible et émouvant pour l'audience.

4. Les succès
Adrien Geiger, CEO du Groupe, a donné deux prises de parole stratégiques mémorables :
✅ La première, devant le board, a été un succès retentissant. Il a présenté la nouvelle stratégie avec une telle clarté et conviction que les actionnaires ont décidé d'investir encore plus dans le groupe.
✅ La deuxième intervention, lors d'un séminaire international, a suscité une vague d'intérêt et d'approbation incroyable parmi les équipes.
Marie Grasset, DRH du groupe, a également marqué les esprits avec une conférence galvanisante :
✅ Elle a su embarquer toutes les équipes avec un discours puissant et inspirant, aligné parfaitement avec le mantra du groupe : People, Planet, Profit.
Un autre conseil que nous avons donné et qui s'est avéré crucial : être synthétique et aller à l'essentiel. Dans un contexte où chaque seconde compte, il faut être capable de délivrer les messages clés de manière concise et percutante.
En somme, grâce à notre accompagnement, le Groupe L'Occitane a pu lancer sa nouvelle stratégie sur des bases solides, avec des leaders confiants et convaincants, prêts à guider leurs équipes vers de nouveaux horizons. Le succès de ces interventions montre bien l'importance de la préparation et de l'impact d'un discours bien structuré et pertinent.

Pour mettre du panache dans vos équipes, ça se passe sur cette page.

Groupe L'Occitane : embarquer les équipes dans une nouvelle stratégie
1. Contexte
Chaque été, le Canceropôle PACA organise son séminaire annuel de la recherche contre le cancer, un événement de deux jours qui réunit experts internationaux, chercheurs de renom, institutions publiques et jeunes scientifiques issus de laboratoires de pointe.
En 2025, Panache a été sollicité pour transformer cet évènement scientifique en une expérience mémorable, marquante, et surtout : plus vivante.
Le but ? Faire émerger la voix de la nouvelle génération de chercheur·euses,à travers une meilleure prise de parole tout en rendant la science plus incarnée, plus accessible, plus enthousiasmante, auprès de publics variés : décideurs, financeurs, grand public.
2. Les défis du Canceropôle
Trop souvent, la recherche scientifique peine à exister hors des cercles académiques. Pourtant, derrière les données, il y a des visages, des engagements, des combats humains.
Notre mission avec le Canceropôle était donc double :
- Accompagner des jeunes chercheurs à prendre la parole avec impact, clarté et émotion ;
- Concevoir une mise en scène narrative forte, pour que ces prises de parole s’inscrivent dans un tout cohérent, captivant et inspirant.
3. L'accompagnement Panache
Nous avons imaginé un concept original et sur-mesure : le Cancéropôle Express.
Un voyage imaginaire en train, où chaque gare représentait un institut, un laboratoire, une équipe. À chaque arrêt, un jeune chercheur montait à bord… pour pitcher son projet. Mais pas n’importe comment.
Nous avons :
- Formé chaque intervenant à capter l’attention dès les premières secondes de leur prise de parole, à structurer leur pitch avec puissance, à vulgariser sans trahir le fond ;
- Intégré des éléments de storytelling et de mise en scène : gestes, rythme, émotions, anecdotes personnelles, images fortes ;
- D'ailleurs on a écrit un article sur Comment maîtriser le storytelling captivant pour valoriser ta marque ?
- Travaillé avec eux pour qu’ils osent sortir du registre classique, et parlent avec passion, précision, et présence ;
- Tourner et monter une vidéo illustrative pour rythmer et s'immerger dans chacune des interventions orales.

Et parmi ces intervenants… Lola Bellone s’est distinguée.
Jeune chercheuse à l’IRCAN, Lola avait une prise de parole à faire autour de ses travaux en immunologie et cancer, où elle étudie comment certaines cellules de notre système immunitaire, les neutrophiles, peuvent favoriser le développement du cancer de la peau en tissant des "toiles" d’ADN nuisibles. Grâce à la préparation menée ensemble, elle a su raconter ses recherches comme une histoire, marier rigueur scientifique et émotion humaine, et faire vibrer la salle.
4. Les succès
✅ Les prises de parole de ces chercheurs ont été le moment le plus plébiscité des 2 jours du séminaire annuel.
✅ Lola a remporté le prix du meilleur pitch du séminaire, une reconnaissance importante dans son parcours de chercheuse.
✅ Elle a gagné en visibilité au sein de son réseau, mais aussi auprès d’acteurs institutionnels présents lors de l’événement.

Mais ce prix ne récompense pas seulement sa performance individuelle.
Il incarne le pari réussi de l’événement tout entier, faire de la parole scientifique un moment de transmission vivante, enthousiasmante et porteuse d’avenir.
“Ce qu’on a fait avec le Cancéropôle, ce n’était pas juste un accompagnement à la prise de parole. C’était une réinvention de la manière dont on parle de la science. Une manière plus incarnée, plus sensible, plus mobilisatrice. Et avec des chercheurs comme Lola, on a vu que c’était non seulement possible, mais puissant.” Romain Pachoud, Directeur Communication.
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Et pour voir les prises de parole de ces jeunes chercheurs, c'est par ici :

Canceropôle : réinventer la prise de parole scientifique
1. Contexte
HelloAsso, acteur majeur de soutien aux associations en France (+400 000 asso utilisent HelloAsso, et +2 milliards d’euros ont été collectés grâce à leur plateforme), s’apprêtait à vivre un tournant stratégique : le départ de sa présidente, visage de la structure depuis 15 ans. Ce changement de gouvernance a déclenché une envie forte en interne : faire émerger un collectif de nouveaux porte-parole, capables de représenter l’organisation avec clarté, conviction et cohérence.Un véritable défi de leadership à relever collectivement.
C’est dans ce contexte que Panache a été sollicité pour concevoir un parcours sur mesure, avec une ambition claire : faire des huit membres du comité de direction, direction com', produit, relation client, partenariats... des ambassadeurs et ambassadrices puissants de la mission HelloAsso.
Ils ont appelé ce programme en interne : les Top Voices.
2. Les défis de HelloAsso
Au-delà de la simple montée en compétences à l’oral, l’équipe faisait face à plusieurs enjeux profonds :
- Multiplifier les prises de parole incarnées, sans tout faire reposer sur une seule figure médiatique ;
- Rendre chaque pitch plus stratégique et engageant, quel que soit le public : mécènes, partenaires, journalistes, salariés, monde associatif ;
- Faire évoluer la culture interne autour de la communication : passer du spontané au structuré, sans perdre l’authenticité.
Et surtout, faire tout cela sans tomber dans le one-shot, mais dans une logique d’appropriation progressive, de pratique régulière, et de soutien collectif.
3. L'accompagnement de Panache
Panache a conçu un parcours “Parle avec Panache” étalé sur 3 mois, intégrant tous les ingrédients qui font la force de notre pédagogie pour développer un leadership fort et incarné :
- Ateliers collectifs immersifs avec pratiques, mises en situation appliqués à leurs enjeux, et frameworks adaptés ;
- Coachings en petits groupes (trios) pour creuser des cas concrets ;
- Coach IA disponible à tout moment pour s’entraîner, tester, réviser ;
- Défis et challenges réguliers, envoyés dans un groupe d’entraide pour garder le rythme et la motivation ;
- “Panache Score” d’entrée et de sortie, pour mesurer l’évolution réelle de chaque participant ;
- Mindmap & supports personnalisés, pour ancrer les apprentissages dans le quotidien.

Mais au-delà des outils, c’est notre réactivité et notre adaptation permanente aux besoins de l’équipe qui a été révélateur : retours rapides, ajustements pédagogiques, accompagnement humain et chaleureux.
"On s’est vraiment sentis accompagnés par des experts, mais surtout par des gens qui aiment transmettre. Ce n’était pas de l’éloquence creuse, c’était de la vraie rhétorique, actionnable, puissante, vivante." – Charlie Tronche, Chief Brand Officer
4. Les succès
✅ Une transformation de la posture des 8 membres du Codir : chacun.e a trouvé sa voix, appris à cadrer ses discours, à adapter son message et à mieux incarner la vision de HelloAsso.
✅ Des prises de parole marquantes et remarquées :
- Olivia, lors d’un grand kick-off interne, a captivé 160 personnes avec un discours préparé, inspiré… et applaudi.
- L’équipe a présenté une vision à 5 ans travaillée collectivement, avec rigueur rhétorique et impact émotionnel.
✅ Une culture de la parole qui évolue :
- Chacun a intégré les réflexes Panache (structure en U, AEI, storytelling, calibrage des slides…) ;
- Le comité de direction commence à considérer chaque prise de parole comme stratégique, et à se donner les moyens de la réussir.
✅ Des outils intégrés au quotidien :
- Melissa utilise désormais les frameworks même dans ses posts LinkedIn, à découvrir en vidéo ici ;
- Charlie a changé totalement sa manière de préparer ses interventions, inversant la logique : d’abord le message, ensuite les slides.
✅ Une moyenne de 9,7/10 attribuée au parcours, avec des scores de recommandation à 10/10.
✅ Un Panache Score en nette progression pour chaque membre, mesurable et valorisable.

"Je suis sorti du parcours avec des réflexes clairs. Aujourd’hui, je sais exactement quel outil utiliser selon le contexte. Et ça change tout." – Olivia
"Ça nous a déjà permis d’évoluer dans notre manière de transmettre, en interne comme en externe. On sent qu’un shift est en train de se produire dans notre culture." – Lucie
Ce que montre l’aventure HelloAsso, c’est qu’un parcours pensé dans la durée, combinant collectif et individuel, tech et humain, méthode et inspiration, transforme profondément la manière de s’exprimer, et de fédérer.
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HelloAsso : créer une armée de Top Voices pour l’engagement citoyen
Introduction
Les projets qui passent entre nos mains gagnent leur concours de pitch.
Dans notre métier, je me pose souvent cette question :
Si nous n'avions pas été là, est-ce que les entrepreneurs et entrepreneuses que nous avons aidés auraient tout de même remporté le premier prix ?
Difficile de le savoir, cet univers parallèle n'existe pas.
S'il existait, je pourrais savoir ce qu'il se serait passé si j’avais décidé de poursuivre mes propres BD Titeuf quand j’avais 10 ans.
Ce qui est sûr, c'est que ce sont à chaque fois des projets canon qui ont un réel impact et qui méritent de prendre de la lumière, de prendre de la place, de prendre de l'ampleur. Et des entrepreneurs et entrepreneuses qui ont le mérite de vouloir casser les anciens modèles.
Alors, qu'ils remportent ou pas des concours renommés, c'est toujours une fierté de les aider à prendre la parole, à mieux parler de leur projet entrepreneurial et à le présenter de manière claire.
Car un pitch embarquant crée du désir, le désir crée un changement, et le changement crée une nouvelle histoire pour notre monde.
Mais bon, quand même.
Ça fait pas mal de succès au tableau (pour ne citer que les 3 plus gros gains) :
Le Google Impact Challenge :
🥇 Konexio lauréat parmi 10 finalistes, prix de 600.000€
Qui Veut Être Mon Associé sur M6 :
🥇 BeautyMix qui convainc Jean-Pierre Nadir, gain de 300.000€
L’Abeille Assurance :
🥇 Circouleur lauréat parmi 750 projets, prix de 160.000€
Autant te dire que le Retour sur Investissement est largement rentabilisé.
Et chaque année, avec toute l’équipe, nous accompagnons les finalistes de la Fondation la France s'engage. Du lourd et des étoiles.

