Introduction
La peur de parler en public, qu’il s’agisse d’un trac léger ou carrément de glossophobie, peut concerner tout le monde. Ce n’est pas qu’une question de timidité, et ce n’est pas non plus une fatalité. Même moi, malgré l’habitude, il m’arrive parfois de ressentir ce stress. Surtout quand je monte sur scène pour faire du Stand Up (oui, je fais des blagues dans des Comedy Clubs).
Depuis 2019, je prends régulièrement la parole dans des webinaires ou des conférences pour parler Rhétorique et Prise de Parole. C'est un sujet que je maîtrise, donc je me sens à l'aise sur une scène du ChangeNOW Summit, au salon BIG de Bpifrance ou au dernier Festival SoGood.
Mais récemment, le Free Up Festival (premier festival des Freelances en France) m'a donné 2 sujets d'intervention :
- « Savoir se raconter (sans se la raconter) » : easy pour moi, mon travail est justement de t'aider à parler de toi pour te créer des opportunités pro/perso.
- « La séduction client » : plait-il ?? Qui suis-je pour parler de ça, moi ?!
Alors pour me donner confiance, j'ai utilisé l'Effet Pygmalion.
Qu'est-ce que l'Effet Pygmalion ?
Dans la mythologie, Pygmalion, sculpteur de la Grèce Antique, ne trouve pas la femme « parfaite » qu’il pourra aimer.
Qu’à cela ne tienne, il sculpte alors une statue d'ivoire représentant une femme d'une telle beauté qu'il en tombe amoureux.
Il l’appelle Galatée.
Il souhaite si fort vivre d’amour et d’eau fraîche avec elle, qu’un jour, il embrasse la statue qui prend alors vie.
Si tu as grandi dans les années 90 comme moi, ça te rappelle peut-être la série « Code Lisa ».
L’Effet Pygmalion désigne donc une prophétie autoréalisatrice selon laquelle le jugement d'une personne influence et modifie le comportement d'une autre.
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Et ce n’est pas qu’une légende grecque en yaourt.
Ça peut avoir un effet dévastateur sur toi et ta confiance !
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Comment fonctionne l'Effet Pygmalion ?
Pour que tu comprennes bien les étapes de cet Effet, je vais prendre un exemple.
Admettons, tu t'appelles Camille et tu as bossé sur le projet C-88 :
- Tu as des croyances sur toi-même.
> « Je ne suis pas assez légitime à prendre la parole sur le projet C-88 »
- Ce qui influence tes actions envers les autres.
> « Je refuse de prendre la parole sur le projet C-88 »
- Ce qui a un effet sur les croyances que les autres ont sur toi.
> « Camille ne veut pas prendre la parole sur le dossier C-88, sûrement car elle ne le maîtrise pas assez »
- Ce qui génère des actions que les autres ont envers toi.
> « On ne va pas faire parler Camille sur le dossier C-88. On va choisir Dominique »
- Ce qui renforce tes croyances sur toi-même.
> « Les autres proposent plutôt à Dominique de présenter, donc je ne suis pas légitime à prendre la parole sur le projet C-88 »
La prophétie autoréalisatrice est enclenchée :
Ton propre jugement a influencé le comportement des autres sur toi.
L’Effet Pygmalion t’empêche d’oser des choses et tu t’enfermes dans un cercle vicieux.
La bonne nouvelle, c’est que s’il fonctionne pour du « négatif », il fonctionne également pour du « positif ».
C’est le même principe.
Alors, il suffit de transformer tes croyances limitantes de l’étape 1 en croyances aidantes.
C’est comme ça que je me suis retrouvé à animer cette conf’ sur la « Séduction Client » alors que je ne me considère pas du tout expert du sujet, et que j’ai un appareil dentaire en ce moment.
On est loin de la séduction 😬 !
Ma croyance limitante était :
❌ « Je ne suis pas expert de la thématique et c’est la honte mon appareil »
Ma croyance aidante pour la remplacer :
✅ « J’ai fait +35% de vente en 1 an, j’ai des bonnes pratiques à partager et je sais prendre soin d’un public quand je parle en conf’. En plus, je ne postillonne pas trop. »
Résultat :
Un Effet Pygmalion vertueux et j'ai une boîte de portage salarial pour freelances qui m’a contacté pour intervenir sur ce sujet prochainement.
Alors, à chaque fois que quelque chose te freine, que tu as une croyance limitante, tente de la transformer en quelque chose d’aidant.
Car de grandes choses peuvent t’arriver, comme avoir des dents droites.

Quelques croyances limitantes transformées en croyances aidantes
On a formé +7000 personnes, donc on en a entendu et vu passer des freins et autres croyances limitantes qui t'empêchent de prendre la parole en pleine confiance, et donc de te créer de belles opportunités.
Celui ou celle qui ose, qui sait convaincre et qui sait fédérer grâce à sa parole, est assurément une personne qui devient un·e vrai·e leader d'opinions que l'on veut écouter et suivre.
Alors voici un petit florilège des croyances limitantes qu'on a le plus entendues et une proposition de transformation en croyances aidantes.
Tout ça pour un Effet Pygmalion vertueux :
❌ « Je suis incapable de parler en public »
✅ Tu as déjà parlé devant 3 potes autour d'une bière un samedi soir et tu étais au centre de l'attention ? Tu as déjà parlé devant une troupe d'enfants lors d'une colonie de vacances ? Tu es déjà passé·e au tableau plus jeune ? Tu es déjà intervenu·e en réunion pour présenter tes avancées ? Même si tout n'était pas parfait, tu l'as déjà fait. Et plus tu accumuleras de situations différentes, plus tu seras capable de le faire. On n'a pas « confiance en soi ». On a « confiance en une action » (qu'on répète suffisamment pour la maîtriser).
❌ « Je ne suis pas expert·e du sujet »
✅ Pas grave, tu viens pour parler de TON expérience, TON savoir-faire actuel, et ça, c'est unique. Personne ne peut remettre en question une expérience personnelle. Et puis, si tu apportes de la valeur à quelqu'un, c'est que tu as au moins une expertise suffisante. Est-ce que tu as attendu d'ouvrir un restau 3 étoiles pour transmettre ta super recette de quiche aux 8 fromages à tes ami·e·s ?
❌ « Je ne suis pas légitime »
✅ Si on t'a proposé de prendre la parole et que tu as accepté, ou si des personnes viennent pour t'écouter, c'est qu'ELLES te pensent légitime. C'est déjà une sacrée étape.
❌ « Je ne suis pas intéressant·e »
✅ Combien de personnes se sont endormies la dernière fois que tu as pris la parole ? Zéro ? Finalement, tu devais être assez intéressant·e à LEURS yeux. Et c'est déjà très bien.
❌ « Je parle trop vite / trop lentement »
✅ Est-ce vraiment quelqu'un qui t'a fait ce feedback un jour ? Si oui, alors c'est que ça ne répondait pas à SON besoin, SA manière de recevoir une information. Pour d'autres, c'est peut-être le bon rythme. Et puis, tu sais respirer non ? Alors, tu peux ajouter des moments de respiration avant tout pour toi.
Rappelle-toi que l'effet Pygmalion (la prophétie autoréalisatrice) fonctionne aussi bien pour du négatif, que du positif.
> Voici en bonus une petite vidéo de 5mn qui réexplique très bien son pouvoir :
Conclusion
Il faut être capable de penser au présent.
Parce que souvent quand tu angoisses, c'est que tu projettes dans le futur un truc de ton passé...
Tu trouves ça pertinent de flipper d'un truc qui n'existe pas en te fondant sur un truc qui n'existe plus ? (relis cette phrase)
Finalement, si tu commences à parler, à agir, à faire comme celui ou celle que tu veux devenir, c'est à ce moment-là que tu le deviens... puisque c'est toi qui fais comme lui/elle ! (relis cette phrase aussi).
Alors, comment aimerais-tu être ?
Julien de Sousa et toute l'équipe de Panache
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Prends confiance en toi grâce à l'Effet Pygmalion
Introduction
Chaque année, c'est le même constat :
La communication orale finit dans le top 5 des soft skills les plus demandés sur le marché du travail.
Apprendre à bien parler, c’est le Real Madrid des compétences les plus recherchées.
Mais pourquoi diable ?
Hasardons-nous à une réponse : sa stabilité.
Depuis plus de 2500 ans, la rhétorique (le vrai terme technique de la communication orale, NDLR) fait ses preuves, elle reste une compétence stable et universelle.
Elle permet unilatéralement à toutes celles et ceux qui la maîtrisent de s’offrir une chose fantastique : l’art d’engager son audience.
Wouah rien qu’ça ? Oui. Et re-oui.
Maîtriser la rhétorique permet d'engager, de convaincre et d'inspirer son audience.
Pourquoi cet enjeu est crucial pour votre team ?
Parce que connaître les ressorts de la rhétorique, c'est augmenter considérablement le taux de confiance que l’on vous portera.
Et le taux de confiance, c'est aussi important pour votre business que la qualité des pâtes pour un italien.
Prenons un exemple :
Vous êtes sur le point de sauter à l’élastique et vous avez une légère appréhension… (ah bon?!)
Une peur qui vous fait remettre l’entièreté de votre vie en question : du choix de Carapuce dans Pokémon Bleu à la réponse que vous avez donnée lors de votre mariage.
Et là, je viens et je vous dis :
- “Vous inquiétez pas, la corde est solide”.
Vous allez me dire : “Ah c’est cool”.
Par contre, si je vous dis :
- “Vous inquiétez pas, on pourrait faire sauter 40 personnes en même temps sur cette corde, elle est parfaite”.
Est-ce que vous n’avez pas un peu plus confiance en moi, en mes services et plus largement en mon entreprise de saut à l’élastique ?
Très certainement.
Eh bien, c'est exactement ce qu’une prise de parole impeccable peut offrir à votre audience :
- Plus de confiance en vous
- Plus de confiance en vos services
- Plus de confiance en votre entreprise
Cocktail de confiance on the beach.
Pourtant, comme nous allons le voir, la qualité des interventions orales reste un défi majeur.
Stress, clarté, concision, style, difficulté à structurer son discours : autant d’obstacles qui freinent vos réussites professionnelles et ternissent l’image de votre entreprise.
En clair, la rhétorique est un atout stratégique pour les entreprises souhaitant booster leur influence et leur performance.
D’ailleurs vous pouvez commencer à apprendre grâce à cet article Les 6 étapes pour délivrer une prise de parole réussie.

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1. Une compétence sous-estimée qui freine l’impact de votre business
La peur d’être jugé : un frein majeur
D’après l’American Psychological Association, 75 % des professionnels redoutent la prise de parole. Ce stress a des répercussions directes sur :
- Vos réunions : des brainstormings moins pertinents et donc, des idées moins bonnes.
- Votre leadership : un manager qui peine à rassembler et motiver ses collègues.
- Vos ventes : des discours hésitants qui font échouer les négociations.
On a tous en tête ce ou cette prof qui récite son cours par cœur.
On a tous en mémoire ce vendeur qui déballe son discours tout prêt.
Dans un cas comme dans l’autre, on a soit plongé dans les bras de Morphée, soit fait des économies.
Ne soyez ni l’un, ni l’autre.
Les conséquences pour votre entreprise
Le problème, c'est que les constats sont souvent terribles parce que :
- Vos difficultés à convaincre et influencer,
- Vos pertes de crédibilité et d’opportunités,
- L’engagement et la motivation de vos équipes en baisse,
sont comme des douleurs fantômes.
Elles rôdent dans l’ombre et il est parfois difficile de les voir.
Pourquoi ?
Parce que personne ne viendra vous dire :
“Bouarf pas ouf l’animation de ta réunion non ?”
D’expérience, si votre niche ou votre service nécessite de prendre la parole régulièrement, vous devez en connaître les bonnes pratiques.
Et si ce n’est pas encore le cas, vous n’avez peut-être pas cliqué sur cet article par hasard.
Un manque de maîtrise oratoire peut coûter cher à votre entreprise en termes de crédibilité, d'opportunités et d'engagement des équipes. Pourtant, ces conséquences passent souvent inaperçues.
2. Pourquoi est-il nécessaire d’agir rapidement ?
Soft skills : la communication en tête des compétences clés
Nous l’avons vu plus haut : savoir bien communiquer est l’une des compétences les plus recherchées. Et ça, c’est le Forum économique mondial qui le dit.
C’est pas Picsou Magazine (pour qui j’ai énormément de respect ceci étant dit).
Parce que maîtriser l’art oratoire booste la carrière et l’image de l’entreprise.
Surtout dans un monde où les produits et services deviennent plus complexes. Savoir expliquer clairement ses idées est un avantage concurrentiel majeur.
C’est là, que la formation en rhétorique intervient !
Autrefois, on vendait un aspirateur : c’est simple, il aspire.
Aujourd’hui, on vend des robots aspirateurs qui servent du café et massent occasionnellement vos pieds.
L’information à transmettre est de plus en plus difficile à simplifier.
Si vous ne savez pas la rendre limpide comme l’eau de roche, c’est chez votre concurrent que l’on ira chercher de quoi ramasser la poussière sous les pieds de chaise.
(une galère en vrai puisqu’on est là à en parler).
(Après l’idée du robot aspirateur-masseur n’est pas ouf non plus)
Pour approfondir nos propos on a crée un article sur Comment former tes équipes à la prise de parole en public.
Personal branding et visibilité
Chaque collaborateur est un ambassadeur.
Une prise de parole impactante peut, en quelques mots, renforcer la notoriété et l’attractivité de l’organisation. Maîtriser sa prise de parole, c'est s'assurer que chaque opportunité de communication devienne un levier de croissance.
Cela veut dire qu’à chaque fois que l’occasion vous en est donnée, vous pouvez faire briller vos idées, vos convictions et vos solutions.
Parce que vous allez savoir à qui vous vous adressez et comment l’intéresser.
Vous saurez comment éviter que le message “Vous êtes toujours là ?” apparaisse au milieu de son regard après 3 minutes d’échange.
Productivité et engagement en hausse
Des collaborateurs à l’aise à l’oral sont plus confiants, plus influents et plus motivés.
La communication est un levier de performance puissant.
Et là encore, rien de magique, tout est logique.
Plus vous savez transmettre, plus on vous écoute et on vous fait confiance.
Plus on vous écoute et vous fait confiance, plus on vous donne les moyens de réaliser et d’atteindre vos objectifs.
C’est un moteur puissant et engageant.
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3. Investir dans une formation en rhétorique
Un investissement stratégique et rentable
Maintenant, faisons les calculs, mettons les choses au clair.
Former ses collaborateurs à la prise de parole, c’est :
✅ Des réunions plus dynamiques et efficaces.
✅ Un meilleur impact lors d’événements et conférences.
✅ Des managers inspirants et convaincants.
C’est stratégique parce que c’est ce qui va vous différencier de vos concurrents.
C’est rentable parce que comme nous le disions plus haut, c’est une expertise qui n’a pas bougé en 2500 ans. Le cerveau prend toujours des décisions de la même manière.
Enfin si, les enjeux ont évolué, on a juste adapté les techniques et les outils.
Les piliers d’une formation réussie
Une formation pertinente en prise de parole et rhétorique doit donc permettre à vos équipes de :
- Gagner en clarté, en concision et en structuration grâce à une expertise éprouvée : la rhétorique.
- Gagner en efficacité grâce à un accompagnement personnalisé pour de repartir avec des messages retravaillés sur le fond et la forme.
- Gagner ces nouvelles compétences à vie grâce à de la pratique intensive.
- Gagner en motivation pour se tester à chaque occasion grâce à une communauté apprenante soudée et stimulante.
Si vous réussissez à rassembler ces éléments, le seul risque que vous encourez, c'est de faire passer vos équipes à l’étape premium pour tout casser à l’oral.
Et justement.
L’avantage d’un accompagnement avec Panache
En plus de bénéficier d’un regard d’experts tous plus compétents les uns que les autres (et charmant.e.s au demeurant) vous allez, à l’issue de notre accompagnement :
Remporter vos appels d’offres avec des présentations percutantes.
Attirer de nouveaux clients grâce à des rendez-vous et du réseautage impactant.
Obtenir des financements via concours, subventions et levées de fonds réussies.
Séduire des partenaires stratégiques avec des interventions marquantes.
Convaincre les décideurs en adaptant vos démonstrations à leurs intérêts.
Fédérer vos équipes avec une vision claire et un leadership inspirant.
Gagner en influence sectorielle grâce à des interventions virales dignes d’un TED Talk.
Déjouer les objections avec une répartie imparable, même face aux attaques.
Ça, c'est la méthode Panache. Nous formons vos équipes avec une méthode adaptée aux réalités du terrain.