Le Label de l'innovation sociale en France.
Bon là, quand on coache tous les finalistes, on a 100% de réussite of course !
Et puis il y a tous ceux que j'accompagne en ce moment qui sont en pleine levée de fonds de 1M€ à 10M€.
Ça m'a donné envie de te partager quelques secrets pour réussir une présentation et faire des pitchs gagnants.
Comment créer un pitch gagnant ?
Derrière ce titre aguicheur façon YouTube se cache une vérité : il n'existe pas de formule magique pour une présentation efficace.
"Ah mince... bon j'arrête de lire alors ?!"
Reste avec nous, tu vas néanmoins découvrir quelques techniques pour devenir ceinture noire d’elevator pitch et présenter le meilleur de toi-même en quelques minutes.
Mais… même Teddy Riner a déjà perdu des matchs !
Les résultats d'un concours ne dépendent pas seulement de la qualité de ton discours. Il faut également prendre en compte :
- La qualité de ton projet,
- La solidité de ton projet,
- L'utilité de ton projet,
- La désirabilité de ton projet,
- L'intérêt que peuvent avoir des membres du jury à te faire gagner.
Donc si ton projet est bancal, flou, inutile et que personne n'en veut (ni clients, ni jurés), même avec la plus belle rhétorique du monde, je doute que tu puisses remporter quoique ce soit. Sinon, tu es probablement un beau charlatan.
Et il n'y a aucune chance qu'on travaille ensemble, car on le voit très vite lors de nos premiers échanges. On ne nous la fait pas à nous ;)
Notre métier consiste à analyser dans un premier temps ton business, ta stratégie et ta proposition de valeur.
Nous accompagnons donc de vrais entrepreneurs, de vrais leaders, de vrais orateurs en puissance. Pas des beaux parleurs.
Conseil n°1 : Monter un projet utile, désirable, faisable et viable
Tu te lances dans cette fabuleuse aventure qu'est l'entrepreneuriat ? Parfait, bienvenue dans les montagnes russes émotionnelles !
Entreprendre, c'est comme un périple à vélo : on avance, on voyage, on change de vitesses, on valide des étapes clés, on pédale parfois dans la semoule... et on a souvent mal au cul (voici un article que j'avais rédigé sur le parallèle entre entrepreneuriat et voyage à vélo).
Donc lorsqu'on s'embarque dans un tel périple, avant même d'aller à la chasse aux concours, aux prix, aux financements, il est indispensable de bien valider ces 4 points sur ton projet :
1- Utilité
Ça permet d'aider qui ? D'aider à quoi ? Comment rends-tu meilleure la vie de tes bénéficiaires ?
2- Désirabilité
Est-ce que tes bénéficiaires veulent ta solution ? Répond-elle à un vrai besoin ? L'utilisent-ils, en parlent-ils ?
3- Faisabilité
Quelles sont tes ressources (technologies, compétences, organisation…) pour mettre en œuvre ta solution ? Où vas-tu les chercher ?
4- Viabilité
Comment gagnes-tu de l'argent ? Pour quelle rentabilité ? Comment utilises-tu l'argent ?
Cela fait maintenant plus de 10 ans que je baigne dans le monde entrepreneurial, je suis attentif à notre monde économique et aux innovations qui se lancent chaque jour. Cette veille continue, couplée aux nombreuses rencontres que je fais, me donne l'avantage de tout de suite voir si un projet et un modèle économique me semblent pertinents sur un marché. Et si moi-même, après avoir pris le temps de bien comprendre ton projet pendant 1h, je ne suis pas convaincu, comment veux-tu que des jurés le soient en 3min12 ? Alors avant de te lancer dans une course à l'échalote, assure-toi que ta recette de base possède ces 4 ingrédients.
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Conseil n°2 : Faire des pitchs fictifs
Quand je parle de "pitch fictif", je ne veux pas dire "monte sur scène et envoie de la poudre aux yeux".
Tes "pitchs fictifs" se passent avant n'importe quel concours.
Tous les jours.
Toutes les occasions sont bonnes pour sonder tes idées, ton nouveau produit, ton projet.
C'est le moyen le plus rapide de récolter des retours sur l'utilité (1) et la désirabilité (2), voire des pistes sur les deux autres points.
C'est ce qu'on fait très souvent chez Panache avant de créer un nouveau produit : on parle d'une formation comme si elle existait, alors qu'on ne la lance vraiment que si on perçoit un réel intérêt. Intérêt validé par de réelles inscriptions.
Mais attention, pour faire ce genre de pitchs, je t’invite à :
- Parler au présent, toujours. On doit avoir l'impression que ça existe pour de vrai, même si ton idée ne tient que sur un post-it. Les gens ne se projetteront pas si tu parles au conditionnel ou au futur.
- Adapter chaque pitch à ton interlocuteur, toujours. La clé d'un pitch désirable réside dans sa capacité à intéresser un public donné à un moment donné. Alors, en quoi ça va les intéresser ?
- Partager tout l'enthousiasme que ton projet génère en toi, toujours. Plus tu le partages avec joie, plus ton projet devient attractif. Et si tu as la sensation que ça sonne faux, que le projet ne te met pas en joie... alors es-tu sûr·e de te lancer dans ce long périple à vélo ?
Également, par pitié Jésus Marie Joseph N'Golo Kanté, n'aies pas peur de présenter ton idée à ton entourage !
Tu as peur qu'on te la vole ?
Je peux t’assurer que ça demande tellement de travail avant que l'idée ne se transforme en succès que personne ne s'amusera à se lancer dedans tête baissée.
Et si c'était une grosse boîte avec un gros budget qui découvrait l'idée ?
Alors dans tous les cas, le jour où ils te découvrent, ils ont les moyens de te rattraper en un clin d'œil...
L'autre effet positif de ces pitchs fictifs, c'est qu'ils t’obligeront à tenter des choses, et notamment à parler de toi et à te présenter en quelques mots.
Conseil n°3 : Parler de toi, de tes valeurs et motivations
Il y a une série sur Netflix qui s’appelle "StartUp". C'est l'histoire de 3 "faux entrepreneurs" qui décident de monter une startup dans la cryptomonnaie pour blanchir de l'argent.
Dans un épisode, nos 3 brigands (ouh les méchants) rencontrent un riche homme d'affaires dans sa villa avec piscine-barbecue-extra-fromage. Ils ont quelques minutes pour lui présenter efficacement leur idée. Suite à quoi, notre millionnaire se décidera à investir, ou pas, dans leur projet de création d’entreprise.
Le pitch est clair, structuré, solide.
Le projet est utile, désirable, faisable, viable.
Tous les voyants sont verts, non ?
Et pourtant, il manque quelque chose à notre investisseur. Il a entendu des centaines et des centaines de pitchs. Il a déjà investi dans des dizaines de startups. Il est rodé.
Il pose une simple question à nos wannabe startupers :
"Pourquoi vous ?"
Bafouillages, argumentations bancales, justifications tantôt approximatives, tantôt convaincantes.
Nos faux entrepreneurs se loupent monumentalement et ont 24h pour réfléchir à cette question et revenir avec une réponse puissante.
J'arrête le spoil.
Dans le développement de ton projet, pose-toi sérieusement cette question : pourquoi toi ?
- Pourquoi avoir monté ce projet ?
- Qu'est-ce qui t’anime ?
- Quelle est ta raison d'être ?
- Quelles sont les valeurs que tu souhaites défendre ?
- Comment cela peut-il résonner chez celles et ceux qui t’écoutent ?
Bien trop souvent, les entrepreneurs pensent qu'il suffit d'avoir un beau projet innovant pour captiver et embarquer autour d'eux.
Nous ne sommes pas des êtres rationnels.
Et cela vaut aussi pour des membres du jury.
Donc ne cherche pas seulement à convaincre, cherche aussi à persuader, à créer du désir, à te connecter aux valeurs de tes interlocuteurs.
Et pour ça, il faut déjà être au clair avec les tiennes et les exposer à chaque prise de parole (retrouve cet article qui permet de travailler ton image, ton Ethos).
D'ailleurs, de manière plus large, c'est un exercice non seulement utile pour ton projet, sinon pour toi-même en tant qu'individu.
Mais siii, tu sais, quand on te pose ce genre de questions :
- T'es qui toi ?
- Tu fais quoi dans la vie ?
- Parle-moi de toi ?
Ceux qui te posent ces questions ne s'attendent pas à avoir le détail de tes 20 dernières années, sauf s'ils sont dans un cabinet et que tu es allongé sur un divan en cuir capitonné.
Que ce soit donc pour expliquer ton projet ou te présenter toi-même, tu remarqueras qu'il est important d'adapter ses messages et son langage à ses auditeurs.
De fait, tu te rends déjà compte qu'il n'existe pas UN pitch pour ton projet, mais une multitude de pitchs à avoir sous le coude pour l'adapter à ton audience. Au même titre que tu n’as pas UNE seule histoire te représentant, mais une multitude de possibilités pour parler de toi. Tout dépendra de qui est face à toi et quel est ton objectif à ce moment-là ? (lire notre article sur Comment donner envie au public de nous écouter ?)
Conseil n°4 : Structurer un pitch convaincant ET persuasif
Si tu tapes "pitch canvas" sur un moteur de recherche (de préférence Ecosia ou Lilo ;), tu trouveras facilement des templates tout prêts pour préparer une présentation.
Tu peux trouver des plans de présentation, des exemples de présentation, des diapos déjà prêtes, etc. Mais ce que tu ne trouveras pas, c'est comment utiliser les techniques de rhétorique pour être à la fois convaincant (faire changer d'opinion) et persuasif (donner la motivation à agir).
Alors, on a mis notre propre “Template de Pitch Parfait en U” en téléchargement dans notre antisèche “Panache dans ta Poche”. A retrouver à droite de cette page (ou en bas de page si tu es sur mobile).
Fais-en bon usage !
Enfin, voilà la réflexion à toujours garder en tête pour être sûr d’effectuer une présentation adaptée à ta cible et à ton objectif :
"Voilà un PROBLÈME qui vous concerne. Ce PROBLÈME vient du fait qu’on pense qu’il faut faire comme ça, mais il faudrait faire COMME ÇA. Pour ce faire, il faut COMMENCER comme ça."
À toi les premiers prix et les pluies d'euros sur toi, tes idées et tes projets !
Conclusion
En conclusion, un pitch gagnant repose sur bien plus qu’une simple présentation convaincante. Il s’agit de mettre en avant un projet utile, désirable, faisable et viable, tout en le présentant de manière claire et captivante. Les entrepreneurs qui réussissent ne se contentent pas d’expliquer leurs idées : ils partagent leur vision, incarnent leurs valeurs, et suscitent le désir d’agir.
Chaque projet est unique, et le succès dépend d’une combinaison subtile entre préparation, authenticité et adaptabilité. Que ce soit pour remporter un concours ou embarquer de nouveaux partenaires, un pitch bien préparé a le pouvoir de transformer des idées en opportunités et d’ouvrir la voie à un impact durable.
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Julien de Sousa, fondateur de Panache.

Comment créer un pitch gagnant à (quasi) tous les coups ?
Introduction
Pour certain.e.s, la prise de parole en public c'est aussi agréable que de marcher pieds nus sur des Lego.
Mais après c’est chacun ses délires, on ne porte aucun jugement.
Pourtant, une communication ultra efficace c’est ce qui peut transformer toute ton entreprise.
Pourquoi ?
Parce que des collaborateurs capables de captiver un auditoire, de vendre du sable à un Saharien ou de convaincre le service IT de réparer l'imprimante pour la énième fois, c’est quand même sacrément badass.
Oui, la maîtrise de l'art oratoire est devenue indispensable, surtout à une époque où les soft skills sont les nouvelles rock stars du recrutement.

Tu maîtrises cet art à la perfection, tu es le/la king/queen incontesté(e)
1. Identifier les besoins et niveaux de tes collaborateurs
Avant de jeter tes collaborateurs sur scène avec un micro, il serait judicieux de savoir où ils en sont dans leur confiance à l’oral.
Peut-être que Sophie des RH est déjà une oratrice née, tandis que Jean-Michel du marketing, préfère négocier avec son chat plutôt qu'avec un public.
(Encore une fois on ne juge pas)
Évaluer le niveau de chacun te permettra d'adapter la formation et de trouver exactement ce qu’il vous faut.
D’expérience, on te dira que les principaux problèmes quand on parle de prise de parole sont :
- La crainte du jugement
- Le manque de structure
- Le manque de confiance
Cette petite voix intérieure qui murmure : "Et si je me ridiculisais devant tout le monde ?" a le vent en poupe chez toutes les personnes pour qui la prise de parole est un défi.
Elle indique toujours une peur issue de croyances limitantes ou de jugements personnels qui bloquent la moindre perspective de progression à l’oral.
Si tu souhaites en savoir plus sur ce sujet, on a développé tout un article sur l’Effet Pygmalion pour prendre confiance en toi à l'oral.
Fixe donc des objectifs clairs :
- Gagner en aisance
- Structurer son discours
- Ou simplement éviter de s'évanouir devant le/la PDG (après si ce sont des beautés moi je comprends).
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2. Concevoir un programme de formation adapté
a) Les formats possibles
Ateliers internes vs formation externe
Les ateliers internes renforcent la cohésion et c’est peut-être une bonne manière pour commencer. Tout le monde se connaît, on sort un peu moins de sa zone de confort donc c’est rassurant et on peut se ménager.
Bref, c’est cool pour débuter.
Est-ce que c’est suffisant ? Nope.
Une formation externe apporte une perspective fraîche. Surtout, une expertise fraîche.
Si tu fais appel à des pros, tu fais appel à une expérience, une réactivité et un travail en profondeur.
Chez Panache par exemple, nous prenons le temps de définir les enjeux de chacun et d’y proposer une solution adaptée pour promettre “un effet waouh” qui fera véritablement la différence.
En optant pour une formation externe, tu choisis de challenger tes équipes pour implémenter un vrai changement durable.
En résumé :
- Ateliers internes : rassurants, renforcent la cohésion. Parfait pour démarrer.
- Formation externe : expertise de pros, impact durable.
Coaching individuel vs travail en groupe
Le coaching individuel permet de travailler sur des points spécifiques.
Il permet une approche plus personnalisée, au cœur des besoins de la personne et s’adapte à son rythme et ses objectifs.
Le travail en groupe favorise l'émulation et les fous rires partagés. C’est un véritable moment où tout le monde peut se soutenir, s’encourager et s'entraider.
Si tu trouves une formation qui contient les deux approches, c’est la meilleure façon d’offrir une véritable progression à toute ton équipe. C’est le cas chez nous.
En résumé :
- Coaching individuel : ultra-personnalisé, focus sur les besoins propres
- Le travail de groupe : émulation collective, soutien, défis funs
La gamification et les mises en situation immersives
Jouer, c’est la meilleure façon d’apprendre.
Rien de tel qu'une petite compétition amicale pour motiver les troupes.
Qui dira le plus de "euh" en une minute ?
Qui réussira à convaincre le plus de personnes à lire tel livre ou à voir tel film ?
Qui fera le plus beau discours sur “Où vont les chaussettes qui se perdent dans la machine à laver ?”.
Lance-toi des défis en interne pour stimuler l’envie de réussir et augmenter considérablement la pratique.
b) Les compétences clés à travailler
La maîtrise du discours
Apprendre à structurer son propos pour éviter de partir dans tous les sens.
Parce que la première chose dont vos futur.e.s orateur ou oratrice doivent se soucier c’est de se faire comprendre par leur audience. Pour ça, il leur faut un plan.
Quel plan choisir ? Logique ? Chronologique ? Analytique ?
Quels types d’arguments ? De figures de style ?
Et surtout comment mélanger tout ça pour avoir un rendu qui se tient, qui est intéressant à écouter et qui transmet quelque chose.
Parce que personne n'a envie d'écouter une histoire qui commence par "Il était une fois" et se termine par "Et c'est ainsi que j'ai perdu mon parapluie".
On a connu mieux. Enfin sauf si ton standard c’est le film Catwoman.
La bonne dose d’émotions
Les arguments, les chiffres, les stat’ c’est oui mais trop, c’est non, c’est pas ok.
Je peux pas être plus clair.
Si c’est pour être aussi drôle et émouvant qu’un tableau Excel, tu peux éventuellement demander à ta team de directement projeter ce même tableau Excel pour parler à ta place.
Par contre, si tu veux qu’elle devienne une virtuose de la communication orale, l’appel à l’émotion, c’est l’art merveilleux qui va donner de la profondeur à n’importe quel speech.
On est beaucoup plus persuasif quand on va essayer de soulever des émotions de nos auditeurs.
C’est pour ça que toutes les grandes marques ne vendent pas un produit mais une histoire.
Apprendre les ressorts d’une histoire impactante c’est ce qui va différencier tes collaborateurs des autres personnes du marché.
On a crée un article sur Comment transmettre des émotions à l'oral qui peut t'aider à comprendre ce que j'avance ici.
Le langage non-verbal et l’impact de la voix
Ici on est plus dans le domaine de l’éloquence.
Comment on module sa voix ?
Comment on se tient quand on parle ?
Le bon rythme, les silences, les “euuuuh” intempestifs etc…
Autant de choses auxquelles il faudra veiller à travailler profondément pour délivrer le message de la manière la plus puissante possible.
En résumé :
- Structurer son discours
Parce que partir dans tous les sens, c’est le meilleur moyen de perdre son audience. - Jouer sur les émotions
Un bon orateur, c’est un storyteller. Factuel ET impactant. - Maîtriser son langage non-verbal
Posture, voix, rythme, silences : il faut un équilibre entre ton langage verbal et ton langage non-verbal.
Le discours d’Oprah Winfrey aux Golden Globes a marqué les esprits de part :
- Elle utilise des mouvements naturels et amples pour accompagner l’émotion.
- Ses changements de posture traduisent la progression de son discours.
- Son regard intense et dirigé guide la foule et donne de la force à ses mots.
3. Intégrer la prise de parole dans la culture de l’entreprise
Encourager la pratique régulière
Organise des "Toastmasters" maison, où chacun présente un sujet, du dernier rapport trimestriel à sa recette secrète de tiramisu.
(On veut la recette.)
Plus largement, tous les jours une occasion de prendre la parole se présente.
Si tu veilles à mettre en lumière ces moments ou même à les créer, tu vas ancrer considérablement la pratique dans l’esprit de tes collaborateurs et collaboratrices.
Par exemple, ne serait-ce qu’en réunion, tu peux :
- Proposez en amont à quelqu’un d’animer toute la réunion.
- Donner un peu plus la parole à des collègues qui parlent moins
- Demander à chaque personne de prendre 30 secondes pour résumer sa journée de la veille.
C’est à toi de voir comment faire en sorte que chaque jour, soit une opportunité pour tout le monde de progresser un peu plus.
Valoriser les progrès et la prise d’initiative
Nous l’avons vu au tout début : la confiance en soi est un des premiers freins qui empêche les gens de prendre la parole.
Bien-sûr que se former, connaître les outils et pratiquer permet de se sentir plus à l’aise.
Seulement tu le sais, rien ne vaut un :
- “Bien joué Michel oh !”
C’est d’ailleurs ce que nous encourageons grandement lors de nos parcours de formations en prise de parole.
Nous mettons en avant surtout les qualités et les points forts de chaque orateur et oratrice pour qu’ils se sentent de plus en plus en confiance.
Et bizarrement, plus ils le sont, plus ils deviennent incroyablement doués à l’oral.
Magique non ?
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4. Mesurer l’impact et ajuster la formation
Recueillir et analyser les retours des collaborateurs
Un petit questionnaire anonyme pour savoir si la formation a été utile ou si tout le monde a simplement apprécié les croissants offerts peut aussi être un bon indicateur à court terme.
Quels indicateurs pour évaluer les progrès ?
La communication est tellement sous-estimée qu’on a parfois l’impression que personne ne parle nulle part.
Pourtant une communication plus saine et une aisance oratoire plus élevée devrait donner à ton équipe :
- Plus de bien-être
- Plus de plaisir dans les échanges
- Moins de stress, moins de pression
Et tout ça devrait se ressentir sur les résultats et l’atteinte des objectifs :
- Une équipe plus efficace, dynamique et motivé
- Une équipe qui réussit à mieux négocier les contrats
- Une équipe plus à l’écoute et plus en lien avec ses clients
Former tes équipes à la prise de parole en public est un véritable levier pour relever tous les défis du futur (promis, c’est pas une IA qui a écrit cette phrase, j’en suis pas fier mais elle retranscrit réellement l’enjeu).
Et parce que cela peut-être fastidieux pour toi, chez Panache, on te propose de s’en occuper et de faire de tes collaborateurs et collaboratrices des communicant.e.s de high level.
Conclusion
La méthode Panache, c’est tout ce que tu viens de lire mais sur 6 semaines.
On prend réellement le temps de faire travailler chaque point (et même largement plus) que je t’ai présenté pour te proposer la crème de la crème en ce qui concerne la prise de parole en public.
Le tout avec joie, amour et bonne humeur.
Avec une note de 4,9/5 et plus de 7 000 personnes formées, je pense que nous avons aujourd’hui réussi à trouver la formule parfaite.
Que ce soit en visio ou en présentiel, en été comme en hiver, dans les airs comme sur la te… Non en vrai n’allons pas trop loin.
Bref, on transforme la prise de parole de tes équipes en un véritable levier de performance.
Découvre nos formations en prise de parole et transforme les discours de tes collaborateurs dès aujourd'hui.
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Julien de Sousa et toute l'équipe Panache.

Comment former tes collaborateurs à la prise de parole en public ?
1. Financement via le CPF - Droits suffisants
Qu’est-ce que le CPF ?
Le CPF, ton Compte Personnel de Formation, a remplacé le Droit Individuel à la Formation (DIF) depuis 2015. C’est un dispositif de financement public de formation continue qui est désormais rattaché au CPA (Compte Personnel d’Activité). Il a été imaginé par le gouvernement Français pour augmenter les compétences des actifs et leur permettre de trouver ou sécuriser leur emploi tout au long de leur vie.
Le CPF correspond à un moyen de paiement pour la formation en France, qui ne dépend pas d’une validation tierce. Chaque € de CPF peut être dépensé librement par son propriétaire.
Si tu es amené à changer d’employeurs ou de statuts (Ex : entrepreneur, indépendant, demandeur d’emploi…), le montant CPF accumulé ne disparaîtra pas. Il continuera à te suivre dans tes évolutions professionnelles tout au long de ta vie.
Les évolutions du CPF en 2019
Depuis le 1er janvier 2019, le CPF a évolué. Les droits au financement acquis dans le cadre du CPF sont désormais décomptés en euros et non en heures. Au printemps de chaque année, une personne active se fait créditer de 500€ sur son Compte Personnel de Formation. Ce montant va jusqu’à 800€ pour les salariés non qualifiés.
Il y a bien sûr des limites. Le montant maximal au bout de 10 ans est de 5000€ d’aide pour les actifs et de 8000€ pour les salariés non qualifiés. Ces paliers peuvent être dépassés dans le cadre de certains abonnements spécifiques.
Les évolutions du CPF en 2024
Dorénavant, peu importe le montant de la formation et si tu possèdes assez de crédits CPF, tu dois t'acquitter d'un reste à charge de 102.23€ (source Service Public).
Aussi, tu dois absolument te connecter via "France Connect +" pour t'inscrire dans une formation finançable avec ton CPF.
Te connecter seulement avec ton adresse mail ou numéro de sécurité sociale + mot de passe permet seulement de consulter le solde de tes droits CPF, pas de t'inscrire.