Conclusion
Ignorer la prise de parole, c’est se priver d’un levier puissant pour votre entreprise.
Il est temps d’investir dans cette compétence essentielle, intemporelle et nécessaire.
Nos programmes sont conçus pour transformer vos collaborateurs en orateurs impactants et convaincants.
Découvre nos formations en prise de parole pour transformer l'éloquence de tes équipes !
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Julien de Sousa, fondateur de Panache.

Pourquoi vos équipes devraient se former à la rhétorique en 2025 ?
Introduction
Il y a quelque temps, j'ai donné une formation Pitch à des entrepreneuses de La Ruche et on m'a posé une question : "Julien, c'est quoi ton discours préféré ?"
Je ne savais pas quoi répondre.
En fait, je me suis surtout demandé pourquoi je n'avais pas de discours préféré. Au même titre que je n'ai pas de film préféré, pas de couleur préférée, et encore moins de plat préféré (même si en ce moment j'use et abuse des gnocchis, j'avoue tout).
Et je crois savoir pourquoi.
Me concernant, et sûrement certain·e·s partageront le même point de vue, tout est une question de moment (même pour les gnocchis).
- Dans quel état émotionnel je suis à ce moment-là ?
- Avec qui je me trouve à ce moment-là ?
- Dans quel contexte je suis à ce moment-là ?
Je n'ai donc pas de discours préféré, mais il y a certains discours que j'aime réécouter, car ils vont m'inspirer, m'instruire ou m'émouvoir.
Et je ne parle pas que de discours donnés devant des centaines ou des milliers de personnes. Il m'arrive de revoir des discours réalisés par nos propres apprenants. De parfaits inconnus qui ont réussi à me faire vibrer.
Dernier en date, un discours puissant et poignant d'Alexandra lors de notre formation "Parle avec Panache". À chaque fois que je le réécoute, j'ai la gorge qui se noue, les yeux qui s'hydratent plus qu'à l'accoutumé, et surtout il me rappelle que trop de femmes subissent des violences. On a tous un rôle à jouer pour prévenir ou guérir.
Tout comme je pense qu'un discours va nous marquer car il est donné au bon moment, un discours peut changer l'Histoire car il est délivré la bonne année, le bon mois, le bon jour.
Exprime toi au bon moment, au bon endroit
Par exemple, en février 2014, Panti Bliss, alias Rory O’Neill (voir la photo ci-dessous), prend la parole au théâtre national de Dublin pour dénoncer l'homophobie dont il est victime.
Quelques heures plus tard, la vidéo de son discours est publiée sur le web et visionnée par des milliers de personnes. Ses mots ont bouleversé l'Irlande et Panti Bliss devient un symbole.
Quelques mois plus tard, le « oui » l’emporte par référendum : les couples de même sexe peuvent désormais se marier.
Panti Bliss était une parfaite inconnue.
Oui, tes mots peuvent changer l'Histoire.
Tu as une voix ? Des choses intéressantes à dire ?
C'est amplement suffisant pour te lancer.
Pas besoin d'attendre d'être filmé.e en prime time sur TF1, ou la chaîne Twitch d’Alexandria Ocasio Cortez.

Ecoute ton intuition
Je suis tombé sur un programme d'Arte qui recense 10 discours qui ont marqué l'histoire. Aucune analyse rhétorique, aucune analyse sur la qualité de l'orateur, aucune analyse sur les techniques utilisées pour marquer les esprits.
Chacun des 10 documentaires exposent le contexte historique au moment où la prise de parole a eu lieu. Poignant, très bien documenté, et ultra enrichissant pour notre culture générale, je te recommande fortement d'aller y jeter un œil.
Parmi les épisodes qui m'ont le plus inspirés (10min chacun) :
- le discours de Panti Bliss dont je parle plus haut. Qui était donc une parfaite inconnue.
- le discours de Paul Magnette : le 14 octobre 2016, le parlement wallon, par la voix de son ministre-président Paul Magnette, a dit non au CETA, le traité de libre-échange entre l'Union Européenne et le Canada. Comment expliquer qu'un discours au sein du parlement wallon a eu un tel impact sur toute l'Europe ? Comment les institutions et les gouvernements partenaires ont-ils fait face à ce choix ?
- le discours de Urho Kekkonen : En 1975, à Helsinki, lors d'un sommet diplomatique en présence notamment des chefs d'États américain et soviétique, le président finlandais, Urho Kekkonen, prononce un discours qui fait date sur la paix et la sécurité en Europe. Dans ce contexte de guerre froide, comment a-t-il convaincu les deux blocs de s'entendre ? Comment cet acte a-t-il pu jouer un rôle inattendu dans la chute de l'URSS ?
- le discours de Dolores Ibárruri : Au lendemain du coup d’État de Franco en 1936, Dolorès Ibarruri appelle à la résistance sur les ondes de la radio madrilène. Pendant les trois années de la guerre d’Espagne, « No Pasarán » et son oratrice sont l’un des symboles forts du camp républicain. Quel est le parcours de cette femme qu’on surnommait la Pasionaria ? Comment son cri est-il devenu un slogan universel dépassant les frontières et le temps ?
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Parfois travaillés, parfois improvisés, parfois hésitants, parfois confiants, ces discours nous apprennent une chose : il n'y a pas de recette magique pour donner une prise de parole qui bouge les lignes à coup sûr.
Ça peut être frustrant, et en même temps, c'est la toute la beauté et la magie de l'art oratoire.
Tu es responsable de quand et comment tu prends la parole.
Mais tu n'es pas responsable du résultat.
Tels des jardiniers méticuleux, tu dois prendre le plus grand soin pour planter tes graines... parfois rien ne pousse, car le terrain n’était pas adapté, et parfois tu obtiensune citrouille de 50kg.
Certes tu prends le pouvoir lorsque tu prends la parole, mais est-ce que ceux qui t'écoutent sont prêts ?
Est-ce le bon moment de parler de ce sujet qui te tient à cœur ?
Est-ce le bon moment pour eux ?
Alors, comment sait-on que c’est le bon moment ?
Conclusion
Sois attentifs à l’actualité, analyse ce qui a déjà été faits, ce qui a fonctionné, ce qui a échoué. Observe attentivement ce qu’il se passe autour de toi. Fais confiance à votre intuition. Ou tire les cartes du tarot : on y entend ce qui résonne en nous à ce moment-là.
Pour aller plus loin dans l'envie de préparer ton prochain discours historique, tu peux lire cet article qui donne des conseils pour créer des pitchs gagnants.
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Julien de Sousa et toute l'équipe de Panache.
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> 4 techniques pour rendre une intervention inoubliable

Discours historiques : les clés de leur impact
Contexte
Google organise régulièrement un grand concours pour récompenser et accompagner les startups sociales les plus prometteuses d'un pays. 5 ans après sa première édition en France, le Google Impact Challenge a de nouveau permis de mettre en avant des projets positifs français. Cette année la thématique était "le numérique à la portée de tous". A l'issu d'un appel à candidatures national, 10 projets on été retenus sur dossier. 10 projets qui vont devoir pitcher devant un public et plusieurs membres du jury tels que Jacquelline Fuller (Vice-Présidente Google.Org) ou Paula Forteza (députée spécialiste des sujets du numérique). A la clef : une dotation financière de 600.000€ pour le lauréat et un accompagnement par les équipes de google pour développer un outil numérique. Autant vous dire que c'est un sacré coup de boost pour ces projets qui ne méritent que de rayonner !
Défi
La directrice générale de l'association Konexio, Jean Guo, a fait appel à panache pour lui permettre de briller pendant ce moment de prise de parole : faire un pitch percutant de 1min30 + savoir répondre aux questions des jurés. Autant vous dire que le temps pour convaincre est très court afin de montrer que son projet mérite de remporter le premier prix. Aussi, Jean n'a pas grandi en France. Elle est d'origine chinoise, elle a été élevée aux Etats-Unis et possède donc naturellement un accent. Son histoire personnelle peut être puissante pour expliquer son projet. Elle a besoin de bien manier son accroche, de jouer sur le rythme de sa voix et la prononciation de certains mots pour que cela résonne aux oreilles de l'audience.
Accompagnement
Avec un temps si court, impossible de tout raconter. Il faut aller à l'essentiel, mettre en lumière ce qui différencie ce projet des autres concurrents. Il faut raconter une histoire pour embarquer, être suffisamment concret pour rassurer, interpeller l'audience pour impliquer. Il a donc fallu sélectionner les 2-3 messages clefs à faire passer.
En tout, Julien (co-fondateur et formateur panache) a passé 7h avec Jean. Un gros travail de compréhension et d'écriture ont été nécessaire pour produite la structure du pitch. Ce travail sur le fond, et notamment pour un pitch business, est essentiel avant de travailler la forme et la manière dont les messages vont être diffusés. Pour voir à quoi ressemble le pitch qu'a tenu Jean lors de la finale, Julien a filmé sa première répétition en conditions réelles sur la scène du Google Impact Challenge :
La structure et le ton utilisés ici sont les suivants :
Accroche personnelle : son histoire personnelle lui permet de gagner en légitimité à parler du sujet de l'exclusion sociale-économique. Elle cherche à transmettre une blessure, presque une injustice.
Le problème : aujourd'hui l’exclusion passe par le numérique. Elle nous ramène au présent, elle continue sur ce sentiment d'injustice, d'impuissance.
Le Contexte : 90% des emplois demandent des compétences numériques de base. Il faut rééquilibrer la balance. L'utilisation de l'anaphore "si on ne sait pas" 3 fois de suite permet à la fois d'expliciter ce qu'on entend par "compétences numériques de base", d'inclure l'audience avec des questions de rhétorique, et aussi d'appuyer sur l'importance du problème.
La solution : Konexio propose un parcours de formation professionnel. Le ton utilisé est celui de la délivrance, celui de la joie. Elle s'avance sur la scène pour se mettre plus en lumière, comme si nous attendions enfin LA solution.
Les avantages / atouts : les 3 principaux atouts de sa solution sont listés en utilisant ses doigts. Cela permet de mieux se rendre compte qu'ils sont au nombre de 3 et qu'il faut bien les retenir. Cela met en lumière ce qui la différencie de ses concurrents directs.
Les résultats actuels : l'impact qu'à Konexio aujourd'hui. Elle prend le temps d'annoncer les 2 chiffres principaux de son impact. Et notamment le "70%" qui est dit de manière très appuyée, précédant un silence. C'est un chiffre clef, c'est un bel impact, il faut qu'il ressorte. D'ailleurs, pour le pitch final, nous avions même rajouté "nous sommes fiers d'avoir 70%..." pour mettre encore plus l'accent sur un sentiment de victoire, de réussite, de joie.
L'ambition : 10.000 personnes formées d'ici 5 ans. La répétition du chiffre vient faire résonner l'impact potentiel de la solution prochainement, et l'utilisation de "en partie grâce à vous" permet d'inclure les membres du jury : ils se sentent dorénavant concernés par l'avenir de cet impact.
Après cette première répétition filmée, Julien a fait encore plusieurs répétitions pour peaufiner un peu le texte et surtout se concentrer sur la forme. Respiration, ancrage, gestion de la voix, gestion du corps, gestion du stress. Il fallait vraiment qu'on sente la différence d'émotion entre le problème et la présentation de la solution. Et enfin, Julien a joué au membre du jury en posant toutes les questions possibles sur l'impact, le business, la stratégie de Konexio afin d'être aussi fin prêt à exceller lors de cette phase. Au passage, voici quelques astuces au moment de répondre aux questions :
- donnez des exemples concrets, avec des personnes réelles pour aider à mieux se projeter
- rappelez le contexte, le défi auquel vous avez dû faire face
- soyez synthétique dans votre réponse, dans ce que vous avez mis en place pour résoudre ce défi
- indiquez les résultats obtenus, ou les apprentissages que vous avez pu en retirer
- préparez ce moment de Q/R en listant toutes les questions possibles,
- si vous n'avez pas la réponse, proposez à la personne qui vous pose la question de lui donner son point de vue
Résultat
Parmi les 10 finalistes qui ont pitché leur solution, Konexio a terminé à la première place, et a donc remporté le premier prix de 600.000€. C'est une superbe victoire pour ce projet qui va pouvoir démultiplier son impact et pour l'équipe de Konexio qui se voit récompensée de tout le travail fourni depuis des années. Il est difficile de dire que c'est grâce à cet accompagnement de panache que les jurés ont sélectionné ce projet comme le grand lauréat. Le dossier de candidature était très solide et le choix se fait aussi au regard des autres concurrents. Allez savoir le classement de Konexio sans panache... Si on ne s'en tient qu'aux faits : panache a accompagné une startup sociale pendant 7h pour ce Google Impact Challenge et le résultat est une victoire. Nous sommes très heureux pour eux ! Et bien évidemment, nous félicitons aussi tous les autres finalistes et lauréats car tout ces projets positifs méritent de rayonner, méritent de grandir, méritent d'avoir encore plus d'impact sur la société. Vous pouvez les retrouver ici.
Témoignage
“panache m'a aidé à affiner considérablement mon argumentaire pour une prise de parole très importante et clef pour notre projet. Ça a été un énorme boost pour bien se préparer et se sentir armée.“ Jean Guo, CEO Konexio