Pour t'inscrire à un programme Panache avec ton CPF
Étape 1 : Crée-toi ton Identité Numérique La Poste ou France Identité si ce n'est pas déjà fait (obligatoire pour utiliser tes droits CPF).
Étape 2 : Vérifie ton solde CPF et assure-toi que tous les voyants sont verts côté financement.
- si tu es demandeur d'emploi, France Travail peut faire un abondement, on en parle plus bas.
- si tu es salarié, l'OPCO de ton entreprise peut faire un abondement, on en parle plus bas.
Étape 3 : Envoie-nous ta candidature via ce formulaire de casting Panache (on a besoin de nous assurer que nos programmes répondent bien à tes besoins et que tu es motivé-e à 10/10 !).
Étape 4 : Si les planètes sont alignées, clique sur la formule CPF de ton choix qu'on t'enverra par mail.
Étape 5 : Choisis ta session et complète ta demande CPF via le bouton "faire une demande de devis".
Étape 6 : On la reçoit, on la valide, tu reçois une notification du CPF pour retourner sur ton profil CPF pour bien la confirmer sous 4 jours (au-delà ta place n'est plus réservée sur le site CPF et elle est libérée pour quelqu'un d'autre).
Étape 7 : Note bien les dates dans ton agenda et prépare-toi à te faire Panacher !
2. Financement via le CPF - Droits insuffisants
Financer via ton CPF + France Travail ou l'OPCO de ton entreprise
Si tes droits CPF sont insuffisants :
> Chaque demandeur d’emploi a la possibilité d’utiliser son compte personnel de formation (CPF) + un financement par France Travail pour s'inscrire à une formation professionnelle éligible (Source et Détails - Service Public).
> Chaque salarié a la possibilité d’utiliser son compte personnel de formation (CPF) + un financement par l'OPCO de son entreprise pour s'inscrire à une formation professionnelle éligible.
Voici la liste des financeurs extérieurs qui soutiennent ta formation :
- La région Hauts-de-France
- La région Pays de la Loire
- La région Bourgogne Franche Comte
- L'Opco Atlas
- L'Opco Ocapiat
- L'Opco AKTO
- L'Opco Santé
- L'Opco Afdas
- FAFCEA
- AGEFICE
- Le Ministère du travail, du Plein emploi et de l'Insertion
- Collectivité territoriale de Guadeloupe
- L'Ucanss
- L'Anem
- Véolia
Cette demande se fait via ton Compte Personnel de Formation et l'abondement par France Travail ou l'se passe directement sur la plateforme.
Voici les étapes à suivre :
Étape 1 : Crée-toi ton Identité Numérique La Poste ou France Identité si ce n'est pas déjà fait (obligatoire pour utiliser tes droits CPF).
Étape 2 : Vérifie ton solde CPF et renseigne-toi auprès de ton conseiller France Travail ou ton employeur (RH) sur le montant qu'ils peuvent abonder.
Étape 3 : Envoie-nous ta candidature via ce formulaire de casting Panache (on a besoin de nous assurer que nos programmes répondent bien à tes besoins et que tu es motivé-e à 10/10 !).
Étape 4 : Si les planètes sont alignées, clique sur la formule CPF de ton choix qu'on t'enverra par mail.
Étape 5 : Choisis ta session et complète ta demande CPF via le bouton "faire une demande de devis".
Étape 6 : On la reçoit, on la valide, tu reçois une notification du CPF pour retourner sur ton profil CPF pour bien la confirmer sous 4 jours (au-delà ta place n'est plus réservée sur le site CPF et elle est libérée pour quelqu'un d'autre).
Étape 7 : Au moment de la confirmation, tu peux choisir un financeur extérieur (liste partagée juste au-dessus) pour compléter le montant de prise en charge.
Étape 8 : Note bien les dates dans ton agenda et prépare-toi à te faire Panacher !
Si aucun financeur extérieur ne t'est proposé malgré tes échanges avec ton conseiller France Travail ou ton employeur, c'est que tu dois compléter le reste à charge toi-même avec ta Carte Bleue directement sur ta plateforme CPF.
Prise en charge par l’AIF
Pas possible du côté de Panache car c'est un bazar administratif, on n'a jamais réussi à débloquer ce défi. Alors tente le financement CPF + France Travail présenté plus haut, même si tu n'as que quelques centaines d'euros de CPF sait-on jamais.
3. Financement de formation via les FAF
Tu es micro-entrepreneur et tu souhaites passer par un FAF
Les FAF (Fonds d’Assurance de Formation) peuvent guider les micro-entrepreneurs. Il existe trois Fonds Investissement Formation dédiés aux micro-entrepreneurs, classés en fonction de l’activité exercée par l’auto-entrepreneur.
C’est directement d’eux dont il faut se rapprocher.
Étape 1 : Savoir de quel organisme tu dépends grâce à notre tableau récapitulatif
- L’AGEFICE est le Fonds d’Assurance Formation (FAF) du Commerce, de l’Industrie et des Services. Son objectif est d’assurer le financement des formations pour les chefs d’entreprise, les dirigeants non-salariés et leurs conjoints collaborateurs.
- Le FIF PL est un fonds d’assurance formation créé à l’initiative de l’UNAPL. Il s’adresse donc à tous les travailleurs indépendants qui agissent en entreprise individuelle ou tant que gérant majoritaire, et qui sont membres des professions libérales.
- Le FAFCEA apporte son aide aux chefs d’entreprises exerçant une activité artisanale. Elle a pour objectif d’organiser et promouvoir la formation professionnelle continue de ses ressortissants. Il faut s’adresser à elle si tu es un artisan établi.
Afin d’identifier le FAF dont tu dépends, il faut regarder dans tes attestations URSSAF pour connaitre l’organisme.
Explication : Lorsque l’on est auto-entrepreneur, c’est à l’URSSAF que l’on verse des cotisation pour la formation professionnelle. C’est ensuite l’URSSAF qui reverse ces cotisations à l’organisme compétent.
Voici la procédure à suivre afin d’obtenir l’attestation de contribution à la formation professionnelle :
Connecte-toi sur ton compte “Auto entrepreneur – Un service Urssaf”

Puis dans “Mes attestations” :

Enfin, il te faudra choisir “Attestation de contribution à la formation professionnelle (versement ou dispense)” :

C’est sur cette attestation qu’est affichée l’information.
Étape 2 : Remplir les formulaires de financement d’action de formation propres à chaque organisme.
- L’AGEFICE propose un formulaire de prise en charge sur son site, dans la colonne de droite.
- Le FIF PL indique sa procédure sur son site.
- Le FAFCEA indique sa procédure sur son site.
4. Financement de formation via les OPCO
Prise en charge par l’OPCO de l’entreprise
Dans ses charges, une entreprise de -50 salariés paie un OPCO (Opérateur de Compétences). Ces organismes sont des acteurs majeurs de la formation puisqu’ils accompagnent les entreprises dans la complétion de leurs obligations financières en matière de formation. Ce sont les entreprises qui demandent des financement à l’OPCO pour leurs employés.
Étape 1 : Connaître le code NAF ou APE de ton entreprise (ou celui de ton employeur) afin de savoir quel OPCO prendra en charge la demande.
Pour connaître le code NAF ou APE, tu peux te rendre sur “société.com“ et saisir le SIREN de ton entreprise.
Étape 2 : Aller sur le site internet de l’OPCO et effectuer une demande de prise en charge de financement
L’ensemble des formulaires de demandes se trouvent sur les sites respectifs de chaque OPCO et un coup de fil avec un conseiller te permettra de savoir le budget qu'ils peuvent t'allouer.
Étape 3 : Pour composer le dossier de financement, tu auras besoin de plusieurs documents (convention de formation, programme, devis). C'est nous qui te les fournirons, et pour les éditer on te demandera :
- Raison Sociale
- SIRET
- Adresse du siège
- Prénom, nom, mail du/de la signataire
- Prénom, nom, mail, téléphone du/des stagiaires
- Formule choisie / Tarif
Ensuite, il faudra envoyer ton dossier à l'OPCO et 2 options s'offrent à toi en fonction de leur réponse :
1- l'OPCO finance à 100% et on traitera avec eux pour le règlement.
2- l'OPCO prend en charge une partie. Dans ce cas, ton entreprise a un acompte de 50% à régler à Panache pour bloquer officiellement la place + le reste à régler avant la fin de la formation. En fin de formation, on vous donne tous les bons documents pour faire une demande de remboursement auprès de votre OPCO.
Étape 4 : Dès que tu recevras leur accord de prise en charge, tu nous l'envoies + ta convention signée. Ce n'est qu'à reception de ces documents que ta place est officiellement réservée.
Étape 5 : Note bien les dates dans ton agenda et prépare-toi à te faire Panacher !
5. Financement de formation via l’employeur et son plan de développement des compétences
Les entreprises de +50 salariés prennent des dispositions pour assurer la formation continue de leur salarié dans la majeure partie des cas. Ton entreprise peut avoir mis en place un fonds de formation, c’est-à-dire un budget que l’entreprise alloue à la formation des employés.
Étape 1 : Pour composer le dossier de financement, tu auras besoin de plusieurs documents (convention de formation, programme, devis). C'est nous qui te les fournirons, et pour les éditer on te demandera :
- Raison Sociale
- SIRET
- Adresse du siège
- Prénom, nom, mail du/de la signataire
- Prénom, nom, mail, téléphone du/des stagiaires
- Formule choisie / Tarif
Étape 2 : Ce n'est qu'à reception de la convention signée + d'un acompte de 50% que ta place est officiellement réservée.
Étape 3 : Note bien les dates dans ton agenda et prépare-toi à te faire Panacher !
6. Financement personnel en 3x sans frais
Tu n'as aucun moyen de faire financer une de nos formations ? Nous te proposons un paiement en 3x sans frais.
Nous t'éditons 3 factures qu'il faudra régler comme suit :
- 50% au moment de ton inscription.
- 25% la veille du premier jour de formation.
- 25% une semaine avant la fin de formation.
On propose aussi des places à tarif solidaire pour les porteurs de projet à impact sans aucun budget, ou du troc de compétences si tu as quelque chose qui peut nous aider à faire grandir Panache.
Il n'y a pas que les euros, il y a aussi les heureux.

Comment faire financer ta formation Panache ?
Introduction
Tu es paisiblement installé à un repas de famille, une discussion anodine sur la météo s’engage, et soudain… BOUM !
Ton oncle Dominique lâche un tonitruant : « De toute façon, le climat a toujours changé, arrêtez avec votre propagande ! »
Te voilà pris au piège.
Si tu t’es déjà retrouvé face à l'un d'eux, tu sais que la prise de parole peut vite tourner au débat houleux, voire à la tempête tropicale (ironie du sort, n'est-ce pas ?).
L’écologie a besoin de leaders qui osent prendre la parole. Personne ne rêve de vacances dans un océan de plastique ou une ville en flammes.
Débattre avec une personne climato-sceptique, c'est un peu comme essayer de convaincre un fan de football que son équipe préférée est nulle.
Ça touche à l’émotionnel, à l’identité, et surtout... à l’ego.
Le problème n’est pas que ton interlocuteur n’a jamais entendu parler du réchauffement climatique (même la météo en parle).
Le vrai problème, c’est qu’il est convaincu que :
- Les scientifiques sont corrompus.
- C’est un complot des gouvernements pour nous contrôler.
- La Terre a toujours connu des changements climatiques, alors pourquoi paniquer ?
À ce moment précis, tu as trois options :
- Fuir sous prétexte d’un besoin pressant d'aller nourrir le chat (même si tu n’en a pas).
- Répliquer comme un bélier en bombardant Dominique de chiffres et de graphiques, ce qui aura pour seul effet d’ancrer davantage ses croyances.
- Utiliser la méthode ARC (Audience, Résonance, Conviction) et devenir le ninja de la rhétorique qui fera douter Dominique (sans qu’il ne s’en rende compte).
Si tu es ici, c’est que la troisième option t’intrigue. Alors, attache ta ceinture upcyclée, voici comment débattre avec un climato-sceptique sans perdre la face ni votre foi en l’humanité.

Ce sont nos climato-septiques.
Audience : Qui est mon public ?
Avant de foncer tête baissée, il est crucial de comprendre à qui tu as affaire.
Tous les climato-sceptiques ne se ressemblent pas, et savoir à quel type de sceptique tu parles t’évitera de discuter avec un mur.
Quel est le profil de la personne en face de moi ?
Avant de lui lancer ton verre d'eau à la figure (ce serait du gaspillage), prends le temps d'analyser son profil.
- Le sceptique rationnel (rare, mais possible) : il doute sincèrement et veut des preuves solides. Avec lui, des faits bien amenés et des sources fiables peuvent faire mouche.
- Le libertarien méfiant : il rejette tout ce qui ressemble à une imposition de l’État (« On veut juste nous contrôler ! »). Pour lui, l’écologie est une atteinte à sa liberté.
- Le nostalgique du « c’était mieux avant » : pour lui, tout est une machination des élites, et avant, il faisait déjà chaud en été (« Dans les années 70, on parlait déjà de refroidissement ! »).
- Le troll professionnel : il débat pour le plaisir de débattre (ou de te faire enrager). Avec lui, fuis !
Avant d'entamer le débat, poses des questions anodines pour cerner la personne.
"Tiens, Dominique, tu as changé de voiture récemment ?"
Cela te donne des indices sur sa sensibilité écologique.
Pourquoi tient-il des propos climatosceptiques ?
Derrière chaque conviction, se cache une histoire.
Quelqu’un qui refuse d’admettre la crise climatique peut avoir grandi avec un discours climato-sceptique, avoir peur de perdre son emploi dans une industrie polluante, ou simplement ne pas vouloir changer son mode de vie.
Il faut ainsi découvrir les raisons de ces propos pour permettre de comprendre ces motivations :
- Peur du changement : "Si le climat change, ma vie va être bouleversée !"
- Méfiance envers les scientifiques : "Ils nous ont déjà menti sur le tabac/l'amiante/etc."
- Intérêts économiques : "Si on arrête le pétrole, je perds mon emploi !"
- Déni par confort : "Je ne veux pas changer mes habitudes, donc le problème n'existe pas."
Écoute attentivement les arguments de ton interlocuteur. S'il dit "De toute façon, c'est la Chine qui pollue le plus", vous savez qu'il cherche à déplacer la responsabilité.
Qu’est-ce qu’il a vécu dans sa vie ?
Le vécu personnel influence grandement nos opinions.
Ton oncle Dominique qui a grandi dans une région minière aura peut-être du mal à concevoir un monde sans charbon.
- A-t-il connu des périodes de prospérité liées à l'industrie fossile ?
- A-t-il vécu des événements climatiques extrêmes ?
- Quelle a été son exposition aux médias et à l'information scientifique ?
Utilise des anecdotes personnelles pour créer un lien. "Tu te souviens, oncle Dominique, quand on allait à la plage étant petits ? Elle a reculé de 10 mètres depuis !"
À quelle vision du monde est-il attaché ?
Certains climato-sceptiques voient l'écologie comme une entrave à leur liberté. D'autres pensent que la nature s'auto-régule et que l'humain est trop insignifiant pour avoir un impact.
Un climato-sceptique ne se méfie pas uniquement des scientifiques.
Il se méfie aussi de ce que cela implique pour lui : restrictions, taxes, changements de comportement.
Lui dire « il faut arrêter de prendre l’avion et manger moins de viande », c’est comme lui annoncer qu’il doit abandonner son barbecue et son road trip annuel.
Pas étonnant qu’il résiste.
Dans ce cas-là, adapte ton discours à sa vision du monde, à ton public, à ton Dominique.
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Résonance : Qu’est-ce qui le préoccupe ?
Maintenant que tu as cerné ton public, il est temps de comprendre ce qui fait vibrer ses cordes sensibles.
L’objectif est d’ancrer la discussion dans son réel.
Ici, on met en application deux principes psychologiques essentiels pour éviter de braquer ton interlocuteur :
Le principe psychologique de proximité
Les gens sont plus touchés par ce qui leur semble proche et concret plutôt qu’un événement lointain ou abstrait.
Pour cela, prépare une liste d'exemples locaux et personnels liés au changement climatique comme :
- “Tu as remarqué que les vendanges commencent deux semaines plus tôt qu'il y a 30 ans ?”
- "Les allergies au pollen de ton fils ont empiré, non ? C'est lié au changement climatique."
- "Tu te plains de la canicule chaque été, c'est justement ça le réchauffement !"
- “Tu te souviens de la sécheresse de l'été 2018 ? Elle a causé 40% de perte de récolte en céréales et 20% de perte de rendement en légumes”
C’est concret. C’est proche de lui. Ça le touche directement.
Comprendre ce qui préoccupe ton interlocuteur climato-sceptique est essentiel pour établir une communication efficace.
Le principe psychologique de réactance
Attention aux mots qui bloquent !
Dire "il faut sauver la planète" peut déclencher une réaction de rejet chez quelqu'un qui craint les "délires d'écolo-bobos".
Solution ? Reformule tes arguments sous forme de questions :
- "Et si on pouvait faire des économies en consommant différemment ?”
- "Comment pourrait-on rendre notre quotidien plus agréable et moins pollué ?".
Remplace "urgence climatique" par "défi climatique"
Au lieu de "transition écologique", utilise "adaptation aux changements".
Ainsi, tu le pousses à réfléchir par lui-même au lieu de lui asséner une vérité qu’il rejettera par principe.
Le principe de réactance d’un climatosceptique ne s’arrête pas là.
Pour lui, il y a aussi des enjeux économiques :
- “Le bio, c'est trop cher”
- “L’anti-gaspi, c’est quoi ça, c’est pas bon pour notre santé”
À la place, tu peux parler des avantages ou des progrès qui ont été faits comme :
- "Savais-tu que le secteur des énergies renouvelables crée de nombreux emplois ?"
- "Entre 2010 et 2020, le prix des denrées de base comme le riz, le maïs et le blé a doublé, et la moitié de cette hausse serait due aux changements climatiques."
- “L’anti gaspi, ça aide à la fois ton porte-monnaie mais aussi réduit considérablement le gaspillage alimentaire, win to win”
En utilisant ces approches, tu augmentes tes chances de créer une résonance avec les préoccupations de ton interlocuteur, ouvrant ainsi la voie à un dialogue plus constructif sur le changement climatique.
À lire sur le même sujet : Les climatosceptiques, qui sont-ils et pourquoi il y en a de plus en plus.
Conviction : qu’est-ce que je peux mettre en place dans mon discours ?
Maintenant que tu as évité de le braquer, comment donner envie à ton interlocuteur de t’écouter ?
C'est le moment d'utiliser les outils rhétoriques qui vont faire mouche.
Entre répartie, storytelling et arguments, it’s time to speak !
Pose des questions plutôt que faire des affirmations
Les affirmations directes provoquent souvent un effet "mur de briques".
Exemple :
- "Le changement climatique est causé par l'homme !" ❌ Blocage immédiat
- "Comment expliques-tu l'augmentation record des températures ces dernières années ?" ✅ Il devra réfléchir
Il se retrouve dans une impasse cognitive et, au fil de la discussion, il pourra lui-même s’approcher de votre point de vue.
Au lieu d’affirmer brutalement une vérité, il est souvent plus efficace de poser une question qui amène l’autre à réfléchir par lui-même.
❌ À éviter :
- "Tu dis n’importe quoi, tu es complètement à côté de la plaque !"
- "Franchement, tu crois encore à ces théories ?"
✅ À faire :
- "Pourquoi tu penses que les scientifiques exagèrent ?"
- "Si ce n’est pas l’homme qui cause le réchauffement, comment tu expliques que la hausse des températures suit exactement celle des émissions de CO₂ ?"
Ne pas culpabiliser ou jouer sur la peur
❌ À éviter :
- "Si tu continues comme ça, tu détruis la planète !
- "C’est de ta faute si on en est là !"
✅ À faire :
- "Je comprends qu’on ne puisse pas tout changer du jour au lendemain, mais tu sais que d’ici 2050, certaines villes côtières risquent de disparaître sous l’eau ?"
- "Je ne veux pas être alarmiste, mais tu imagines expliquer à tes enfants que c’était possible d’agir, et qu’on ne l’a pas fait ?"
L’objectif n’est pas de le faire culpabiliser (« Tu détruis la planète ! »), mais de lui montrer des bénéfices concrets et positifs.
Pour chaque argument "négatif" que tu as l'habitude d'utiliser, trouve une formulation positive et orientée solution.
Utilise le storytelling
Les chiffres, c’est bien, mais ça ne marque pas les esprits. Une histoire oui.
❌ « 97% des scientifiques s’accordent sur le réchauffement climatique. »
✅ « Il y a 20 ans, des chercheurs tiraient la sonnette d’alarme. On ne les a pas écoutés. Aujourd’hui, même les agriculteurs voient leurs champs brûler sous la chaleur… »
Un bon récit vaut mieux qu’un tableau Excel.
On a crée un article sur Comment utiliser le storytelling en prise de parole pour argumenter ce qu'on avance ici.
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Exemple concret
Audience : Tu identifies que Dominique est préoccupé par l'économie et son pouvoir d'achat.
Résonance : Plutôt que de parler de glaciers qui fondent, tu fais le lien avec ses dépenses : “T'as vu le prix de l'essence ces derniers temps ? Ça devient un vrai budget !”
Conviction : Tu lui poses une question qui l'amène à réfléchir : “Tu sais que passer à une voiture hybride pourrait te faire économiser plusieurs centaines d'euros par an ? Même les grandes entreprises investissent là-dedans pour réduire leurs coûts.”
Ainsi, tu éveilles son intérêt sans confrontation et l'amènes à voir un avantage personnel au changement.
Conclusion
Convaincre un climato-sceptique, c’est un peu comme cuisiner un plat raffiné : il faut les bons ingrédients et un bon timing.
Ne force pas dans le tas :
analyse ton interlocuteur (Audience).
Ne lui balance pas des chiffres en rafales : montre-lui ce qui le touche (Résonance).
Ne cherche pas à gagner, mais à éveiller sa curiosité : guide-le avec des questions et du storytelling (Conviction).
N’oublie pas qu’un discours impactant c’est moins de chiffres, plus de récits qui parlent à tous. En 2025, utilise la rhétorique verte pour faire bouger les choses.
Avec cette approche, tu ne retournera peut-être pas Dominique en une soirée, mais tu sèmeras une graine. Et dans le débat sur le climat, c’est déjà une victoire.
Inspire, engage, et crée un vrai changement.
Et Chiche dans tout ça ?
Dans la vie, il y a deux catégories d'individus.. .Il y a celles et ceux qui regardent le monde tel qu'il est et se demandent pourquoi. Et celles et ceux qui imaginent le monde tel qu'il devrait être et qui se disent : pourquoi pas ?
Chiche est fait pour ces gens-là.
Dans un monde qui tangue, Chiche est le média qui redonne l’espoir et les rames pour rester à bord. Premier média du passage à l’action, il forme aux enjeux environnementaux et sociaux, montre que d’autres mondes sont possibles et, surtout, donne des pistes concrètes pour se lever et passer à l’action.
Debout ! Avec Chiche, c’est vous qui refaites le monde.
Article co-rédigé avec Chiche.
Découvre nos formations en prise de parole et transforme ton éloquence dès aujourd'hui.
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Julien de Sousa, fondateur de Panache.

Comment débattre face à un climato-sceptique ?
Introduction
Je suis le genre de mec qui fait du shopping 2x par an : en été et en hiver.
Pendant longtemps, j'allais dans des friperies pour trouver des pépites, mais en ce moment, j'essaie d'avoir des fringues un peu plus modernes, donc je m'oriente vers des boutiques de qualité.
Parce que j'en ai marre de m'habiller dans les 90's avec des k-ways trop colorés et des pulls délavés.
Et vu que je déteste faire du shopping - me perdre dans les rayons, essayer un gilet trop petit, changer de boutique, faire la queue, demander "vous l'avez en L sans tache ?" - je note ce dont j'ai besoin et je sais exactement ce que je veux acheter quand je pars dans cette aventure (un manteau noir façon doudoune en ce moment, car l'hiver dure trop longtemps à Marseille là).
Ma future doudoune noire a probablement déjà trouvé un acheteur quelque part en France.
Pourtant, deux clients peuvent désirer le même produit, mais ils ne vont pas l’acheter de la même manière.
Certains clients ont besoin d’un avantage pour passer à l’action (les soldes par ex) alors que d’autres ont besoin d’informations supplémentaires ("lavable en machine à quelle température ?").
Si tu veux booster tes ventes et convaincre tes clients, tu peux adopter plusieurs stratégies de vente efficaces :
- Négocier son prix pour trouver un compromis,
- Revenir sur la présentation de ton produit pour vraiment convaincre,
- Ajouter une option supplémentaire pour apporter encore plus de valeur.
Alors comment choisir la bonne stratégie de persuasion ?
C’est un problème qu’on rencontre depuis longtemps dans la vente.
Comprendre le comportement d'achat de tes clients est essentiel.
Donc quels sont les facteurs influençant la décision d'achat ? Comment s’adapter aux différents profils d’acheteurs pour maximiser tes conversions ?
Récemment, je suis tombé sur un article qui répond à cette question. Il s’appuie sur les théories modernes du comportement des consommateurs et présente une méthode unique pour comprendre les stratégies d'achat et de prise de décision.
Et je me suis amusé à la lier à la prise de parole et la rhétorique pour voir comment utiliser tout ça à l'oral (chacun ses zones de fun).
La typologie GRIPS
Des chercheurs allemands ont identifié 5 stratégies d'achat et de prise de décision des consommateurs qui sont à l’œuvre quels que soient les produits. C’est le premier modèle qui prend en compte les biais cognitifs et la vision irrationnelle de l’humain et non rationnelle.
Les résultats sont plutôt convaincants.
Par exemple, dans une étude, les chercheurs ont comparé deux groupes :
- Groupe 1 : des téléopérateurs non-formés à la typologie GRIPS
- Groupe 2 : des téléopérateurs formés à la typologie GRIPS
Le groupe 2 était bien plus performant :
- Augmentation de 35% des taux de conversion.
- Réduction de 44 % du temps de traitement des demandes.
- Réduction de 35 % du montant des remises accordées à chaque client.