Panache-Coaching d'une startup qui a gagné 600.000€
Introduction
Article écrit pendant le covid et mis à jour en 2024
Ce lundi, je me lève pour me remettre doucement dans les activités "panache" après 4 semaines où j'ai coupé : respirer, jouer, marcher, choper une angine, être testé négatif, nager, rire, danser, choper un rhume, être testé négatif, cuisiner, lire, me faire vacciner 2 fois, obtenir 50 QR codes, et ne rien faire.
Pas mal de "rien" d'ailleurs.
J'avais envie de vide, car je me sentais moi-même vidé.
C'est chouette le vide pour se remplir.
Donc, lundi je me lève (et je te bouscule, tu ne te réveilles pas), et je partage un peu partout sur mes réseaux les prochaines formations qu'on organise pour cette rentrée.
Dans la foulée je reçois un message d'une amie qui m'écrit :

Rationnellement et factuellement, c'est un message avec plein de bonnes intentions. La précision du "on en parle avec bienveillance" accouplé à un émoji-sourire + un "baby" qui se veut protecteur, est clairement là pour favoriser un échange constructif et sans aucun jugement de ma personne.
Pourtant, j'ai eu le sentiment d'être jugé et j'ai rapidement cherché à me défendre :
"Oui enfin tu sais, "Obama" c'est pour Michelle ET Barack. Mais pour "Joue-la comme Steve Jobs" c'est du temporaire car on ne trouvait pas un nom de couple d'entrepreneurs mondialement connu pour leurs performances oratoires blablabla laisse-moi-me-noyer-dans-mes-justifications..."
[Edit : depuis 2022, tous les noms de nos formations ont changé].
En d'autres termes, je n'ai pas accepté la critique.
Et je ne pense pas être le seul qui peut nourrir de la rancune et de l'aigreur après un feedback qui se voulait aidant.
Si c'est aussi ton cas, je te rassure nous sommes parfaitement normal.
Nous avons toutes et tous besoin de nous sentir aimé.e, mais aussi de critiquer, de faire des reproches, de corriger les autres... parce que nous sommes habitués à nos propres chemins mentaux. Et si les autres ne partagent pas notre conception, ne suivent pas la même conduite que nous, c'est qu'ils sont dans l'erreur.
Aide les autres à changer sans qu'ils se sentent critiqués
Dès lors qu'on vit en société, on a besoin de s'identifier à des références, à des positions, à des valeurs, qui vont nous permettre de nous affirmer dans la société et nous distinguer par rapport aux autres.
Par ailleurs, nous avons toutes et tous des croyances.
Sur nous-même, sur le monde qui nous entoure, sur les sciences, sur la géopolitique, sur les vaccins, sur le lait avant ou après les céréales...
Et le propre de la croyance, c'est qu'elle ne se vit pas, ne s'éprouve pas comme une croyance.
Mais comme une vérité tout simplement.
Par exemple, si tu penses qu'il ne faut pas rester assis.e à table lorsque les autres sont en train de nettoyer, ranger, faire la vaisselle. Tu ne vas pas dire : "Je crois qu'il ne faut pas rester assis lorsque les autres s'activent pour ranger". Tu vas l'affirmer : "On ne doit pas rester assis, alors lève tes fesses de là !"
En l'affirmant de cette façon, tu estimes que c'est une vérité.
Du moins, ta vérité.
C'est parce que nous nous sommes identifiés à nos croyances, à nos chemins mentaux, que nous avons ce désir naturel de les imposer aux autres, de blâmer, de critiquer, de faire des reproches à celles et ceux qui ne vont pas suivre la conduite qu'on défend.
Mais là tu vas me dire : "Oui euh, mais Julien euh, critiquer, faire savoir qu'on n'est pas d'accord, corriger l'autre... ce n'est pas juger la personne hein. Une critique constructive permet d'avancer et motiver les autres à mettre le lait APRÈS les céréales".
Et je te répondrais que tu as raison.
Le lait se met APRÈS.
Mais le problème n'est pas de savoir si la critique est personnelle, si la critique est un jugement.
Le problème est de savoir comment la critique est reçue.
Et la critique est toujours reçue comme un jugement.
Nous avons toutes et tous la même maladie : nous sommes allergiques au jugement. Parce que lorsqu'on entend une critique, on n'entend pas une critique rationnelle et objective. On entend une attaque personnelle.
Car, simplement, nous avons toutes et tous un égo, un orgueil, qui est un élément défensif de notre personnalité. Il nous fait réagir à ce qu'on considère comme des agressions.
L'ego, c’est une espèce de bouclier intérieur qui, en premier rôle, nous aide à survivre, nous défendre... Donc, il réagit face à la critique.
Pas de bol (de céréales), nous sommes toutes et tous des hypersensibles du jugement.
Même avec le célèbre "Oui, mais quand je te fais une critique, il ne faut pas le prendre personnellement, je n'ai pas l'intention de te juger"... il n'y a rien à faire, ça ne marche pas !
On se sent agressé.e parce que c'est un réflexe défensif, automatique.
Lorsqu'on entend un message, critique ou pas, il circule dans les 3 zones de notre cerveau suivant cet ordre :
1- Cerveau reptilien : qui recherche la survie et la sécurité.
2- Cerveau limbique : qui recherche le plaisir, c'est le siège de l'affection et des émotions.
3- Cerveau néocortex : qui recherche la rationalité pour prendre du recul sur nos émotions.

Le cerveau reptilien est donc le premier sollicité face à la critique.
Et inconsciemment, la critique nous ramène au risque du rejet. Au risque d'être écarté du groupe.
Or, nous recherchons toutes et tous la validation du groupe : désir de reconnaissance, être aimé.e, être admiré.e... Car du groupe, dépend notre survie individuelle.
Voilà pourquoi, pour bien vendre un produit, il convient de s'adresser aux émotions du client, et non pas seulement aux arguments commerciaux : lui vendre du rêve, du bien-être, de la projection mentale. Les publicitaires l'ont bien compris, alors utilisez ce pouvoir pour des causes nobles (lire l'article sur la puissance des émotions)
En somme, nous sommes largement gouvernés, conditionnés, par nos émotions.
À chaque fois que tu dis à quelqu'un :
"Tu devrais arrêter ça / faire comme ça / changer ça, parce que [insére ici des arguments rationnels et logiques]..."
La seule réaction que tu vas obtenir est celle de l'ego, celle de la défense. Et la désagréable sensation d'être infantilisé.e.
Pointer les défauts chez l'autre, n'aide pas l'autre à corriger ces défauts.
Car tout simplement on ne considère pas qu'on n'a pas à changer pour quelqu'un qui nous fait des reproches.
Restes bienveillant
La base des relations humaines et sociales, c’est la confiance.
Et la confiance ne peut s'obtenir que lorsque la personne en face de nous dégage suffisamment de bienveillance pour lui faire confiance.
Juste pour le plaisir, regarde dans cet extrait toute la bienveillance que dégage Emma Watson pour aider une journaliste à effacer une marque de stylo sur son visage.
Au lieu d'un facile :"Tu as du stylo sur le visage" qui créera sûrement embarras et gêne. Elle se met à son niveau avec un "Je suis sûre que tu ferais la même chose que moi" et se met elle-même en action pour l'aider.
Bienveillance, gentillesse et empathie.
Emma si tu me lis, j'adorerais partager un bol de granola avec toi.
En communication, il est important de toujours utiliser des tournures de phrases positives quand on s'adresse à l'autre (lire l'article sur le choix des mots en fonction des messages à faire passer).
Parce que même si ce que tu dis à l'intérieur d'une phrase négative est gentil, bienveillant, ce que va entendre la personne, ça sera la négation. C'est donc sa partie émotionnelle qui sera touchée avant la partie rationnelle.
Exemple de phrases négatives se voulant bienveillantes :
- Tu n'as aucune raison de t'inquiéter
- N'aie pas peur
- N'hésite pas à nous contacter
- Pas d'problème !
- Pas d'soucis !
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Alors oui, tout le monde sait que derrière ces tournures de phrases négatives, il y a des intentions positives. Sauf qu'à chaque fois que tu prononces ces mots, tu les fais exister dans ton cerveau, et celui des autres.
Si je te dis : "Ne pense pas à une plage de sable blanc avec une noix de coco de 10m de diamètre", il y a de grandes chances que ton cerveau vienne de la visualiser...
Dire à quelqu'un "Ne t'inquiète pas", c'est lui rappeler qu'au fond de lui, il est inquiet.
Il ne sert absolument à rien de vouloir inverser la hiérarchie émotion | raison.
Tout simplement parce que nous ne sommes pas des machines logiques.
Nous sommes des machines émotionnelles dotées d'une fonction logique.
Si tu veux avoir une réelle influence sur les autres, il ne sert à rien de les critiquer, les condamner ou les juger. Tout ce que tu obtiendras est l'effet totalement inverse.
Il est plus efficace pour convaincre ou influencer quelqu'un :
- De t'attarder sur ce que tu apprécies chez cette personne
- De t'attarder sur ces qualités
- De la valoriser sincèrement
- D'être à l'écoute de cette personne
- De formuler des phrases positives : "Rassure-toi nous allons trouver une solution ensemble" plutôt que "Ne t'inquiète pas, nous allons résoudre ton problème"
- D'essayer de comprendre pourquoi elle pense comme ça. Pourquoi elle agit comme ça.
Parce que derrière chaque manière de penser, il y a des raisons de penser ainsi.
Derrière chaque manière d'agir, il y a des raisons d'agir ainsi.
On ne peut pas effacer toutes les raisons qui poussent quelqu'un à penser ou agir d'une certaine manière en appuyant juste sur un bouton. Simplement en formulant une critique.
"Tu devrais arrêter de manger chez McDo tu sais, c'est mauvais pour ta santé et la planète."
"Ah oui j'avoue, allez j'arrête, je file faire un potager !"
...
On n’amène pas l'autre à se remettre en cause par la confrontation.
On amène l'autre à se remettre en cause en lui donnant l'envie et en lui créant les conditions de la remise en cause.
La remise en cause de soi est un phénomène naturel dès lors qu'on se sent dans un climat de confiance et de sécurité.
Fais le test toi-même. Dis un vrai compliment à quelqu'un. Tu verras, cette personne va souvent minimiser ce compliment.
Et finalement tu arrives à ce paradoxe : c'est en faisant des compliments à quelqu'un que tu vas l'amener à reconnaître ses défauts.
On agit et on pense par rapport aux motivations que l'on a à agir et à penser.
Si tu souhaites aider ton prochain, ne le juge pas.
Insuffle-lui la motivation et l'envie de s'améliorer.
Conclusion
La critique, bien qu’incontournable dans nos interactions, reste un art délicat à maîtriser, notamment en prise de parole. Comprendre que nos réactions face au jugement sont guidées par nos émotions et notre ego permet d’aborder cette dynamique avec plus de bienveillance et de stratégie.
En favorisant un discours positif et constructif, tu peux créer un climat de confiance où chacun se sent valorisé, écouté et prêt à évoluer.
Rappelle-toi : on influence et on aide les autres en montrant l’exemple, en valorisant leurs forces et en les guidant avec des suggestions concrètes et respectueuses.
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Julien de Sousa et toute l'équipe de Panache.

Comment bien formuler tes critiques ?
1. Contexte
Makesense est une association française qui œuvre depuis 2010 pour résoudre nos grands défis de société partout sur la planète grâce à une communauté de bénévoles très engagés. J'y ai moi-même travaillé pendant quatre ans et, crois-moi, je n'arrivais jamais à résumer cette structure en dix secondes tant il s'y passe de choses.

Grâce à sa gouvernance horizontale, plusieurs membres de l'équipe peuvent être des porte-paroles pour défendre des causes et des idées lors de conférences, face aux médias, ou dans des événements. Une aubaine pour responsabiliser tout le monde et arrêter avec le mythe de la figure de proue.
2. Les défis de makesense
Imagine essayer de résumer un film complexe comme "Inception" en quelques phrases (ou n'importe quel film de Christopher Nolan). C'est le défi auquel faisait face makesense : chaque membre pitchait l'association à sa manière, ce qui pouvait créer de la confusion. Les gens qui les écoutaient savaient que makesense faisait de belles choses utiles, mais il manquait quelque chose pour leur donner envie de se mettre en mouvement avec eux.
Ils avaient besoin d'un discours commun, clair et adaptable par chaque porte-parole, tout en permettant à chacun d'y ajouter sa touche personnelle pour le rendre unique et humain.
Autre défi majeur : former 30 personnes, représentant plusieurs entités de l'association, et donc des activités différentes.
3. L'accompagnement Panache
Alizée Lozac'hmeur et Léa Zaslavsky, les co-fondatrices, ont été les premières à initier ce besoin de structurer la communication de l'association. Et mener d'une main de maîtresse par Hélène Binet, directrice de la com', avec qui on a imaginé tout ça.
On a mis en place un parcours complet "Parle avec Panache" sur une durée d'un an, avec des sessions tous les quatre mois. Chaque session était une opportunité de se former à la rhétorique pour être plus convaincant, clair et concis, tout en ajoutant du style et des punchlines pour rendre chaque prise de parole unique et mémorable.
Ayant travaillé chez makesense, je connais très bien l'association et ses défis. Cela m'a permis de faire un gros travail de clarté sur le fond des activités avant de se concentrer sur la forme, qui vient sublimer tout ça.
Cherry on the cake, chez Panache, nous sommes spécialisés auprès de clients à impact/for good. Nous comprenons bien les enjeux de ces secteurs et savons quels messages peuvent faire la différence.
La majorité des ateliers collectifs ont eu lieu en présentiel à Paris, tandis que d'autres se sont déroulés en visio.

Voici deux conseils clés que nous avons partagés :
- Adapter le message à l'audience : Toujours adapter ton discours en fonction de l'audience à laquelle tu t'adresses. Par exemple, ce que tu dis à des actionnaires peut être différent de ce que tu dis à des bénévoles.
- Utiliser des analogies puissantes : Une bonne analogie peut faire toute la différence. Elles créent des images faciles à comprendre et illustrent tes points de manière percutante.
Les coachings individuels ont permis de préparer des prises de parole concrètes, de travailler sur la gestion du stress et de peaufiner la manière de délivrer des messages clés.
Chaque porte-parole est devenu un véritable leader d'opinion sur des causes sociales et environnementales précises grâce à ce programme.
4. Les succès
✅ L'asso a reçu de plus en plus d'invitations à des conférences importantes comme aux Universités d'Été du Mouvement Impact France ou le ChangeNOW Summit, ainsi qu'à la radio.
✅ Un partenariat majeur a été décroché avec la Gaité Lyrique pour organiser une programmation commune sur le bien vivre ensemble.
✅ L'un des participants, Fabien Secherre, est même devenu LinkedIn Top Voice grâce à ses prises de parole et ses positions remarquées.

Ces succès démontrent l'importance d'une préparation rigoureuse et d'un discours bien structuré. Grâce à notre accompagnement, makesense a créé un discours commun plus clair et fédérateur, et former des leaders d'opinion capables de porter haut les couleurs de leurs causes sociales et environnementales.