Sherlock n'a qu'à bien se tenir.
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Les 5 profils d’acheteur : Comprendre les stratégies d'achat pour mieux vendre
Les profils sont distingués en fonction de leur motivation et de leur biais de raisonnement. Garde bien à l'esprit que chaque comportement est influencé par des facteurs irrationnels, et comprendre ces leviers permet d’augmenter ton taux de conversion et d’adapter ta stratégie de vente.
1. Les chasseurs de bonnes affaires
Les motivations
Ils recherchent des avantages immédiats. Ils vont favoriser les gains à court terme sans calculer les pertes à long terme. Ils se sentent intelligents lorsqu’ils font une bonne affaire.
Les biais de raisonnement
Ils favorisent la bonne affaire au détriment de la valeur du produit.
Le levier psychologique
Ils sont sensibles à l’effet de la réduction. Une autre technique qui fonctionne très bien est l’effet de leurre qui consiste à ajouter une troisième option moins favorable.
En rhétorique, on pourrait dire que ce sont les arguments d'opportunité qui résonnent le plus chez eux. Donc il faut réussir à leur montrer pourquoi maintenant ? (nouvelle réglementation, dernière place disponible, soldes, rupture de stock...).
Exemple si je leur vendais un parcours "Parle avec Panache" :
> "Votre solde CPF va augmenter de 500€ au printemps 2025, donc c'est le moment de vous lancer dans un parcours Panache pour une prise en charge à 100%."
2. Les éviteurs de risques
Les motivations
Ils ressentent une forte douleur lorsqu’ils doivent payer. Ils ont du mal à évaluer les gains par rapport aux pertes.
Les biais de raisonnement
Ils sont très sensibles à l’aversion à la perte. Les risques perçus l’emportent sur les avantages perçus.
Le levier psychologique
Les témoignages clients permettent de réduire fortement leur anxiété. Ce sont également les acheteurs qui aiment bien avoir plusieurs options et qui ont tendance à choisir l’option du milieu. C’est le même constat lorsqu’ils doivent choisir un prestataire. Ils vont préférer choisir une offre middle gamme.
En rhétorique, on pourrait dire que ce sont les arguments d'autorité qui résonnent le + chez eux. Donc, il faut leur donner des exemples concrets d'anciens clients, faire du name drop (on a bossé avec telle Marque), indiquer combien de personnes ont déjà utilisé votre produit et/ou l'offre que vos clients préfèrent.
Exemple si je leur vendais un parcours "Parle avec Panache" :
> "Le CEO du Groupe L'Occitane a convaincu ses actionnaires d'investir + dans la nouvelle stratégie du groupe, alors qu'ils étaient plus enclins à se désengager. A l'échelle de nos +7800 personnes formées, ça en fait des opportunités gagnées".
3. Les acheteurs à prix fixe
Les motivations
Ils recherchent la valeur avant le prix. Ce sont les acheteurs de produits haut de gamme ou de luxe.
Les biais de raisonnement
Ils décident souvent de dépenser plus que prévu initialement ou que leur budget ne l’autorise. En comprenant ces mécanismes de persuasion, tu optimiseras tes stratégies de vente et augmenteras ton taux de conversion.
Le levier psychologique
L’effet de réduction dévalorise le produit ou le service. Il faut plutôt utiliser la technique de l’ancrage. Ils ont tendance à choisir le prestataire le plus haut de gamme avec la meilleure expérience client.
En rhétorique, on pourrait dire que ce sont les arguments de moralité qui résonnent le plus chez eux. Donc, il faut jouer sur leurs valeurs, leurs motivations profondes, le WHY de votre produit. Ils mettront le prix s'ils sentent que ça résonnent en eux.
Toujours en prenant mon exemple de vendre la formation :
> "Investir sur soi est le meilleur moyen de se créer les opportunités qu'on mérite. Oui vous avez un vrai savoir-faire, et il faut réussir à le faire-savoir pour devenir de vrais leaders d'opinion".
En rhétorique l’art de convaincre et d’influencer joue sur 3 leviers Ethos, Logos et Pathos, tu peux en savoir plus sur cet article Le triangle d’Aristote pour faire adhérer à tes idées
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4. Les acheteurs routiniers
Les motivations
Ils sont engagés dans leurs habitudes de consommation. Ils évitent les décisions qui demandent des efforts malgré les bénéfices. Ils ne comparent pas plusieurs offres en profondeur. Ils vont souvent choisir l’option la plus facile. Ils sont très sensibles à la première impression. Par exemple : ils vont juger la qualité d’une entreprise au design du site internet ou de son marketing.
Les biais de raisonnement
Ils décident de conserver leur prestataire habituel ou ne pas investir malgré des offres plus intéressantes sur le plan économique. Ils sont sensibles au biais de l’inertie ou du statu quo.
Le levier psychologique
La technique de la communication engageante est très efficace pour transformer un “non” en “oui. Ils vont également se laisser influencer par l’effet du branding de la marque.
En rhétorique, on pourrait dire que ce sont les arguments de faisabilité qui résonnent le plus chez eux. Donc, il faut les amener à changer leur comportement progressivement, tout en ayant un joli graphisme dans les supports de com' (comme des slides à l'oral).
Exemple si je leur vendais un parcours "Parle avec Panache" :
- Acte préparatoire : Je demanderai d'abord de répondre à une courte enquête en ligne sur leurs expériences de prise de parole en public. Cette action simple les engagerait déjà dans une réflexion sur le sujet.
- Déclaration de liberté : Je leur présenterai ensuite la formation en soulignant qu'ils sont totalement libres de choisir d'y participer ou non.
- Engagement précis : Je leur proposerai de les engager sur un objectif spécifique qu'ils souhaitent atteindre grâce à cette formation, par exemple "être capable de convaincre mon équipe lors de ma prochaine présentation importante".
- Caractère public : Je les inviterai à partager cet objectif sur un forum dédié aux participants potentiels de la formation.
- Facteur d'engagement : Je leur demanderai de rédiger une courte déclaration expliquant pourquoi améliorer leurs compétences en rhétorique est important pour eux professionnellement.
> En utilisant cette approche, je créerai une série d'engagements progressifs qui augmenteraient significativement la probabilité qu'ils s'inscrivent à la formation "Parle avec Panache", tout en leur laissant le sentiment d'avoir fait ce choix librement (et en écrivant ça, je me dis que je ne l'ai jamais testé haha, à voir donc ;)
5. Les acheteurs indifférents
Ils cherchent à satisfaire un besoin immédiat et la commodité. Ni la marque, ni le prix ne sont vraiment pertinents. Ce sont les acheteurs de bouteilles d’eau super chères dans le wagon-bar du TGV Inoui.

Le biais de raisonnement
Le choix est orienté vers un choix immédiat sans prendre en compte les conséquences de leur décision.
Le levier psychologique
Vous devez utiliser les techniques qui incitent une prise de décision rapide. L’effet gratuit ou l’offre à 0 € fonctionne très bien. Ils ne sont pas influencés par les longs discours.
En rhétorique, on pourrait dire que ce sont les arguments d'utilité qui résonnent le plus chez eux. Donc, il faut jouer sur les bénéfices, avantages à court terme, ou les problèmes que vous leur évitez.
Exemple si je leur vendais un parcours "Parle avec Panache" :
> "Ah vous souhaitez vous former en rhétorique via votre CPF ? Voici les étapes à suivre pour finaliser votre inscription. C'est rapide, instantané et on s'occupe de tout ensuite".
Pour en apprendre plus sur les techniques de persuasion c’est ici -> Les 6 techniques de persuasion efficaces et éthiques
Conclusion sur la typologie GRIPS
L'acronyme GRIPS n'existe pas vraiment en français, mais on pourrait le lier aux cinq catégories de motivations ou comportements humains dans un contexte de décision.
Par exemple :
- Gains immédiats (e.g., les chasseurs de bonnes affaires)
- Risques évités (e.g., les éviteurs de risques)
- Intérêt pour la valeur (e.g., les acheteurs à prix fixe)
- Pratique et confort (e.g., les acheteurs routiniers)
- Solutions rapides (e.g., les acheteurs indifférents)
Cette typologie GRIPS est probablement l’un des outils les plus efficaces pour prédire les décisions d’achat et le seul modèle qui s’appuie sur une vision moderne de l’humain et qui prend en compte les biais cognitifs.
Ces biais affectent notre manière de percevoir la valeur, la commodité et les risques.
Elle est encore nouvelle et demande des études expérimentales pour affiner la méthode.
Mais quand je la connecte à nos outils de rhétorique pour être plus persuasif, je me rends compte qu'il y a une bonne direction à prendre pour mieux s'adapter à l'autre et passer de "exhaustif" à "efficace".
Au lieu de s’engager dans une communication exhaustive qui pourrait perdre l’audience, on passe à une approche ciblée et pragmatique, adaptée aux besoins immédiats et aux préférences de chacun.
Alors à toi de jouer avec cette grille de lecture et d'adapter tes arguments pour mieux convaincre / vendre.
(Source de l'article de base qui parle de la typologie GRIPS)
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Julien de Sousa, et toute l'équipe Panache.

Comment convaincre tes (futurs) clients d'acheter ?
Introduction : Les mots et le dico
Petite stat' du jour bonjour : la plupart des Français utilisent entre 3000 et 5000 mots.
Et encore, au quotidien, on en utilise qu'environ 500 pour le langage courant.
Dans le cadre de la prise de parole ou de l’éloquence, ce chiffre montre l'importance de diversifier son langage.
Pour info, il y a 60 000 entrées dans le Petit Robert et le vocabulaire de Maupassant a été évalué à environ 12 000 mots... Sacré Guy.
Conclusion : on a une langue riche, très riche.
Et peu de gens, trop peu de gens, jouent avec cette diversité.
À la limite, qu'on ne trouve pas de synonymes pour remplacer le mot "panache" ce n'est pas très grave, il se suffit à lui-même :)
Or très souvent, le choix des mots a non seulement un impact sur le style, mais aussi sur l'image et la perception qu'on en a.
Dans toute prise de parole, les mots que tu choisis agissent comme des leviers puissants pour capter l’attention, transmettre des idées, et renforcer ton éloquence.
Par exemple, on dit un "SDF" plutôt qu'un "clochard".
C'est un euphémisme pour rendre la chose moins brutale.
Ou alors on dit "plan social" plutôt que "plan de licenciement".
C'est un euphémisme pour mieux faire passer la pilule.
Car dans un "plan social" on met en lumière les mesures "sociales" qui accompagnent les licenciements.
On ne parle donc plus des licenciements.
On ne parle donc plus des gens qui sont virés.
Ces choix ne sont pas anodins, surtout dans le contexte de la rhétorique et de l'impact politique des mots:
Les mots ont un sens, une valeur, une couleur, un poids.
Imagine que je vous invite tous à venir manger à la maison, mais avec 3 formulations différentes :
"Je vous invite chez moi pour se faire une bonne bouffe"
Ça sent les plats en sauce, le supplément fromage et le bouton du jean's desserré à la fin du repas.
> Sous-titre : on va se péter la panse.
"Je vous invite chez moi pour se faire un petit dîner"
Ça sent la bouteille de Petrus, au moins 1 bougie allumée, des couverts de la même famille et de la salade en entrée.
> Sous-titre : on va se faire plaisir avec des produits fins et raffinés.
"Je vous invite chez moi, grignoter 2-3 trucs"
Ça sent l'apéro, le tarama de la veille et le reste de quiche du midi.
> Sous-titre : mieux vaut avoir mangé avant, on est surtout là pour se voir.
En fonction de la qualité du repas, je vais privilégier certains mots au moment de lancer mon invitation. Maîtriser ton éloquence est essentielle dans la communication, car elle repose sur un langage précis, riche et adapté à chaque situation.
Pour cet exemple, l'enjeu n'est pas incroyable non plus, nos amis resteront nos amis, peu importe la qualité de la purée de petit pois.
Mais dans certains cas, ils peuvent avoir des conséquences terribles sur des victimes d'agressions sexuelles par exemple.
Je t'invite à écouter l'Interview vidéo de Caroline de Haas du collectif #NousToutes pour Brut sur l'importance du choix des mots.