Pour mettre du panache dans vos équipes, ça se passe sur cette page.

Makesense : des porte-paroles devenus leaders d'opinion
Introduction
Tu es face à un auditoire, tous les regards sont braqués sur toi.
Ton cœur s’emballe, tes mains deviennent moites, tu es sur le point de commencer et…
Impossible de sortir le moindre son de ta bouche.
Rien. Nada. Zero. Ciao Pantin.
C'est ce qu'on appelle la glossophobie, la peur de parler en public.
Cette peur, tu l’as peut-être déjà ressentie mille fois et c’est pour cette raison plus que légitime qu’elle peut te sembler difficile à surmonter.
Voir carrément impossible.
Le pire c’est quand tu as tout essayé pour régler ce problème :
- Apprendre ton texte par coeur pour ne pas devoir improviser
- Des exercices de respiration avant de parler pour être plus zen
- Tirer des taffes de CBD et imaginer le public tout nu pour te détendre (un peu bizarre non ?)
Et malgré tout ça, tu freezes toujours comme un lapin devant les phares d’une Clio dès que tu entends le groupe de mots “Prise de parole en public”.
Eh bien, c’est normal. Moi c’est pareil avec “Céleri rémoulade”.
C’est normal mais voici la vérité : cette peur n’est ni une fatalité ni une malédiction.
La prise de parole est une compétence qui s’apprend et se maîtrise, comme toute autre.
Mais il te faut une bonne méthodologie.
On va donc décrypter ensemble pourquoi parler en public te génère autant d’angoisse, identifier les blocages qui te freinent et surtout te donner des stratégies concrètes pour transformer cette crainte en véritable atout.
Parce que, 2025 c’est l’année où tu déploies enfin ton charisme à l’oral.
Et tu arrêtes de louper masse d'opportunités, car tu perds tes moyens.

Pourquoi parler en public fait-il si peur ?
Quand le corps s’emballe : les symptômes du trac
Notre cerveau est programmé pour nous protéger.
Dès que le stress monte, notre corps a 3 réactions : on fuit, on se fige ou on fight :
- Coeur qui s’accèlere
- Respiration saccadée
- Sueur excessive.
- Trou de mémoire soudain.
- Tremblements, voix qui flanche.
Oui mais pourquoi ?
Tout simplement parce que nous avons peur de ce que nous ne connaissons pas.
Nous avons peur de l’inconnu. Des inconnus. Des réactions inconnues.
La faute aux australopithèques : c’est un réflexe issu de notre passé.
Parce qu’il y a des milliers d’années, se balader dans la forêt et chercher 3 baies de goji pour l’apéro, c'était potentiellement encourir le risque de servir nous-mêmes d’apéro aux Sarcosuchus (Google that).
De fait, chaque bruit, chaque mouvement inconnu mettait notre cerveau en alerte.
Exactement de la même façon que durant une présentation orale par exemple.
Mais comme nous l’avons dit, la glossophobie (peur de parler en public) n’est pas une fatalité.
Je vais te prendre un autre exemple :
Quand j’étais petit, j’avais peur du noir.
Dès que les lumières de ma chambre s’éteignaient je ne savais pas ce qu’il pouvait se passer.
Je ne voyais rien, tout était silencieux, mon imagination prenait le dessus et je commençais à stresser.
J’avais peur de l’inconnu. Tout comme mes ancêtres avaient peur des bruits inconnus.
Mais à force de me confronter à l’obscurité, en grandissant, cette peur a disparu.
Parce que j’ai compris qu’il ne m’arriverait rien.
Eh bien, c’est aussi la même chose avec la prise de parole en public.
Comment atténuer les symptômes du stress ?
Il existe des techniques de respiration qui peuvent t’aider.
Des techniques comme la cohérence cardiaque ont fait leur preuve :
- Inspirer pendant 5s, bloquer 5s, expirer 5s, bloquer 5s, et ainsi de suite durant 5 minutes.
Cela permet de réguler le système nerveux et de mieux gérer le stress. C’est hyper efficace sur le moment.
Sauf que... ça ne suffit pas
Je te donne un autre exemple :
Quand tu as appris à conduire, tu étais stressé-e au début.
Normal, tu ne savais pas comment passer les vitesses, gérer l’embrayage, faire un créneau par la gauche en pente 8%.
Le stress que tu avais, c’était d’avoir un accident.
Maintenant, Hervé de l’auto-école, il t’a appris des techniques de respiration pour arrêter de stresser ? Ou il t’a appris à conduire une Clio pour arrêter de stresser... quand tu conduis ?
La question n’est donc pas comment arrêter de stresser quand tu prends la parole en public, la question c’est quoi faire et quoi dire quand tu parles pour te sentir assez en sécurité et donc arrêter de stresser ?
Tu vois la nuance ?
Si tu sais quoi dire et quoi faire, tu règles le problème de la honte, du ridicule ou du jugement, parce que tu seras en maîtrise de ta prise de parole.
Je ne dis pas que les techniques de respiration pour réduire le stress ça ne sert à rien, je dis juste que ça doit rester la cerise sur le gâteau-yaourt pour te permettre d’être plus à l’aise encore.
Mais le gâteau, il faut savoir le faire.
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Identifier et surmonter ses blocages
Ces croyances qui t’empêchent d’avancer
Est-ce que tu t’es déjà dit :
- “Nan moi parler en public c’est pas mon truc, je suis nul.le”
- “Je vais perdre mes moyens et oublier tout mon texte.”
- “Tout le monde va capter que je suis pas à l’aise.”
Alors ? Oui ? Non ?
La vérité ? Elles ne définissent pas tes capacités réelles.
Ce sont des choses que tu t’es répétées ou que d’autres ont décidées pour toi.
Mais est-ce la réalité ?
Pas si sûr.
Je t’invite à (re)lire notre article sur l’effet Pygmalion pour prendre confiance en toi et pour te prouver ce que j’avance ici.
Il va, en deux temps de cuillère à pot, remettre de la confiance dans ton cœur et de l’amour dans ton esprit.
Et en prise de parole, la confiance c’est l’essence, l’amour le moteur ! (quand je pense que je me déplace qu'à vélo en vrai...).
Une technique simple pour désamorcer la peur
Si tu commences déjà à t’initier à la prise de parole via la pratique progressive, tu vas déjà monter d’un cran par rapport aux autres.
La pratique progressive c’est le fait de commencer par parler devant un petit groupe, puis d’élargir progressivement ton audience.
Tu peux commencer devant ton copain ou ta copine.
Puis inviter quelques ami.e.s. et ainsi de suite.
Ton cerveau va s’habituer à l’exposition progressive et diminuer son niveau d’alerte.
C’est bien pour commencer mais ça reste à terme, insuffisant.
Pourquoi ?
Parce qu’il manquera toujours cette bonne vieille méthodologie dont on parle depuis le début.
Je te fais une comparaison, tu vas immédiatement comprendre l’enjeu :
Ma mère m’a appris à nager. Bon, du coup je sais nager.
Mais ma mère n’étant pas Manaudou, elle ne m’a pas appris la meilleure manière de nager.
Donc, je sais surtout avancer en flottant. Ça fait le taf dans les calanques.
Eh bien c’est pareil avec la prise de parole en public.
Vous savez parler mais peut-être que vous n’avez pas la manière la plus efficace de communiquer.
Et reste donc toujours ce problème fondamental :
- Qu’est ce que je dis ?
- Comment je dois le dire ?
Et là c'est la cata.

Là on commence à rentrer en profondeur dans le problème.
Parce que tu l’auras compris : La prise de parole en public, c’est aussi de la préparation.
Prendre la parole avec confiance et impact
Pour préparer toutes tes prises de parole, qu’elles durent 1 minute ou 1 heure, que ce soit devant 10 ou 1000 personnes, il faut que tu passes par 6 étapes essentielles.
Je vais t’en résumer 3 ici mais j’ai compilé ces 6 étapes dans un article plus détaillé que tu pourras trouver dans cet article : Les 6 étapes pour délivrer une prise de parole réussie.
Clarifie ton message clé
La première chose à faire, c’est de te mettre à la place de ton public pour l’embarquer plus facilement avec toi :
- Qui est-il ?
- Qu’est-ce qu’il croit ?
- Qu’est-ce qu’il devrait croire ?
Puis, tu peux construire le message clé de ta prise de parole :
- Impactant
- Structuré
- Facile à retenir
Ce sera le véritable socle qui structurera tout ton propos.
Pense-le comme un slogan.
Pour t’aider à le trouver tu peux te poser la question suivante :
Qu’est ce que je veux que mon audience retienne après mon intervention orale ?
Et si ce message faisait la Une d'un journal, quel titre ?
Par exemple :
"La rhétorique devrait être enseignée dès le collège pour éduquer de futurs citoyens éclairés".
Donc veille à ce que ton message clef respecte 3 éléments :
1- Il doit exprimer ton point de vue.
2- Il faut qu’il exprime un bénéfice ou qu’il évoque une peur.
3- Ton message clé doit être court.
Si tu ne le connais pas, alors tu peux être sûr que ta prise de parole partira dans tous les sens.
Donc si tu veux juste nous donner une liste d'informations, envoie-nous un joli PDF, tu gagneras du temps et ton public aussi.
Structure ton discours intelligemment
Une fois que t’as un peu ta trame et ce que tu veux dire, il faut que tu mettes tout ça dans un plan qui tient la route.
Un plan ça va te servir à 2 choses :
- T’empêcher de te perdre dans tes explications
- Permettre à ton public de suivre facilement ce que tu dis.
Selon ton besoin tu peux utiliser :
- Un plan analytique : Tu pars d’un problème, tu expliques ses causes et tu analyses ses conséquences.
- Un plan logique : avant, maintenant, demain.
- Un plan chronologique : La base du storytelling et de tous les Disney que tu as regardé 152 fois quand tu étais enfant (si tu les regardes encore aujourd’hui on est dans la même team).
Il existe plein de types de plans différents dont tu peux te servir pour étayer tes idées.
Sur ça, la rhétorique a toujours été en avance par rapport à Apple : Il y a autant de plans que d’app’ sur le store.
Tu peux découvrir cet article sur Comment créer un Pitch gagnant à (quasi) tous les coups ? pour te donner une structure détaillée parfaite pour cet exercice.
Répète encore et encore.
La répétition, c’est la clé de la fluidité et de la confiance.
On ne répète pas pour être bon, on répète pour être prêt.
Et c’est durant ces répétitions que tu vas mémoriser ton plan, tes messages importants, tes punchlines et faire rentrer un peu l’éloquence dans l’équation.
L’éloquence c’est la couverture du livre, c’est la présentation de ton plat, c’est ton feed insta bien rangé.
En clair, c’est la forme que tu veux donner à tes propos quand tu parles.
Donc tout ce qui touche :
- Au regard : Établis un contact visuel naturel avec ton auditoire. Regarde les gens dans les yeux, travaille tes expressions faciales.
- Aux gestes : Utilise tes mains pour illustrer tes propos. Pense-les comme des écrans qui illustrent ce que tu dis ou comme le prolongement de tes mots.
- À la voix : Joue avec le rythme, l’intonation et les silences pour capter l’attention. Pense aux pauses stratégiques pour laisser l’audience assimiler tes propos.
Si tu appliques tout ce qu’on vient de voir ensemble depuis le début, tu as de bons éléments à mettre en place pour passer encore à l’étape supérieur et faire reculer un peu plus cette peur de prendre la parole en public.
Parce que, la seule véritable solution pour dépasser cette peur, c’est de mettre en action les outils rhétorique que tu viens de découvrir.
Et là, tu vas me dire : "mais oui, je sais tout ça, c'est juste que je ne prends jamais le temps de préparer mes interventions".
Alors :
1- prends le temps de les préparer, y'a pas de secret. Beyoncé répète tous ses concerts alors que c'est la Queen. Et t'es pas encore Beyoncé.
2- prépare-les avec les bons outils et la bonne méthode. Les conseils qu'on te donne viennent des kings de la rhétorique (Aristote, Quintilien, et Lucas Haensler, docteur en rhétorique dans l'équipe).
Et ils fonctionnent encore mieux que les conseils de Philippe Lucas pour faire de Laure Manaudou une championne olympique.
Car nous, on est sympa.

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Conclusion
En clair ose prendre la parole.
La prise de parole en public est une compétence essentielle qui se développe avec le temps et la pratique.
La glossophobie ne disparaîtra pas du jour au lendemain, mais en appliquant des techniques éprouvées, elle diminuera considérablement.
- Exerce-toi régulièrement,
- Structure tes discours intelligemment,
- Apprends à maîtriser ta respiration et ton stress,
- Travaille ton éloquence pour captiver ton auditoire.
Le plus important ? Oser.
Chaque prise de parole est une opportunité d’apprentissage. Plus tu te lances, plus tu progresseras.
Tu veux en apprendre plus sur la prise de parole, la gestion de ton stress et la meilleure façon pour créer les opportunités que tu mérites ?
Pourquoi tenter l’aventure avec Panache ?
C’est pour ça qu’avec Lucas Haensler, docteur en rhétorique, on a créé :
Parle avec Panache, un parcours de formation ultra pratique, finançable via ton CPF.
Concrètement comment ça se passe ?
- D’abord tu optes pour une formation full visio ou en présentiel.
- Ensuite tu intègres un groupe de 10 personnes qui est là pour les mêmes raisons que toi :
- Gagner en clarté, en concision et en structuration grâce à une expertise éprouvée : la rhétorique.
- Gagner en efficacité grâce à un accompagnement personnalisé pour repartir avec des messages et un style retravaillés sur le fond et la forme.
- Gagner ces nouvelles compétences à vie grâce à de la pratique intensive.
- Gagner en motivation pour se tester à chaque occasion grâce à une communauté apprenante stimulante et des défis.
Et enfin, durant 6 semaines, vous êtes encadrés par 2 formateurs en prise de parole qui vous aideront via des mises en pratiques et des coachings perso à développer votre aisance oratoire comme jamais auparavant.
Tu pourras réellement finir ta formation en te disant : “Okay, donnez moi un micro, j’envoie 7h de conférence sur la physique quantique maintenant. QUI VA M’EN EMPÊCHER ?”
Il est temps pour toi d’investir dans cette compétence essentielle, intemporelle et nécessaire.
Nos programmes sont conçus pour te transformer en orateurs impactants et convaincants.
Découvre nos formations en prise de parole et transforme tes discours dès aujourd'hui.
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Julien de Sousa, fondateur de Panache.

Tout ce qu'il te faut pour ne plus JAMAIS stresser quand tu prends la parole.
Introduction
Que ce soit pour un pitch investisseur, un entretien d'embauche, une conférence, une présentation en réunion ou même un discours de mariage, un discours qui emporte l'adhésion est un discours qui se prépare.
Il y a des étapes clés par lesquelles passer pour mettre toutes les chances de ton côté pour faire mouche.
Et ces étapes ne viennent pas entièrement de notre propre talent.
Elles ont été décrites par Quintilien au 1ᵉʳ siècle après J.C.

Rhéteur (= enseignant la rhétorique), né dans l'actuel nord de l'Espagne, autrefois faisant partie de l'empire Romain, Quintilien est l'auteur d'un important manuel de rhétorique appelé "l'Institution Oratoire" composé de 12 volumes (!) dont l'influence sur l'art oratoire se prolongea pendant des siècles.
C'est dans son troisième livre qu'il décrit les cinq étapes qui caractérisent cet art oratoire, en VO (latin) ça donne ça :
- « Inventio »
- « Dispositio »
- « Elocutio »
- « Memoria »
- « Actio »
Alors Quintilien, j'espère que tu ne m'en voudras pas, mais à mon sens, il manque une première étape que j'appellerai « Vibrato » et tu vas comprendre pourquoi. Zé barti !
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1- Vibrato
Avant de te lancer dans quelconque discours / prise de parole, il est à mon sens indispensable de prendre un temps pour mieux te connaître.
Exit les girouettes, les sophistes, les retourneurs de vestes, les je-veux-plaire-à-tout-le-monde...
Rappelle-toi que lorsque tu prends la parole, tes interlocuteurs ou interlocutrices n'évaluent pas seulement tes arguments, ne sont pas seulement touchés par tes anecdotes, mais jugent également ton image et la confiance qu'ils peuvent t’accorder. Ton ethos.
J'ai déjà écrit un article entier pour t'aider à développer ta réputation.
Il est donc essentiel de savoir quelle image tu souhaites renvoyer et de choisir les sujets avec lesquels ta réputation se bâtit.
De choisir les sujets avec lesquels ta maîtrise s'agrandit.
De choisir les sujets avec lesquels ton énergie s'aguerrit.
C'est en étant plus précis·e sur tout ça, que tu vas pouvoir gagner en expertise, en légitimité et en reconnaissance.
Voici 3 phrases à compléter pour mieux définir ce qui t’anime / ce qui te fait vibrer :
- Je me bats pour [insère ici une valeur, un concept, quelque chose qui tient en une phrase]
- Voilà ce que j’ai déjà accompli dans ce domaine [insère ici ce qui peut prouver ta légitimité]
- Mais mon combat ne sera pas terminé tant que [insère ici ce qui te motive, te fait vibrer, ton ambition]
Grâce à ce travail initié, tu commences à façonner ton propre manifeste qui clarifie l'orateur ou oratrice que tu es.
N'es-tu qu'un simple moldu sans vibrance particulière ?
Tu as forcément des valeurs, des passions, des centres d'intérêt, des convictions, des points de vue, que tu pourrais partager, car ils ont de la valeur.

Après t’être coloré·e de ton vibrato et avoir identifié les thématiques dans lesquelles tu veux défendre ta parole, se pose la question de trouver quoi mettre dans tes discours.
2- Inventio
Facilement traduisible par "Invention", c'est le moment où tu recherches des arguments et des idées à présenter aux destinataires du discours.
C'est un peu comme si tu jouais au Lego et qu'il fallait sélectionner les pièces à garder pour la figure à construire. Pas besoin des petites roues en caoutchouc si tu pars sur la création d'un voilier. En revanche, les briques blanches sont pertinentes pour la voile.
Donc, tu sélectionnes tes différents arguments, tantôt des "arguments affectifs" qui agissent sur les émotions et la sensibilité des auditeurs, tantôt des "arguments rationnels" qui en appellent à leur raison.
Et pour t’aider à sélectionner les meilleurs arguments, pose-toi au moins cette question : qui est mon public ?
(et tout un tas de questions qui en découlent où l'empathie sera ta meilleure alliée).

3- Dispositio
L'efficacité du discours ne dépend pas seulement de ses arguments, mais aussi de sa structure, sa disposition.
Un plan adapté et bien ordonné permet d'avoir des arguments qui s'enchaînent et ont du sens.
Tu imagines la tronche de ton voilier si tu assembles tes pièces au hasard ?
Et pourtant, c'est ce qui arrive dans la plupart des discours que j'entends lors de ma première séance de coaching avec des entrepreneurs qui lèvent des fonds...
On est plus sur du Kandinsky que du Mondrian.
Il existe pourtant des plans relativement simples qui aident à la compréhension :
- Le plan narratif.
- Le plan énumératif.
- Les plans logiques (analytique, dialectique, chronologique, thématique).
- Et la spéciale "Panache", le plan en U que tu peux télécharger en libre accès en bas de page dans "Télécharger un template de discours efficace". C'est cadeau, on veut voir plus de voiliers (et moins d'avions).

4- Elocutio
Qu'est-ce qui ressemble le plus à un voilier qu'un autre voilier ?
Alors pour te différencier et t’élever de la masse, il est temps de repasser sur ton discours pour le styliser.
Rien à voir avec "l'élocution", ici l'étape "Elocutio" consiste à faire deux choses :
- Adapter ton style au contexte : langage populaire, familier, courant, soutenu, littéraire ? Non seulement pour rester en empathie avec l'audience, mais aussi pour être sûr de rester clair et compris en ne jargonnant pas.
- Reprendre tes messages forts et les transformer grâce à des figures de style. Car à la fin de ta prise de parole, les gens n'auront retenu que quelques messages clés. Tu peux donc les aider en transformant des phrases banales en phrases mémorables. Les figures de style ne sont pas là que pour faire joli, elles sont là pour élever ton message et l'imprimer dans la tête et le cœur de ton public de manière durable.
Les meilleurs pour ça sont les poètes et les rappeurs avec de la punchline aux petits oignons :
"Le monde m’a pourri la vue, pour ça que j’regarde de travers" | Rohff - Regretté (2005)
Mais les personnes que l'on forme ne sont pas en reste. Il y a 2 semaines, j'ai eu un étudiant qui a tenu un discours lors d'une COP fictive organisée par son école. À un moment, il dit :
"On pourra toujours relancer notre économie, mais on ne pourra jamais relancer notre écosystème"
Après son discours de 5min j'ai demandé au public ce qu'il avait retenu, et à l'unanimité : cette phrase.
Voilà de quoi marquer les esprits et rendre ton voilier mémorable.
5- Memoria
Je vais passer assez vite sur cette partie, car comme son petit nom latin l'indique, c'est le moment où il faut mémoriser ta prise de parole.
Tu peux toujours lire tes notes, mais ça sera toujours moins bien...
Ma recommandation, c'est de tout apprendre par cœur, ou pour les galériens comme moi qui ont toujours eu 0 en récitation à l'école, de ne mémoriser que :
- Les 10 premières secondes pour bien te lancer.
- Les 10 dernières secondes pour bien terminer sans le nullissime "voilààààà".
- Les grandes étapes du plan pour avoir tes check-points et ne pas te perdre.
- Les punchlines travaillées, car ça serait dommage de nous rejouer cette scène de "La cité de la peur" :
6- Actio
Ça y est, c'est le jour J, le moment où tu vas jouer avec ton voilier.
Le moment où tu vas prendre la parole for real face à ton auditoire.
Avant ça, tu as répété suffisamment de fois ton discours pour être à l'aise, confiant-e, en maîtrise du fond.
Il te faudra non pas seulement un discours puissant.
Il te faudra également délivrer une performance puissante.
C'est le moment où ton éloquence entre en jeu pour séduire, captiver, plaire.
Tes meilleures alliées seront cette fois copine "Paraverbal" avec la mélodie de ta voix et copine "Non-verbal" avec ta gestuelle.
De là peut se dégager ton charisme, ton aura, ton leadership.
Sans ça, tu auras probablement des retours du genre :
"Très intéressant, oui, mais on fera ça avec quelqu'un d'autre".
Opportunité manquée d'inspirer un vrai passage à l'action.
Tu le remarques sans doute, l'éloquence n'arrive qu'en dernière étape.
Car il ne sert à rien d'être très éloquent·e si c'est pour ne rien dire.
C'est divertissant tout au mieux.
Mais on ne forme pas nos apprenants à être divertissants.
On les forme à être convaincants.
À mieux défendre leurs idées pour emporter l'adhésion.
À utiliser tous les outils de la rhétorique et de l'éloquence dans un ordre Quintilien.
À construire des voiliers en Lego qui donnent envie aux autres de le reproduire.
Garde toujours en tête ces étapes pour bien préparer tes discours et notamment la 1 et la 4 qui contribuent à te rendre unique.

Conclusion
La prise de parole efficace est un art qui repose autant sur une préparation rigoureuse que sur une expression authentique. L’enseignement de Quintilien, enrichi par l’étape moderne du « Vibrato », nous rappelle qu’un discours convaincant ne se limite pas à une simple transmission d’informations, mais qu’il incarne un message personnel, structuré et captivant.
La préparation passe par six étapes essentielles : définir son vibrato pour ancrer sa parole dans des valeurs authentiques, structurer ses idées avec l’inventio, les organiser avec la dispositio, affiner leur expression grâce à l’elocutio, maîtriser son propos avec la memoria, et enfin, briller lors de l’actio.
Il est fondamental de rappeler que la véritable éloquence ne consiste pas à briller pour distraire, mais à convaincre pour inspirer.
Julien de Sousa, fondateur de Panache.
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Les 6 étapes pour délivrer une prise de parole réussie
Je vais te parler d'un truc qui fâche.
Pire, de 5 trucs qui fâchent.
Depuis que j'ai monté Panache en 2019, j'ai passé des centaines et des centaines d'appels avec des gens intéressés et motivés pour muscler enfin leur palette d'orateur-rice.
Des individus ou des organisations qui avaient le même souhait : faire en sorte que chaque prise de parole soit plaisante, convaincante et surtout très embaquante.
En même temps, qui ne souhaite pas réussir à fédérer n'importe qui autour de ses idées, causes, projets ?
Car il ne suffit pas d'avoir un super savoir-faire, il est crucial de parvenir à le faire-savoir. Et les personnes qui l'ont bien compris, sont celles qui se créent les meilleures opportunités.
Tu connais le point commun de ces personnes influentes ? Elles ont toutes musclé leur parole. Elles se sont toutes formées. Personne n'est touchée par la grâce du Saint-Rhétorique à sa naissance.
On ne naît pas orateur-rice, on le devient.
Si tu lis ce mail, c'est que tu le sais déjà ça.
Mais tu as encore au moins 1 de ces obstacles (car ils reviennent tout le temps).
Laisse-moi les péter pour toi.
1- "J'aimerais beaucoup me former, mais je n'ai pas le temps"
Oui, il se peut que ce ne soit pas du tout le bon moment si en ce moment, tu viens d'avoir un enfant, que tu es en plein déménagement, que tu dois rendre LE dossier le plus important de ta vie au boulot ou que tu es en roadtrip dans le désert d'Atacama.
Pour savoir si c'est le bon moment, demande-toi si ces besoins sont satisfaits aujourd'hui :
- Besoins physiologiques (boire, manger, dormir...) ?
- Besoins de sécurité (situation plutôt stable, safe, logement...) ?
- Besoins d'appartenance (famille, amour, amitié...) ?
S'ils le sont, alors tu peux explorer de nouveaux besoins : celui de l'estime de soi et de la réalisation de soi (ils se trouvent au sommet de la pyramide de Maslow).

Le temps se trouve toujours pour les choses qui comptent.
Petit tips pour ta vie de tous les jours : pour m'aider à savoir où mettre mon temps (car moi aussi, j'ai un emploi du temps surchargé), j'ai remplacé le mot "temps" par le mot "amour". Donc, je ne dis plus "je n'ai pas le temps pour ça", mais "je n'ai pas d'amour pour ça". Car lorsqu'on est vraiment motivé à faire quelque chose, ou voir quelqu'un, on s'organise pour. Toujours.
2- "J'aimerais beaucoup me former, mais ce n'est pas/plus prioritaire, maybe plus tard"
Quel âge as-tu ? 28, 34, 46 ans ?
Combien de fois t'es-tu dit : "Ah voilà ce que j'aurais dû dire ! Si seulement j'avais été + convaincant-e !".
Puis un jour, tu te renseignes sur les moyens d'apprendre des techniques de prise de parole. Tu lis quelques articles, regardes quelques vidéos. Tu trouves même une agence qui fait ça, tu t'abonnes et lis quelques mails qu'elle t'envoie. Mais jamais, tu passes à l'acte, car entre le moment de ton récent échec et toutes les étapes susnommées, de l'eau a coulé sous les ponts et tu ne ressens plus le même degré de frustration.
Jusqu'au jour où tu vas de nouveau rater une intervention, ou du moins faire quelque chose de banal et moyen car tu sauveras les meubles, c'est déjà ça.
Belote, et rebolote.
Ça ne sera jamais le "bon moment", mais ça sera toujours des opportunités de manquées.
N'attends pas d'être au pied du mur, anticipe numerobis.
Car cette compétence est valable à vie et se bonifie avec le temps.
Un investissement financier peut perdre en rendement.
Un investissement sur soi peut juste te faire gagner.
3- "J'ai peur, je suis timide, je n'ose pas me lancer"
100% des gens que l'on a dans nos formations ont des freins et croyances limitantes.
Même les personnes qui viennent me voir en me disant "ouais ça va, je ne suis pas stressé-e, juste, j'aimerais passer de bon à mémorable, tu vois ? ", elles aussi ont des cailloux dans leurs chaussures une fois qu'on les met en chaussettes.
Voilà pourquoi dans notre méthode, on commence d'abord par faire un reset pour une prise de confiance progressive. On ne va pas t'assommer d'outils de rhétorique et te jeter sur le circuit de F1 alors que tu as encore ton frein à main.
La confiance s'engrange grâce à plein de petites victoires, Et rien que de lire ce mail et d'oser passer un coup de fil avec moi, c'est déjà une petite victoire.
Puis, tu deviendras peut-être un jour LinkedIn Top Voice comme Fabien :