Le choix des mots
Et pour toi, que se passe-t-il si tu choisis les mauvais mots lors d'un discours ?
Lors d'un pitch face à des investisseurs ?
Lors d'une réunion stratégique avec votre équipe ?
Lors d'une interview ultra médiatisée ?
La facilité consiste donc à choisir des mots passe-partout.
Mais siii, tu les utilises tous les jours ces mots.
Ils sont neutres, sans saveur, et on ne sait pas trop ce qu'ils veulent dire :
- "notre solution innovante"
- "la transformation digitale"
- "nos collaborateurs"
- "nos utilisateurs"
- "une approche complexe"
On peut même faire des phrases qui donnent l'air intelligent mais qui en vrai sont vides de sens. C’est là que l’art oratoire et une communication claire prennent tout leur intérêt :
"Via une approche complexe, nous mettons en place une transformation digitale avec nos collaborateurs en vue de créer la meilleure solution innovante pour nos utilisateurs"
Si tu veux rendre ça compréhensible, humain et intéressant, privilégie plutôt :
"On est 4 geeks et on travaille d'arrache-pied pour aider [insére le problème que tu résous de manière ultra-concrète]"
Pourquoi ça marchera mieux ?
Parce que chaque mot donne une couleur qui illumine cette prise de parole.
"4" = on sait combien vous êtes
"Geek" = des férus de nouveautés
"D'arrache-pied" = des passionnés
Il y a les mots doux, les mots bleus, les mots fléchés, les gros mots, les mots-de-tête, les jeux de mots, les mots de passe, et même les mots-passants... Ce Guy est partout décidément.
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Et il y a les mots-poisons.
Ce sont des expressions qui reflètent une perception limitée ou limitante d’une situation et qui peuvent avoir des conséquences sur la gestion de tes propres émotions et sur tes relations avec les autres.
Il est alors intéressant d’identifier ces mots-poisons et de les remplacer par des mots-antidotes.
Exemples annule et remplace :
- “Euh / Bon ben” → silence
- “Oui mais” → “Oui et”
- “Du coup” → “Ainsi / Donc / Dès lors / C’est pourquoi / Par conséquent…”
- “C’est clair que” → “Il est évident que / Cela va sans dire que…”
- “En fait” → “En réalité”
- “Après” (comme transition) → “Ensuite / Par la suite”
- “Réaliser” → “se rendre compte”
- “Débriefer” → “faire le bilan”
- “Manager” → “gérer / encadrer / accompagner”
- “Digital” → “numérique”
- “Challenger” → “mettre au défi”
- “Impacter” → “avoir un effet sur”
- “Faire sens” → “avoir du sens”
- “En termes de” → “en matière de”
- “Au jour d’aujourd’hui” → “aujourd’hui”
- “Comme par exemple” → “comme / par exemple”
- “Collaborer ensemble” → “collaborer / travailler ensemble”
Enrichis tes prises de parole.
Lis des styles différents.
Joue avec les mots.
Et surtout réfléchis à l'intention que tu aimerais véhiculer avec tes mots, car ils procurent des émotions.
Si je te dis "bienvenue dans votre nouveau cocon", l'état émotionnel dans lequel je te mets n'aura pas la même saveur que "bienvenue dans ta nouvelle maison".
Les mots ont un sens, une valeur, une couleur, un poids.
Qu’ils soient doux ou percutants, ils définissent l’éloquence, façonnent la rhétorique, et influencent profondément notre communication.
Dans l’expression orale, évite les phrases creuses ou les mots passe-partout.
Opte plutôt pour des mots concrets, évocateurs, qui ajoutent de la couleur à ton discours. Cela transformera ton langage impactant en un véritable atout.
Conclusion
Pour conclure en apothéose, voici un poème de Victor Hugo qui résume très bien l'importance des mots, et de l'impact qu'ils peuvent avoir.
En bien, comme en mal.
Braves gens, prenez garde aux choses que vous dites !
Tout peut sortir d’un mot qu’en passant vous perdîtes ;
Tout, la haine et le deuil !
Et ne m’objectez pas
Que vos amis sont sûrs
Et que vous parlez bas…
Écoutez bien ceci : Tête-à-tête, en pantoufle,
Portes closes, chez vous, sans un témoin qui souffle,
Vous dites à l’oreille du plus mystérieux
De vos amis de cœur ou si vous aimez mieux,
Vous murmurez tout seul, croyant presque vous taire,
Dans le fond d’une cave à trente pieds sous terre,
Un mot désagréable à quelque individu.
Ce mot, que vous croyez que l’on n’a pas entendu,
Que vous disiez si bas dans un lieu sourd et sombre,
Court à peine lâché, part, bondit, sort de l’ombre ;
Tenez, il est dehors ! Il connaît son chemin ;
Il marche, il a deux pieds, un bâton à la main,
De bons souliers ferrés, un passeport en règle ;
Au besoin, il prendrait des ailes, comme l’aigle !
Il vous échappe, il fuit, rien ne l’arrêtera ;
Il suit le quai, franchit la place, et cætera
Passe l’eau sans bateau dans la saison des crues,
Et va, tout à travers un dédale de rues,
Droit chez le citoyen dont vous avez parlé.
Il sait le numéro, l’étage ; il a la clé,
Il monte l’escalier, ouvre la porte, passe, entre, arrive
Et railleur, regardant l’homme en face dit :
« Me voilà ! Je sors de la bouche d’un tel. »
Et c’est fait. Vous avez un ennemi mortel.
Victor Hugo - Le mot
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Comment choisir les bons mots pour les bons messages ?
Introduction
Tu es dirigeant, membre d’un COMEX, ou pilote d’une transformation stratégique.
Et tu fais face à une mission délicate : annoncer une stratégie impopulaire.
Du genre : interdiction de porter le t-shirt d’un groupe si on connait pas au moins 3 de ses morceaux.
Non plus sérieusement :
Réduction de coûts, fermeture de sites, recentrage douloureux, fusion délicate…
Bref, des décisions qui, même justifiées, ne font pas sauter les équipes au plafond.
Moins fun hein ?
Une stratégie impopulaire, mal annoncée, peut faire plus de dégâts que la stratégie elle-même.
Chez Panache, on accompagne des dirigeants, des COMEX, des leaders inspirants, ou en devenir, à dire ce que personne ne veut entendre.
Parfois pour dire des choses positives, parfois pour en dire des négatives.
Et ce qu’on a appris, en formant plus de 300 leaders, c’est qu’il ne suffit pas d’avoir raison pour convaincre : il faut savoir incarner, expliquer, et faire vivre tes idées.
Parce que ce n’est pas tout d’annoncer le cap : encore faut-il embarquer tout le monde à bord.
Et éviter que le mousse saute à la mer dès la première phrase.
J’y connais rien en bateau mais je pense que le mousse est important.
(J’ai vérifié, il l’est pas mais on l’aime quand même).
Voici donc notre méthode pour présenter une stratégie impopulaire sans saborder l’adhésion.
Les fondations d’une prise de parole stratégique
Avant même de prononcer un mot, tu dois savoir pourquoi tu prends la parole. Une prise de parole stratégique ne s’improvise pas. Elle se pense, se prépare, se structure.
Ce premier pas est crucial : c’est lui qui déterminera si tu es écouté… ou simplement toléré.
1- Clarifie ton intention
L’intention, c’est le moteur caché de ta prise de parole.
Elle influence tout : ton ton, tes mots, ton énergie.
Si tu n’es pas clair sur ce que tu attends, tes équipes ne le seront pas non plus.
Définir une intention claire, c’est poser le cap émotionnel de ton discours.
Demande-toi : qu’attends-tu de ce moment ?
- Tu veux informer ?
- Rassurer ?
- Mobiliser ?
- Les trois ?
Parfait. Mais dis-le clairement.
Exemple : « Je veux que mon équipe comprenne pourquoi cette décision de changer la stratégie interne est prise, qu’elle se sente écoutée et qu’elle ait envie d’agir. »
2- Travaille ton message central
En situation de tension, le cerveau humain retient très peu de choses.
Ton message central, c’est ton point d’ancrage, ton slogan stratégique, celui qu’on retiendra autour de la machine à café… ou sur Slack.
Il doit tenir en une seule phrase. Une punchline stratégique.
Claire, mémorable, mobilisante.
Exemple 1 : « Ce que nous faisons aujourd’hui, c’est préserver notre liberté d’action demain. »
Exemple 2 : « Cette réorganisation est difficile. Mais elle est le prix de notre indépendance. »
3- Adopte une posture d’autorité calme
La posture, le ton, le regard parlent souvent plus fort que tes mots.
Pour qu’une parole soit crédible, elle doit être incarnée.
Il ne suffit pas de dire « on tient la barre » : encore faut-il que ton attitude inspire confiance.
Travailler ton non-verbal c’est montrer que tu assumes, et donc que l’on peut te suivre.
Pour aller plus loin sur le sujet, voici un article qui pourrait t’intéresser : Comment utiliser ta gestuelle pour renforcer ton discours
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Structurer ton discours
C’est le moment décisif.
Celui où tous les regards sont tournés vers toi, et où chaque mot comptera.
Pour que ton annonce soit entendue et comprise, elle doit suivre une structure solide, simple à suivre, mais riche de sens.
Elle doit être pensée pour embarquer émotionnellement, rationnellement et stratégiquement.
Pourquoi est-ce si important de structurer ton discours ?
Parce qu’un message stratégique mal articulé devient une rumeur interne.
Une décision claire, mal exprimée, devient un champ d’interprétations.
Structurer ton discours, c’est garantir l’intelligibilité, l’impact et l’alignement.
Alors, laisse-nous te présenter la structure en U : Une courbe engageante, qui commence par l’émotion, passe par l’analyse… et s’élève vers la vision.
Elle se décompose en 7 étapes clés :
- Accroche
« Depuis 12 mois, ton équipe a absorbé l’imprévu, géré les urgences, et maintenu la qualité malgré les vents contraires. Ce que vous avez accompli est remarquable. »
Commence par eux, pas par toi. Valorise, reconnais, touche juste.
- Problème
« Mais malgré cette mobilisation, notre division historique est en net recul. Chaque mois, les pertes s’accumulent. Et plus on attend, plus l’impact sera dur. »
Pose le cadre. Décris la réalité telle qu’elle est. C’est le point de bascule.
- Diagnostic
« Cette situation ne vient pas d’un échec d’équipe. Elle est le résultat d’une transformation profonde de notre secteur. Nos clients évoluent. Nos offres n’y répondent plus assez vite. Et notre modèle actuel coûte trop cher à maintenir. »
Montre que ta décision est le fruit d’une analyse lucide, pas d’un caprice de direction.
- Solution
« Nous allons regrouper nos activités sur deux sites. Réallouer les ressources. Et investir massivement dans la digitalisation. Ce choix, on l’a validé avec des experts sectoriels. Des entreprises comparables ont vu leurs indicateurs s’améliorer en moins de six mois après une transition similaire. »
Présente la stratégie. Mais surtout, ancre-la dans du concret : preuves, données, témoignages.
- Désir (Vision / Why)
« On fait ce choix pour se redonner une marge de manœuvre. Pour pouvoir investir, innover, et retrouver notre leadership sur notre cœur de métier. Ce plan est une contrainte de court terme au service d’une ambition de long terme : rester une entreprise indépendante, ambitieuse, et capable d’attirer les meilleurs talents. »
C’est ici que tu élèves ton discours. Tu ne vends pas un plan, tu projettes un futur.
- Appel à l’action
« Dès demain, vous aurez accès à une plateforme de questions-réponses. Vos managers seront formés à accompagner les équipes dans les prochaines étapes. Et je vous invite personnellement à me faire remonter toutes les interrogations de terrain, via notre canal direct. »
Pas de stratégie sans plan d’action. Donne de la visibilité sur les prochaines étapes.
- Punchline (bonus)
« Ce plan, c’est notre manière de rester fidèles à ce qui nous a toujours portés : l’exigence, l’agilité, et la confiance que nous avons en vous. »
Termine fort. Une phrase qui s’imprime dans les esprits.
Tu peux télécharger notre modèle pour que tu puisses t’en servir lors de tes prochaines prises de parole importantes.