4- "Je n'ai pas vraiment d'argent pour financer une formation de ce genre"
C'est vrai que si ton compte en banque est aussi vide que mon frigo un lundi midi, alors c'est délicat. Focus sur les premiers niveaux de la pyramide de Maslow présentée plus haut.
Pour palier au frein des frigos vides, on a bossé fort pour que notre formation "Parle avec Panache" soit certifiante et reconnue par France Compétences.
Ce qui veut dire que tu peux la faire financer par :
- ton CPF (connecte-toi sur ton compte pour vérifier le budget que tu as). Tu peux être surpris-e, car moi-même en étant freelance puis dirigeant de Panache depuis 2019, j'ai découvert que j'avais +3500€ sur mon compte CPF !
- ton FAF si tu es en microentreprise. Cumulable avec ton CPF qui plus est. À toi de vérifier si tu dépends de l'AGECIFE (commerçants), le FIFPL (libéraux) ou le FAFCEA (artisans). Ensuite, on peut monter le dossier ensemble, c'est une simple formalité.
- l'OPCO de ta boîte ou ta boîte directement. Suffit d'en parler à ton/ta RH qui saura te guider. C'est toujours très apprécié de voir des collaborateur-rices être pro-actifs pour se former, surtout sur des soft skills, car elles sont utilisables dans n'importe quel poste. Et puis si tu n'arrives pas à convaincre ton employeur, il suffit de lui dire "Vous avez vu ? Je n'ai pas réussi à vous convaincre de me financer cette formation, comme quoi, j'ai vraiment besoin d'améliorer mes prises de parole, ô boss tant aimé-e." (déjà testé par d'autres, ça marche !).
- tes propres deniers grâce à notre paiement en 3X sans frais. Et puis on garde toujours une place solidaire à -50% dans chaque promo pour les personnes qui ont vraiment peu de moyens.
On est capable de dépenser un SMIC dans un iPhone qui va durer 2-3 ans. Se former n'est pas une "dépense", c'est un "investissement" sur soi pour une durée de vie illimitée.
Pour plus d'info sur les moyens de financements, tu peux consulter notre article dédié.
5- "Je ne m'y retrouve pas dans toutes les offres du marché, je ne sais pas laquelle choisir"
En tant que fondateur de Panache, j'ai étudié le marché de notre secteur et je peux comprendre si tu te sens complètement perdu-e.
Il existe + de 11 millions (!) de résultats quand on tape "Formation Prise de Parole en Public France".
Pour t'aider, il est important que tu regardes au moins ces 3 critères :
I- La formation aborde des notions sur le fond ET la forme. Donc pas seulement des techniques d'éloquence (voix, corps, gestuelle...), de théâtres ou d'improvisations. Car l'idéal ce n'est pas de te former à être un beau-parleur, mais un-e bon-ne orateur-rice qui a un fond solide, sublimé grâce à la forme.
II- La formation se déroule dans le temps et non pas sur 1 ou 2 jours. Devenir plus confiant-e et convaincant-e à l'oral nécessite de la pratique régulièrement. Le bourrage de crâne pendant quelques heures n'a jamais transformé quelqu'un. Alors oui, ça te demandera plus de travail et une réelle implication, mais ça te sera tellement plus bénéfique. N'achète pas une formation one shot, investis dans une méthode étalée dans le temps.
III- Choisis une agence, un-e formateur-rice avec qui il y a un vrai feeling. Un lien humain qui inspire confiance. Car avant les techniques de rhétorique ou d'éloquence, il y a besoin de se sentir bien entouré-e, en confiance, écouté-e. Donc vérifie bien qu'il y a des temps dédiés en individuel avec ton-ta formateur-rice pour récolter du feedback personnalisé qui donne envie d'essayer des choses chaque jour.
Je te propose qu'on s'appelle 15min pour faire connaissance, comprendre ton rapport à la Prise de Parole via un diagnostic, et qu'on sente si le fameux feeling passe.
À très vite,
Julien de Sousa, fondateur de Panache.
Les 5 vérités qui te collent à la peau
Pitcher un projet, c'est quoi au juste ?
Tu as un concept génial, un projet qui te passionne et que tu rêves de voir se concrétiser ? Super !
Mais entre l'idée et la réalité, il y a souvent un pont à franchir : le pitch.
Et pas n'importe lequel : un pitch qui te ressemble, qui présente ton projet de manière concise et percutante, et qui te permet de capter l'attention de ton public dès les premières secondes.
C'est notre objectif d'aider chacun à mettre en valeur son projet pour qu'il marque les esprits et laisse une impression durable.
Le pitch, c'est bien plus qu'un simple résumé. C'est l'opportunité de :
Susciter l'intérêt : Provoque l’envie d'en savoir plus, de poser des questions.
Convaincre : Montrer que ton concept n'est pas juste un délire de fin de soirée, mais un vrai projet viable
Établit une connexion : Noue un lien émotionnel avec ton interlocuteur, pas juste lui réciter tes slides..
En clair, c'est passer du "Salut, j'ai un projet..." au "Salut, mon projet va vous rapporter un max".
Imagine-toi dans un ascenseur avec l'investisseur de tes rêves : tu as 30 secondes pour tout changer. C'est ça, le fameux elevator pitch. C'est un exercice de haute voltige qui demande de la préparation, de la clarté et, bien sûr, du Panache !
Les 4 étapes d'un pitch qui décolle : la méthode AIDA
Pour qu'un pitch ne tombe pas à plat, il ne suffit pas d'avoir une idée en or. C'est une clé de savoir le structurer et le présenter avec une efficacité redoutable.
Chaque mot, chaque silence, chaque geste compte pour capter l'attention.
Pour donner du corps à ta solution, à ton expérience ou à celle de ton équipe, la méthode AIDA est ton alliée. Elle permet de structurer des exemples de manière claire et percutante, en mettant en valeur son projet et les résultats concrets.
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Pour un pitch qui fait mouche, tu ne dois pas seulement présenter des faits ; tu dois provoquer une réaction.
La méthode AIDA est un guide puissant pour t'aider à construire une narration qui mène ton public, étape par étape, de la simple découverte de ton projet à l'envie irrépressible de s'y associer.
A pour Attention : Comment attirer l’attention dès les premières secondes ?
La première mission est de capter l’attention de ton auditoire dès les premières secondes. Oublie les banalités. Ton objectif est de briser le silence avec un élément qui surprend, interpelle ou choque. C'est le hook, l'hameçon qui les oblige à t'écouter.
Et non, on ne parle pas de pêche.
Exemple concret : Imagine que tu lances une application pour aider les créateurs de contenu à gérer leurs tâches.
Ton "A" pourrait être : "Savez-vous que 60% des créateurs de contenu abandonnent leur projet au bout d'un an par manque d'organisation ? Vous savez, ce moment où leur Trello ressemble à un champ de bataille ?”
I pour Intérêt : Comment faire le lien avec la personne ?
Une fois l'attention captée, tu dois la maintenir. Il ne s'agit pas de bombarder ton public d'informations, mais de lui montrer que ton projet a un lien direct avec sa vie, ses problèmes ou ses ambitions. C'est le moment de présenter le problème avec empathie et de laisser entrevoir ta proposition. En clair, tu suscites son intérêt.
Même exemple : "Ces créateurs se perdent dans des outils complexes, jonglent entre 5 plateformes différentes et finissent par y laisser toute leur énergie. C'est un vrai casse-tête quotidien. Notre concept simplifie tout, de l'idéation à la publication, pour leur permettre de se concentrer sur ce qui compte vraiment : leur créativité."
D pour Désir : Comment donner envie d’acheter ton idée ?
C'est l'étape où tu fais naître un besoin. Le public est intéressé, maintenant tu dois lui donner envie de ton produit ou service. Fais-le rêver en lui décrivant les bénéfices concrets. Ne vends pas un produit, vends une transformation, une solution qui va changer sa vie, son entreprise, son quotidien. Utilise des chiffres, des témoignages, ou une démonstration qui parle d'elle-même. C'est une étape clé pour mettre en valeur ton projet.
Même exemple : "Imaginez ne plus jamais perdre de temps sur des tâches répétitives. Notre outil a déjà permis à 5 000 créateurs de gagner, en moyenne, 10 heures par semaine. Ces heures, ils les passent à créer du contenu plus percutant, à interagir avec leur communauté et à faire grandir leur audience. Ils ne se contentent plus de survivre, ils prospèrent."
A pour Action : Comment mettre en mouvement ?
Ton pitch a atteint son but, mais il manque le dernier maillon : que doit faire ton auditoire maintenant ? Ne laisse pas de place à l'hésitation. Ton appel à l'action doit être univoque et facile à suivre. Que tu cherches des fonds, des partenaires ou des clients, dis-le clairement. C'est la clé pour convaincre ton interlocuteur.
Exemple concret : "Aujourd'hui, nous cherchons 150 000€ pour financer le développement de notre V2 et lancer une campagne marketing à grande échelle. En tant qu'investisseur potentiel, j'aimerais beaucoup vous faire une démo personnalisée et explorer comment notre application peut transformer l'industrie de la création de contenu de votre entreprise."

Le légendaire Steve Jobs a élevé le pitch au rang de véritable spectacle. Sa formule ? Il te faisait d’abord prendre conscience d’un besoin que tu ignorais, puis il présentait sa solution technologique comme une évidence. Il ne vendait pas un simple produit, mais une appartenance à l'univers Apple. Le grand final : une impulsion finale tellement puissant qu'il te donnait une seule envie, celle de t'offrir la nouveauté qu'il venait de dévoiler. Voilà le genre de panache qui fait mouche !
Comment s’entraîner à la prise de parole ?
Pitcher efficacement n'est jamais le fruit du hasard. C'est le résultat d'une préparation minutieuse, où chaque détail compte. D’ailleurs, une formation peut grandement t’aider.
Adapte ton pitch à ta cible : B2B ou B2C, la nuance qui change tout
Tu ne parles pas à un investisseur comme à un client final. La clé est d'adapter ton message à ton audience.
Pitch B2B (Business-to-Business) : Ton interlocuteur est un professionnel. Il cherche la logique, l'efficacité, le ROI. Met l'accent sur les gains de productivité, la réduction des coûts, l'avantage concurrentiel pour son entreprise. Le ton est plus formel, axé sur les faits et les chiffres. L'humour peut être une touche de légèreté, mais le sérieux doit primer.
Pitch B2C (Business-to-Consumer) : Ici, tu t'adresses à un consommateur. Les émotions, l'expérience utilisateur et les bénéfices personnels sont primordiaux. Fais rêver, raconte une histoire qui le touche. Le ton peut être plus léger, plus fun, plus proche de son quotidien. Il faut montrer comment ta solution répond à un besoin concret.
Maîtrise ta prise de parole : corps, voix et regard, tes meilleurs alliés
Le contenu est roi, mais la manière de le délivrer est reine. Ton corps parle avant même que tu n'ouvres la bouche. Pour convaincre un interlocuteur, il faut mettre en valeur son projet par une prestance irréprochable.
La posture : Tiens-toi droit, les épaules ouvertes. Une posture assurée renvoie une image de confiance.
Le regard : Maintiens un contact visuel avec ton auditoire. Balaye la pièce pour inclure tout le monde. Cela montre ton assurance et ta sincérité.
La voix : Parle clairement, articule. Varie ton intonation et ton rythme. Une voix monotone endort, une voix dynamique captive. Respire profondément pour gérer ton stress et éviter de parler trop vite.
En somme, au-delà des mots, c’est ta capacité à maîtriser ta gestuelle qui fera la différence. Une posture, un regard et une voix assurés sont les outils indispensables pour transformer ton discours en une véritable force de conviction.
Le storytelling : l'art de raconter ton projet pour le rendre inoubliable
Les chiffres et les faits sont importants, mais les histoires sont mémorables. L'art du pitch passe aussi par l'art de raconter pour mettre en valeur son projet.
Raconte ton "pourquoi" : Qu'est-ce qui t'a poussé à créer ce projet ? Quelle est l'histoire derrière l'idée ?
Mets en scène ton utilisateur : Comment ton projet a-t-il changé la vie de quelqu'un / d’une entreprise ?
Crée une narration : Début (problème), milieu (ta solution), fin (la vision future).
Une histoire bien racontée crée une connexion émotionnelle forte et rend ton projet unique.
Finalement, la force de ton pitch réside dans ta capacité à émouvoir. Le storytelling est l’outil parfait pour donner vie à tes chiffres et tes actions, rendant ainsi ton projet inoubliable.
Répéter : la clé de la fluidité
Même les plus grands orateurs répètent. Beaucoup. L'objectif n'est pas de réciter par cœur, mais d'intégrer ton discours pour qu'il devienne fluide et naturel.
C'est un aspect essentiel de notre formation Panache.
- Entraîne-toi seul : Devant un miroir, chronomètre-toi.
- Entraîne-toi devant des proches : Demande-leur des retours honnêtes.
- Anticipe les questions : Prépare des réponses aux questions les plus fréquentes.
Plus tu seras à l'aise avec ton discours, plus tu pourras te concentrer sur ton public et sur l'émotion que tu veux transmettre.
Conclusion sur ta maîtrise du pitch
Alors, tu l'as saisi : pitcher ton projet, c'est bien plus qu'une simple présentation. C'est l'art de transformer une idée en réalité, de capter l'attention et de laisser une empreinte indélébile. Maîtrise chaque étape, insuffle ta passion, et montre ton panache.
Car au final, c'est en osant te lancer avec conviction que ton projet prendra son envol et que tes ambitions deviendront concrètes.
Avec la bonne structure, une bonne dose de passion et une touche de Panache, ton projet prendra son envol.
Julien de Sousa et toute l'équipe Panache
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Les 4 étapes pour pitcher son projet comme un king / une queen
Introduction
Tu es brillant.e, compétent.e, intelligent.e et peut-être aussi soyeux.se qu’un plaid qui sent la lessive mais… quand il s’agit de parler en public, tu deviens aussi enthousiaste que moi quand je reçois le cadeau de Noël de ma tante.
Résultat pour toi : tes idées révolutionnaires restent coincées quelque part entre ta gorge et ta feuille de notes.
Résultat pour moi : je me coltine une énième tasse vilaine Maison du Monde.
Du coup, tu passes à côté de dizaines et dizaines d’opportunités :
- Plus de responsabilité
- Des promotions à gogo
- Des projets intéressants à mener
La vérité, c’est que la prise de parole en public pour ça, c’est un game changer.
Celles et ceux qui savent s’exprimer avec impact n’ont pas juste plus de followers sur LinkedIn :
- Iels inspirent
- Convainquent
- Dominent leur secteur.
Et bonne nouvelle pour toi si t’es en galère, ça peut changer.
(Moi par contre j’aurais toujours la même tante)
Dans cet article, on va voir comment maîtriser l’art de ton leadership peut littéralement t’ouvrir des portes et t’installer confortablement à la table des décideurs et des décideuses.
Spoiler : la prise de parole, c’est le levier pour prendre le lead.
Développe un leadership naturel et inspirant
Un leader qui n’inspire pas, c’est un leader qui disparaîtra
Tu peux avoir toutes les compétences du monde, si tu n’arrives pas à les exprimer clairement pour embarquer ton audience, tu resteras l’ombre de celui ou celle qui parle bien.

Elle incarne un leadership d’influence : ses prises de parole, empreintes d’émotion, de sincérité et de révolte, captivent les foules, mobilisent les esprits et transforment ses discours en moteurs de mobilisation.
Un leader, une leadeuse ce n’est pas juste quelqu’un qui a des idées, c’est quelqu’un qui sait les vendre.
👉 Les chiffres parlent d’eux-mêmes : 74% des dirigeants considèrent que la communication est la compétence la plus sous-estimée du leadership.
👉 La solution pour pas faire partie des 26% restants : Muscle ta rhétorique.
Parce qu’une personne inspirante, c’est une personne qui connaît le poids et la conséquence de ses paroles.
Ton charisme ne naît pas de ton costume bien taillé, mais de ta capacité à inspirer confiance, transmettre efficacement et à capter l’attention.
Concrètement, ça veut dire quoi ?
- Parle avec assurance : même si, au fond, tu doutes comme tout le monde
- Transmets des émotions pour rassembler : On suit ceux qui nous touchent, pas ceux qui récitent.
- Sois concis et percutant : personne n’a envie d’entendre un monologue de 25 minutes sur “Pourquoi la police Comic Sans MS est la meilleure des polices”.
Techniques pour gagner en impact dans ta communication interne et externe
Les réunions : le cimetière des opportunités ratées
Combien de fois as-tu eu une idée géniale en réunion… sans oser la dire ?
Ou pire, tu l’as exprimée mais d’une voix hésitante, et cinq minutes plus tard, Jean-Michel du marketing l’a répétée avec assurance, récoltant tous les lauriers.
Si tu ne prends pas la parole avec conviction, quelqu’un d’autre le fera à ta place.
On te propose de lire cet article sur Prendre confiance en toi grâce à l’effet Pygmalion
Le kit de survie du message impactant :
1. Une structure claire : Utilise la règle des trois.
Le cerveau humain adore les trios.
Pourquoi ?
Parce que la série Charmed. Meilleure série.
Plus sérieusement parce qu’un message structuré en trois parties est plus facile à comprendre et à retenir.
Aristote lui-même l’utilisait dans ses discours (et si ça marchait pour lui, ça devrait bien fonctionner pour toi aussi).
👉 P.O.V, t’es dans une réunion pro :
“Justine pourquoi vous-voulez qu’on investisse plus dans le suivi post-achat ?”
Et toi (tu t’appelles Justine dans l’exemple) tu dégaines :
- Constat : Nous avons un problème → "20% de nos clients partent après seulement 3 mois d’utilisation de notre produit."
- Explication : Pourquoi ? → "Nos clients nous quittent principalement à cause du manque d’accompagnement."
- Solution : Ce qu’on fait → "Nous allons mettre en place un suivi personnalisé post-achat."
Bim bam boum.
Pourquoi c’est puissant ?
- Simple et percutant : en trois phrases, ton message est clair.
- Facile à retenir : ton auditoire n’a pas besoin de prendre des notes.
- Convaincant : l’effet cumulatif du trio donne du poids à ton argumentation.
2. Va droit au but : Utilise la parataxe
Phrase. Courte. Claque. Retenue.
- Plutôt que de noyer ton audience sous des cascades de détails comme ton gosse qui rentre de l’école et t’explique sa journée, privilégie des phrases percutantes, les unes après les autres.
- Exemple : "On perd du temps. Trop de réunions. Trop de mails. On doit agir maintenant."
3. Une punchline qui claque : Utilise l’antithèse.
L’opposition de deux idées donne du relief et rend ton propos inoubliable.
- Exemple :
- "Soit on s’adapte, soit on disparaît."
- “Soit on évolue, soit on s’éteint.” → ça reste dans la tête comme un bon refrain.
Transforme chaque prise de parole en opportunité de persuasion.
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Convaincre, ce n’est pas parler plus fort, c’est parler plus juste
Le secret d’un.e bon.ne orateur.trice ? Iel sait gérer les émotions de son public.
Par là, j’entends : iel sait comment déclencher des émotions à travers ses propos.
Pourquoi ?
Parce que plus ton public traverse un torrent d'émotions positives ou négatives, plus il va être marqué par ta prestation et plus il s’en souviendra.
Tu auras donc laissé une trace dans son esprit.
Pour ça, fais du public le héros de ton histoire.
👉 Et c’est là qu’entre en jeu : la narration immersive.
- Raconte une histoire qui place ton audience dans une situation où elle ressent directement les enjeux.
- Utilise le “vous” ou le “tu” pour qu’elle se sente impliquée.
Exemple :
- ❌ "La formation en prise de parole est importante."
- ✅ "Imagine une réunion. On te pose une question. Tout le monde te regarde. Silence. Tu bafouilles. Tu sais ce que tu veux dire, mais les mots ne sortent pas. Frustrant, non ?"
Ce genre de mise en situation active l’émotion et la projection, rendant ton message bien plus marquant Jamy.
Répondre aux objections sans stress
Tu as sûrement déjà assisté à un moment gênant où quelqu’un s’est fait démonter en réunion par une question un peu trop incisive.
Résultat : malaise général, perte de crédibilité et, dans le pire des cas, trou noir mental.
👉 Bonne nouvelle : ça n’arrivera plus. Avec quelques techniques rhétoriques, tu peux répondre avec panache à n’importe quelle attaque.
Trois stratégies imparables détaillées
- La poutre et la paille :
- Principe : Retourne comme une crêpe l’accusation contre ton interlocuteur en montrant qu’il tombe dans le même travers.
- Ex : "Tu manques d’expérience." → "Toi aussi à tes débuts. On t’a fait confiance. Tu as prouvé ta valeur.”
- L’inversion des valeurs :
- Principe : Transforme la critique en atout.
- Ex : "Tu es trop ambitieux." → "Merci ! C’est justement cette ambition qui nous permettra d’aller plus loin."
- Dynamiter la faille :
- Principe : Détecte une incohérence dans l’argument adverse et exploite-la.
- Ex : "Ton idée est trop risquée." → "Donc, on préfère ne rien tenter et attendre que la concurrence nous dépasse ?"
Une compétence qui booste ta carrière et ton réseau
Tu veux être promu·e ? Commence par être entendu·e.
Pourquoi ?
- On se souvient de ceux, celles qui marquent les esprits, pas de ceux, celles qui restent silencieux.ses.
- Un.e bon.ne orateur.trice fait du networking sans même s’en rendre compte.
- D’ailleurs on a un article sur Comment devenir un as du networking si tu veux aller checker ça
- La visibilité amène les promotions : si tu veux monter en grade, commence par être entendue et écoutée.
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Conclusion
Tu l’as compris : le leadership passe par la prise de parole.
Mais savoir les défendre, les vendre et les faire rayonner, c’est ce qui fait la différence entre un.e suiveur.se et un.e leader.
La prise de parole en public, c’est pas juste parler fort avec un PowerPoint en fond.
C’est créer de l’impact. Inspirer confiance. Donner envie de te suivre.
Parce qu’un vrai leadership ne s’impose pas, il se communique. Et chaque mot peut devenir un acte de commandement.
Bonne nouvelle : tu peux apprendre à maîtriser cet art.
Chez Panache, on t’apprend à transformer tes interventions en leviers de crédibilité, d’opportunités et d’ascension pro.
Découvre nos formations en prise de parole et transforme tes discours dès aujourd'hui.
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Julien de Sousa et toute l'équipe de Panache.

Leadership et prise de parole en public : les opportunités que tu manques
Introduction
Laisse-moi te parler d'un homme qui a posé les bases de tous les outils que nous partageons dans nos articles et formations en communication persuasive et prise de parole en public : Aristote.
Né en -384 avant J.C, il était de "petite taille, trapu, avec des jambes grêles et de petits yeux enfoncés", d'après Wikipédia. C'est vrai qu'à part voir son buste en marbre, on ne sait pas bien à quoi il pouvait ressembler. Mais avec cette description tout juste découverte, moi ça me fait penser à Maître Shifu dans Kung Fu Panda, donc maintenant j'imagine ce sage :

Harry Stote, comme on aime l'appeler chez Panache, est très connu, car avec Socrate et Platon, ils ont été les penseurs et philosophes les plus influents de nos pays occidentaux.
Fun fact, 50% de ce qu'Aristote a écrit a disparu (une trentaine d'ouvrages), et il a influencé l'ensemble de la philo avec les 50% restants. Il a pesé dans le game comme jamais quiconque n'a pesé dedans.
Par exemple, selon lui : on est heureux lorsqu'on agit de façon rationnelle. Et on agit rationnellement lorsqu'on agit vertueusement. C'est-à-dire lorsqu'on choisit la voie du juste milieu dans nos actions et nos émotions. C'est un équilibre à trouver entre "absence" et "excès" : il ne faut pas ne pas être triste comme il ne faut pas être trop triste par exemple.
La vertu selon Aristote se trouve par l’expérience, un élément clé dans le développement de ton pouvoir de conviction. Plus tu agis de manière vertueuse et équilibrée, plus ta capacité à convaincre sera renforcée. CQFD
Si tu veux creuser cette notion de "vertu", concept propre à Aristote, il en parle dans son œuvre "L'Éthique à Nicomaque" (Nico était son fils).
Et parmi ses autres œuvres les plus connues, il y a "La Physique", "La Métaphysique", "La Poétique" et "La Rhétorique".
Titres courts, simples, efficaces.
Celle qui nous intéresse pour t'aider à être plus convaincant-e, c'est "La Rhétorique".
Il a été le premier à conceptualiser et rassembler les meilleures techniques pour aider les citoyens grecs de l'époque à gagner en force de conviction et persuasion lorsqu’ils pouvaient prendre part au débat public.
Il a notamment conceptualisé le triangle de la rhétorique, le triptyque de la persuasion, la triforce de l'adhésion... en somme : les 3 ingrédients que tout bon orateur, toute bonne oratrice doit maîtriser à chaque prise de parole.
D'ailleurs, en 2021 j'avais animé une conf' participative avec 60 personnes à Marseille pour lancer officiellement notre antenne phocéenne avec les amies de Miraa Community, une école de la curiosité vraiment wahou ! Et j'ai justement abordé ce triangle pour faire pratiquer nos rhétoriciens du soir et je t'en livre une synthèse pour progresser aussi de ton côté.
Je vais te parler Ethos, Logos et Pathos (non Portos n'a rien à faire ici).
Ethos : ton image
En ce moment, je cherche à emménager dans un nouvel appartement sur Marseille, car mes propriétaires récupèrent leur bien. J'ai dû monter un dossier locatif et il est un peu pourri : je ne suis pas un salarié en CDI avec des tickets restau et un 13ème mois. Eh non, je suis un entrepreneur et je suis sûr que ma situation parlera à toutes les personnes indépendantes ! J'ai beau montrer toute mon honnêteté et ma tréso perso, mon dossier suscite le même intérêt qu'un profil Tinder sans photo avec comme bio "J'aime les nuages". Du coup, j'ai demandé à ma meilleure amie "en situation stable et rassurante" de se porter garante pour moi, et elle a accepté sur le champ.
Pourquoi ?
Parce qu'elle a confiance en moi.
Parce que l'image qu'elle a de moi a été construite dans la durée et que mes actions ont toujours été alignées avec mes paroles.
Le gros avantage, c'est que je n'ai pas eu besoin de créer une ligne argumentative pour la convaincre. Je n'ai même pas eu besoin de la convaincre d'ailleurs : ma simple réputation a suffi à la faire passer l'action.
C'est ça l'Ethos d'Aristote : c'est l'image que tu renvoies et la confiance que tu dégages.
Et elle se construit avec le temps grâce à ta cohérence, constance et congruence.
Mais aussi dès les premiers instants si ton public voit en toi quelqu'un de sincère, compétent et séduisant.
C'est d'ailleurs pour ça que pas mal de gens vont voter pour untel ou untel car "j'sais pas, iel a une bonne tête !"... alors que le programme n'a même pas été lu.
Pour aller plus loin, j'avais déjà écrit un article pour t'aider à développer ta réputation.
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Logos : ta ligne argumentative
Il y a 1 semaine, j'ai aidé Mahmoud, fondateur de SmartBox Industry à refaire son pitch, car il rencontre des investisseurs. Son projet est vraiment canon.
Avec son équipe, il récupère des conteneurs délaissés pour les transformer en :
- habitations
- écoles
- hôpitaux
- abris d'urgence…
Les usages sont infinis, l'impact est colossal (le BTP représente 40% des émissions de gaz à effet de serre mondiaux !) mais le pitch avait un gros défaut : c'était une liste d'arguments faisant l'éloge de leur solution.

Ce défaut, je le vois systématiquement chez toutes les personnes que j'accompagne : tu cherches à être exhaustifs plutôt qu'à être efficaces.
Parce que oui, tu sais bien bien l'utiliser le Logos d'Aristote : c'est ta ligne argumentative.
Et tu nous en mets beaucoup trop, on dirait le boucher qui nous dit "je vous en ai rajouté 2-3 hein, ça fera plaisir aux enfants".
Tu nous assommes de toutes les qualités, tous les avantages, tous les arguments qui prouvent que l'idée que tu soutiens doit emporter l'adhésion.
Mais attention, il est important de sélectionner les meilleurs arguments. Ceux qui feront mouche face à un public donné.
Quali' plutôt que quanti'.
Le bon nombre d'arguments, c'est le nombre de bons arguments.
Et après un filtre, un tri, une priorisation et un réagencement de tout ça, le pitch de Mahmoud a vraiment fait la diff' cette fois :

Pathos : ton registre émotionnel
Bientôt je vais former des étudiants de Reims à débattre et convaincre lors d'une semaine de "jeu-climat" où ils représentent des délégations de différents pays. Ils viennent avec leurs enjeux, leurs contraintes et doivent trouver un accord commun avec toutes les autres délégations pour protéger le climat. Une sorte de COP fictive pour appréhender toute la complexité qu'éprouvent pays et lobbies autour de ce sujet crucial.
Les différents rapports du GIEC sont formels depuis plus de 30 ans : oui l'être humain est responsable du dérèglement climatique et nous en voyons déjà les conséquences dans nos écosystèmes avec des pertes d'espèces, des catastrophes naturelles et de la pollution de plus en plus meurtrière.
Le dernier rapport est sorti le mois dernier et il est solide, vérifié, argumenté en mode Logos x1000.
Son but n'est pas de convaincre ou d'inciter au changement, il est avant tout d'informer. C'est un rapport scientifique donc il n'est pas écrit avec des techniques rhétoriques.
Autrement, on aurait vu du Pathos à l'intérieur : des émotions pour nous motiver à agir.
C'est d'ailleurs pour ça que Greta Thunberg n'a pas pris la peine de rappeler les causes et conséquences du dérèglement climatique dans son célèbre discours "How dare you?", elle a choisi de ne donner que du Pathos pour motiver les gouvernements à vraiment se bouger la nouille.
Il ne faut jamais oublié que nous ne sommes pas des êtres rationnels. Nous sommes avant tout des êtres émotionnels dotés d'une fonction logique.
On aime penser que nous prenons des décisions de manière raisonnée. La vérité, c'est que nous agissons d'abord grâce à nos émotions et seulement après nous cherchons à justifier nos choix de façon raisonnable.
Donc osez beaucoup plus transmettre des émotions dans le fond et dans la forme et je te renvoie à cet article pour t'aider à mieux partager tes émotions.
Le triangle magique
Tout comme la vertu qui est un sage équilibre entre "absence" et "excès", ta force de conviction est un sage équilibre entre "Ethos" | "Logos" | "Pathos". Il faut savoir maîtriser les 3 pendant un discours pour que ta palette d'orateur soit complète.