Pour comprendre à quoi corresponds Pathos, Logos et Ethos, je te laisse lire cet article qui va tout t’expliquer : Le triangle d’Aristote pour faire adhérer tes idées
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Les erreurs à éviter qui plombent ton leadership
Il ne suffit pas d’avoir un bon fond. Encore faut-il soigner la forme. Et dans les annonces sensibles, certaines erreurs, même involontaires, peuvent briser la confiance, créer de la distance, voire susciter du rejet.
Un seul faux pas dans ta communication peut invalider le fond le plus rationnel.
Ici, on t’aide à désamorcer les pièges classiques, ceux qui coûtent cher à l’adhésion, à ta crédibilité, et parfois… à la performance globale.
Le choc sans explication
« La décision est prise. Merci. »
Trop souvent, l’annonce est brutale, froide, hors contexte.
Résultat : sidération, colère, défiance.
Sans récit, ton équipe remplit les blancs avec ses peurs.
Et ça, c’est tout sauf stratégique.
L’aseptisation émotionnelle
« Tout va bien se passer, c’est une opportunité incroyable ! »
Mauvais timing. Même si tu crois dur comme fer à ta stratégie, nier la difficulté émotionnelle, c’est nier l’humain. Et c’est contre-productif.
Reconnais d’abord l’émotion. Ensuite, tu pourras la canaliser.
L’annonce déléguée
« La direction annonce, le middle management exécute.»
Erreur de casting. Si tu portes la décision, tu dois aussi porter la parole.
Ce n’est pas au DRH ou au manager de proximité d’incarner un choix que toi seul as validé.
Tes collaborateurs attendent que tu t’exposes. Et ils ont raison.
Le PowerPoint-mur de chiffres
La tentation du tout-rationnel peut tuer l’adhésion.
Une stratégie ne se défend pas uniquement avec 27 slides et 4 graphiques en barres.
Préfère une parole incarnée à un excès de données. On suit une vision, pas un tableur.
Tu peux en apprendre davantage en lisant cet article sur Que doit-on retenir de ta prise de parole ?
Conclusion
Présenter une stratégie impopulaire, c’est comme naviguer dans une mer agitée.
Il ne suffit pas d’avoir une bonne carte.
Il faut tenir la barre, parler juste, regarder l’équipage dans les yeux, et avancer.
Ta parole est attendue. Mais pas n’importe laquelle : celle qui inspire sans illusion, celle qui explique sans condescendance, celle qui ose nommer les choix et les responsabilités.
Parce qu’au fond, diriger, ce n’est pas convaincre tout le monde.
C’est réussir à mobiliser malgré les doutes, fédérer malgré les frottements, et embarquer dans l’inconfort.
Découvre nos formations en prise de parole et transforme l’éloquence de tes équipes.
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Julien de Sousa et toute l'équipe Panache.

Comment annoncer une stratégie impopulaire sans perdre tes équipes ?
Introduction
Depuis le début d'année, je vois passer pleiiiiin de posts LinkedIn, d'articles et de stories Instagram sur ChatGPT, cette intelligence artificielle qui a réponse à tout et peut résumer un bouquin de Stephen Hawking en quelques secondes, te donner la recette de la fougasse malgache aux cacahuètes ou t'écrire un discours...
Le mois dernier, je t'avais envoyé une newsletter pour te parler de storytelling et te donner moult conseils pour l'utiliser dans tes prises de parole.
Pour parler de toi, de ton activité, de ton projet, en véhiculant de belles émotions qui rassemblent.
Si tu l'as loupé, tu peux retrouver mon contenu dans cet article : "Utilise (vraiment) le storytelling pour parler de toi"
Entre-temps, je me suis demandé si ChatGPT pouvait écrire un discours storytellé de grande qualité en intégrant des moments émotionnels. Je voulais savoir s'il allait me remplacer et me jeter par-dessus la balustrade ?
Alors, je lui ai fait cette demande :

(J'aurais pu ajouter "stp"... Il n'en tient pas encore rigueur !)
Et voici le résultat obtenu en 4 sec montre en main :
"Bonjour à tous, je suis Marie et je suis consultante RH.
(1) Aujourd'hui, j'aimerais te parler de mon expérience dans une entreprise où j'ai travaillé il y a quelques années. C'était une entreprise dans le secteur des nouvelles technologies, en pleine croissance et très dynamique. Cependant, malgré cette croissance, il y avait un problème majeur : le bien-être des employés.
(2) Les employés étaient constamment surchargés de travail, les horaires étaient très longs et les relations entre les collègues étaient souvent tendues. En tant que responsable des ressources humaines, je voyais les conséquences de cette situation tous les jours : baisse de motivation, absentéisme, burn-out, et même des démissions en série.
(3) C'était un contexte difficile, mais j'ai décidé de relever ce défi en devenant consultante RH.
(4) J'ai commencé par travailler avec les managers de l'entreprise pour identifier les problèmes spécifiques auxquels nous devions faire face.
(5) Nous avons essayé plusieurs initiatives pour améliorer la situation, mais malheureusement, elles n'ont pas donné les résultats que nous attendions.
(5) Nous avons essayé des formations en gestion de stress et de la communication, mais les employés ne semblaient pas changer leur comportement.
(5) Nous avons également organisé des événements de team building, mais les conflits ont continué à se multiplier.
J'ai senti que nous étions dans une impasse et que nous avions besoin d'un nouveau plan.
(6) C'est alors que j'ai décidé de me former en coaching individuel pour pouvoir aider les employés à retrouver leur motivation et leur satisfaction au travail. J'ai travaillé avec les employés un par un, en les aidant à identifier les sources de leur stress et de leur frustration, et en leur donnant des outils pour les surmonter.
Ces sessions de coaching ont été un succès. Les employés étaient plus engagés, plus productifs et plus satisfaits de leur travail. Les conflits ont commencé à se dissiper et la culture d'entreprise est devenue plus positive.
(7) Je suis fière de dire que nous avons réussi à réduire le taux de rotation du personnel de 25 % à 15 % en seulement six mois, et que la satisfaction des employés a augmenté de 20 %, mesurée à l'aide de sondages annuels.
Mais ce qui est le plus important pour moi, c'est le côté humain de cette expérience. J'ai pu voir les employés de l'entreprise retrouver leur motivation et leur sourire. J'ai pu voir la confiance des managers dans leur capacité à diriger leur équipe augmentée. J'ai pu voir l'entreprise retrouver son dynamisme et sa prospérité.
(8) C'est pourquoi je suis passionnée par mon travail de consultante RH. Aider les entreprises à prendre soin de leur capital humain est un défi passionnant et j'ai hâte de continuer à travailler avec d'autres entreprises pour atteindre des résultats similaires."
ChatGPT est impressionnant
En vrai, c'est plutôt impressionnant !
Il y a de très bons points positifs dans tout ça :
1- On retrouve bien la structure que je t'avais partagée dans le précédent article :
(1) Il était une fois...
(2) Tous les jours...
(3) Puis un jour...
(4) Voilà pourquoi...
(5) Mais ... Ainsi (à reproduire plusieurs fois)
(6) Jusqu'au jour où...
(7) Finalement...
(8) La morale est donc...
2- Les éléments cités sont cohérents et concrets, avec de vrais exemples d'outils qu'un consultant pourrait utiliser.
3- Les moments émotionnels sont présents et tentent de rendre le discours plus humain.
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Mais ça ne sera jamais suffisant pour avoir un discours qui embarque.
Alors mon petit ChatGPT, je vais te remonter les bretelles, car il manque :
1- Des moments émotionnels personnalisés constitués de vraies anecdotes.
2- Des temps de détails qui permettent de se projeter dans la situation et de faire travailler notre imaginaire. Surtout dans la partie "péripéties" (5).
3- Des petites phrases qui impliquent et donnent le sentiment de vouloir créer une rencontre et pas seulement un script qui pourrait être dit, dit et redit maintes fois.
4- Un vrai ton humain qui ne donne pas l'impression de lire une lettre de motivation copiée-collée.
En résumé, on a un texte mignon comme un coton-tige mais qui ne casse pas 3 pattes à une loutre.
C'est un peu comme ces mail-types ou autres posts LinkedIn sans saveur.
Ou ces prises de parole devant de belles assemblées sans saveur.
Avec un ton formel, distant, neutre... robot quoi.
Si tu souhaites te démarquer : montre ta personnalité dans tes prises de parole écrites et orales !
Ta plus grande force, c'est ta singularité.
Rappelle-toi la pièce de théâtre "Cyrano de Bergerac" d'Edmond Rostand.
Dans l'intrigue, Cyrano écrit des lettres d'amour pour Christian afin que ce dernier séduise Roxanne grâce à ses mots. Cela fonctionne !
Pourquoi ? Car Cyrano est amoureux de Roxanne, donc il se connecte à ses émotions et lui écrit ce qu'il a toujours voulu lui dire. Ses lettres sont sincères car il les vit.
Mais la supercherie ne dure pas car la sincérité, l'honnêteté et la singularité finissent toujours par éclater.
Christian n'incarne pas ce qu'il clame, il n'est pas congruent et souhaite tout avouer !
D'autant plus qu'il se rend bien compte que son acolyte Cyrano aime profondément Roxanne... et qu'elle aime l'homme qui écrit ces lettres.
Plot twist de malade dans le dernier acte, je ne te dis pas tout mais cette pièce est un chef-d'œuvre et je t'invite à la (re)voir.
On peut jouer un personnage et faire semblant, mais on ne peut pas faire semblant d'être un orateur congruent.
La congruence, c'est le fait d'être parfaitement aligné entre ce que tu dis et comment tu le dis. C'est aligner ton verbal (le choix de tes mots) avec ton paraverbal (la mélodie de ta voix) et ton non-verbal (ton corps et gestes).
Et pour le coup, on a toutes et tous un capteur à sincérité qui analyse l'authenticité et la singularité de la personne qui parle.
ChatGPT ne pourra jamais remplir cette mission.
Même la version 4, 500 fois plus puissante, qui est sortie au début du mois de mars.
Conclusion
Cette IA est à utiliser pour :
- Te créer des ébauches de discours
- Te proposer des idées de punchlines
- T'inspirer sur des exemples de structures
- T'aider à brainstormer et briser le syndrome de la page blanche
Ensuite, c'est à toi de bosser tes prises de parole pour te les approprier, y mettre ta patte, ta couleur, et les rendre uniques grâce à ton style.
Tout ceci contribuera à ton Ethos = ta réputation, l'image que tu renvoies à chacune de tes interventions. Je te remets un article sur l'importance de développer ton Ethos.
De manière congruente donc.
Alors, oui tu peux utiliser des outils qui te font gagner du temps.
Et pense toujours à muscler ton style pour durer dans le temps.
Car au final :
"Les gens oublieront ce que tu as dit, ils oublieront ce que tu as fait. Mais ils n'oublieront jamais ce que tu leur as fait ressentir." - Maya Angelou.
Ou pour citer Cyrano et ses dernières paroles :
Oui, vous m'arrachez tout, le laurier et la rose !
Arrachez ! Il y a malgré vous quelque chose
Que j'emporte, et ce soir, quand j'entrerai chez Dieu,
Mon salut balaiera largement le seuil bleu,
Quelque chose que sans un pli, sans une tache,
J'emporte malgré vous, et c'est... mon panache.
Fun fact : si j'ai appelé ma boîte "Panache" c'est entre autre grâce à Cyrano qui prononce ce mot juste avant le baissé de rideau.
Car le "panache" reste éternellement, quoi qu'il arrive !
Obtient les opportunités que tu mérites avec nos formations en prise de parole en public.
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Julien de Sousa, fondateur de Panache.

ChatGPT va-t-il créer des discours à ta place ?