Et bien évidemment, comme pour maîtriser un nouvel instrument, c'est uniquement par la pratique que tu vas réussir à jongler avec ces ingrédients.
Puis, une fois maîtrisé, il faut apprendre à organiser ses idées, les structurer, les incarner, les sublimer, les rendre remarquables... les communiquer avec panache quoi !
Je t'invite à poursuivre en lisant cet article : les étapes à suivre pour créer d'excellents discours.
En conclusion
En t’appuyant sur les enseignements d’Aristote et son célèbre triangle rhétorique – Ethos, Logos et Pathos –, tu as toutes les clés pour perfectionner ton art de convaincre à l’oral. Ton image (Ethos), la solidité de tes arguments (Logos) et l’émotion que tu transmets (Pathos) forment les trois piliers essentiels d’une prise de parole percutante.
Que ce soit pour un pitch, une présentation ou un discours, maîtriser ces techniques de persuasion t’aidera à être plus convaincant et à renforcer ton pouvoir de persuasion. La réussite repose sur un équilibre subtil entre la raison et l’émotion, soutenu par une structure claire et un storytelling captivant.
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> Pourquoi certains discours changent l'Histoire ?

Le triangle d'Aristote pour faire adhérer à tes idées
Introduction
As-tu déjà entendu l’histoire de Kyle MacDonald ?
Ce quadragénaire canadien s’est rendu célèbre par une prouesse incroyable : en partant d’un trombone rouge, et par une série de trocs contre des articles d’une valeur toujours plus haute, il est devenu un an plus tard le propriétaire d’une maison. Comment a-t-il pu créer autant de valeur à partir d’un objet aussi insignifiant ? Cet exploit s’explique entre autre par un storytelling bien construit : à chaque étape de ses échanges, Kyle a documenté l’histoire du troc et a fini par attirer l’attention d’une audience de plus en plus large.

L’art du storytelling peut interférer avec la logique.
Et cela s’explique par la science : lorsque nous sommes exposés à une histoire bien racontée, plusieurs hormones s’activent dans notre cerveau, entre autres la dopamine, l’ocytocine et les endorphines.
Alors, comment nous influencent-elles, et comment les réveiller quand tu t'adresses à ton audience ?
Un storytelling captivant avec la dopamine, l’hormone de la concentration
La dopamine est un neurotransmetteur généralement associé avec la sensation de plaisir et de satisfaction. C’est un peu notre hormone “feel good”, associée à la gratification. À des niveaux appropriés, la dopamine peut nous aider à rester concentrés, à nous motiver, et peut même améliorer notre mémoire (c'est aussi l'hormone sur laquelle on peut jouer pour motiver les autres à être plus écolo). Cependant, à trop forte dose, elle peut causer de l’agressivité, de la dépression et de l’anxiété. Attention à ne pas en abuser !
Comment générer de la dopamine par le storytelling ?
Créer de l’action
En intégrant du suspense et des rebondissements dans ta trame narrative, tu déclenches systématiquement la production de dopamine dans le cerveau de ton audience. Et ce qui est incroyable, c’est que ça marche avec tous les formats : vidéos, articles, gifs… Dès que le cerveau perçoit une intention d’action, c’est comme s’il y était.
Maîtriser l’art de la chute
Intégrer un élément inattendu dans ton récit ou ta campagne de communication peut avoir un effet direct sur les émotions de ton auditoire et les faire secréter plus de dopamine !
Un storytelling bourré d’émotion avec l’ocytocine, l’hormone de l’amour
L’ocytocine, aussi appelée hormone de l’amour, est généralement sécrétée par notre cerveau lorsque nous nous sentons en confiance, dans un environnement bienveillant. Elle influence donc directement notre générosité, notre capacité à créer du lien social et de la confiance envers nos interlocuteurs. C’est donc une hormone clé pour le storyteller ou la marquer, dans sa démarche de création d’une relation solide avec son audience.
Comment générer de l’ocytocine par le storytelling ?
L’ocytocine se réveille lorsque nous ressentons la bienveillance de l’autre. La meilleure solution pour créer ce contexte, est de construire un lien d’empathie entre toi et ton audience. Pour cela, plusieurs tactiques existent :
Utilise des éléments de preuve sociale
Les témoignages d’autres clients, de partenaires ou d’utilisateurs sont toujours un élément rassurant pour ton audience, qui t'associe instantanément à la satisfaction et la confiance d’autres humains.
Crée des personnages accessibles
Utiliser un personnage auquel ton audience peut s’identifier, et envers lequel elle peut développer de l’empathie, est un enjeu clé pour incarner ton histoire et maintenir l’attention. Donne des exemples réels, sois authentique !
Un storytelling joyeux avec les endorphines, hormones de la relaxation
Les endorphines sont sécrétées lors d’une activité physique intense : leur rôle est de contrer l’effet d’excitation et de stress causé par cette activité. Les endorphines amènent donc une sensation de calme, de relaxation, et même de bien-être - un peu comme la morphine (qui en tient son nom).
La sécrétion d’endorphines peut donc détendre une audience, la faire rire et poser les bases d’une confiance plus forte envers le storyteller.
Comment générer des endorphines par le storytelling ?
Faire bouger son audience
Les endorphines sont, comme mentionné, généralement libérées lors d’un effort physique. Alors, tout simplement, si tu as la possibilité, fais bouger ton auditoire ! Invite-les à se lever et s’étirer, ou même à faire des mouvements encore plus amples. C’est une technique commune utilisée par de nombreux speakers populaires.
Faire rire les gens
Une autre astuce simple pour générer des endorphines consiste à faire rire son public. Cette pratique peut s’appliquer aussi bien dans un storytelling oral que dans un article écrit ou un podcast ! Une petite blague par-ci, une private joke par là - sois drôle, les hormones te le rendront bien. Et voici notre article pour mettre de l'humour dans tes discours.
Lier les hormones et le storytelling : une parole engageante
L’efficacité du storytelling est donc redoutable, et tu ne peux rien y faire : nos cerveaux sont programmés pour y répondre naturellement !
C’est la raison pour laquelle les marques se sont emparées de cette pratique, qu’elles intègrent dans leurs communications et leurs stratégies de content marketing. Elles diversifient les formats narratifs, tout en restant cohérentes dans leur manière de raconter leur histoire.
Et ça marche ! Une fois qu’une histoire est associée à une marque dans l’inconscient d’un individu, les hormones qui ont été libérées, et donc les émotions qui y sont associées, restent ancrées dans sa mémoire. Alors, inspires-toi de ces mêmes techniques pour engager et faire passer à l'action ton auditoire. On te donne dans cet article les étapes clefs à maîtriser pour créer un bon storytelling.
Il suffit de regarder quelques spots publicitaires connus pour s’en convaincre - par exemple cette pub. Attention, vous allez faire décoller votre ocytocine !
Article inspiré de celui de Noémie Kempf, Brand Analyst. Avec son autorisation, son travail est remarquable !
Conclusion
En fin de compte, le storytelling n’est pas juste une technique, c’est une véritable arme secrète pour captiver ton audience, qu’il s’agisse de clients, d’employés ou de simples curieux. Que tu sois en train de vendre un produit, de motiver une équipe ou de faire rire tes amis, savoir raconter une histoire fait toute la différence.
Alors, maintenant que tu connais les clés pour réveiller les hormones de ton auditoire et les embarquer dans ton récit, il est temps de passer à l’action !
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Julien de Sousa, fondateur de Panache.

Le storytelling influence tes décisions, c’est prouvé scientifiquement
Introduction
Je suis un éternel curieux et un assoiffé de connaissances.
Je lis beaucoup de livres et regarde énormément de vidéos sur YouTube. Je dois être abonné à une centaine de chaînes comprenant du contenu historique comme Nota Bene ou C'est une autre histoire, du contenu pour me former comme Marketing Mania ou A&J Smart, du contenu pour m'informer comme Hugo Décrypte, et aussi du contenu plus scientifique comme la chaîne dont j'aimerais te parler aujourd'hui, celle de Max Bird.
Et plus précisément de sa dernière vidéo où pendant 30min, notre comédien-vulgarisateur-ornithologue nous parle de sa chasse aux oiseaux pendant son confinement. Chasse à la photo, j'entends, il est un fervent défenseur du droit animal et militant écologiste. Oui je suis carrément fan de ce mec :)
Ce qui m'intéresse dans cette vidéo, c'est la technique qu'il a utilisée pour maintenir mon attention pendant 30min pour parler... d'oiseaux ! Un thème qui me fait ni chaud ni froid et jamais je n'aurais pensé être autant absorbé par ce sujet. Mieux, j'ai tellement été captivé qu'à la fin de la vidéo, j'avais envie d'aller chercher des oiseaux autour de chez moi pour les photographier. N'est-ce pas là l'objectif principal d'une prise de parole réussie : créer un changement chez l'autre.
Pour la suite de la lecture tu as 2 options :
- Regarder d'abord la vidéo qui suit pour découvrir mon décryptage,
- L'inverse !
Passons rapidement sur le fait que Max Bird, Maxime Déchelle de son vrai nom, est très bon orateur, son enthousiasme est communicatif, il nous embarque car il parle avec passion... En d'autres termes : la forme est excellente et ses talents de comédien (et de montage !) font rayonner cette vidéo. C'est un excellent début pour maintenir l'attention de son audience.
Ça me rappelle ce TEDx "How to sound smart in your TEDx Talk" où le comédien nous montre que la forme doit être captivante... pourtant il n'y a rien à retenir à la fin. Il n'y a pas de fond. Il n'y a pas de message. En revanche, si tu veux passer de "beau-parleur" à "bon-orateur-qui-arrive-à-diffuser-un-message" alors il faudra réfléchir à la structure de ton intervention. Et là, Max Bird utilise une technique puissante : le storytelling.
Les 3 ingrédients indispensables du storytelling
Parmi tous les bouquins existants sur le sujet (et ça commence depuis Aristote...) il y a "Storytelling Made Easy" de Michael Hauge que j'ai découvert. Ce barbu est un expert qui intervient sur les plus grands films Hollywoodiens et donne des détails précieux sur comment créer des histoires transformatives aussi bien au cinéma que dans le business. Car dans les 2 cas, le storytelling apporte du sens et permet de démontrer plutôt que d’expliquer. Il permet de capter l'attention, faire passer un message puissant et renforcer l'image de marque grâce à une structure narrative maîtrisée. Il fait vivre des émotions et aide à mémoriser l'idée clef sur le long terme. Oui, c'est une technique très puissante. Et oui, elle est largement sous-estimée au moment de prendre la parole... c'est pour ça qu'on veut la diffuser dans nos formations.

En effet, dans le monde de la prise de parole en public, maîtriser l'art du storytelling peut transformer une simple présentation en un moment mémorable.
Revenons à la vidéo de Max Bird pour découvrir les 3 ingrédients indispensables qu'on retrouve dans tout storytelling qui se respecte :
I - Un héros / Une héroïne
Il doit être "vivant", avoir des traits de caractère bien précis pour qu'on ait de l'empathie pour lui. Cela peut tout aussi bien être toi-même mais le mieux c'est que ce soit ton client, ton prospect, ton bénéficiaire... Bref, un héros / une héroïne dans lequel / laquelle l'audience peut s'identifier.
Là, il s'agit de lui-même : un passionné d'oiseaux gesticulant et dynamique qui ne peut plus jouer ses spectacles à cause du coronavirus. Il va donc se réfugier chez un ami dans le nord de la banlieue parisienne et il dispose dorénavant de beaucoup de temps pour faire quelque chose qu'il n'a jamais fait : prendre des oiseaux français en photo. Voilà voilà, si on en restait là, pas sûr que +200K personnes auraient regardé sa vidéo...
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II - Un objectif clair
Notre héros doit avoir la volonté d'évoluer et d'atteindre un objectif pour changer sa vie. Ce désir doit être extrêmement motivant, clair et visible de tous. S'il est atteint, le héros aura évolué, aura été transformé. C'est ce qu'on appelle le potentiel changement dans votre storytelling : comment le héros peut-il devenir une meilleure version de lui-même ?
C’est en racontant son parcours que tu fais passer ton message avec authenticité
Là, Max Bird se donne 3 objectifs pendant son temps de confiné : réussir à prendre des belles photos d'une Pie Bavarde, d'un Pic Vert et d'un Pic Épeiche. Il a pris énormément de clichés dans ses voyages en Amazonie mais n'a jamais pris le temps de s'intéresser aux oiseaux de notre territoire. Il va très vite réussir à prendre les 2 premiers en photo... Ce qui va finalement transformer un de ses objectifs en une vraie quête : capter une image parfaite d'un Pic Épeiche : "Je suis en train de tomber amoureux de cet oiseau" ! Voilà voilà bis, pas sûr que +200K personnes auraient regardé sa vidéo si nous nous en arrêtions là. Mis à part des passionnés d'oiseaux.
III - Des obstacles
Se savoir que Max Bird ait envie de photographier un Pic Épeiche et qu'il s'est réfugié sous une tente pendant +3 mois pour ça... honnêtement qui s'en fout ?! Et il est là l'ingrédient magique : ce n'est pas l'objectif qui créé l'émotion, ce sont les obstacles.
Qu'est-ce qui rend l'objectif impossible ? En quoi est-ce difficile ? Quels sont les freins internes (doute, peur, courage...) ou freins externes du héros ?
Raconter une histoire impactante nécessite de combiner une mise en scène soignée avec des éléments narratifs engageants, comme des obstacles qui maintiennent l’intérêt du public.
Là, Max présente son histoire de manière chronologique et... tous les obstacles qui l'empêchent de capturer ce fameux Pic Épeiche : des jardiniers qui débarquent au jour 10 pour couper des arbres, des parents à convaincre pour garder les rondins de bois coupés, les Pics qui s'envolent dès qu'il s'en approche, des prises de vues sous le mauvais angle, un matériel pas adapté, une araignée curieuse, et même 23 jours sans aucune apparition... 23 jours à attendre son oiseau ! Oui, une vraie chasse aux Pokémon !
C'est dans ces moments-là qu'on est tenu en haleine, c'est dans ces moments-là qu'on a envie qu'il atteigne son objectif, qu'on souhaite une libération.
En mettant en scène des difficultés, on humanise le héros et on renforce la connexion avec le public, un élément essentiel pour faire passer un message.
Pendant 27min, le vidéaste capte notre attention de bout en bout. Il y a des rebondissements, des émotions (lire notre article sur l'importance de véhiculer des émotions), des musiques épiques (Épeiche ohoh !)... bref, si lui arrive à nous donner envie de s'intéresser à l'ornithologie, alors pense bien qu'avec tes projets, tes messages, tes prises de parole, tu peux intéresser beaucoup de monde. Encore faut-il savoir clarifier, structurer et incarner tes messages. Alors entraîne-toi !
Remarques ô combien essentielles
🚨 Avant même de commencer à imaginer l'histoire que tu aimerais raconter, il est important de se demander : qui est mon public ?
- qu’est-ce qu’il attend de moi ?
- que sait-il déjà ?
- qu’est-ce que j’attends de lui ?
- qu’est-ce que je veux qu’il retienne de mon intervention ?
🚨 L'ingrédient "obstacles" est terriblement important car ce sont vraiment tous les obstacles, les défis, les difficultés du héros qui mettent l'audience en émotions de Up and Down.
🚨 Ton entreprise / ton projet / toi-même ne doit pas être nécessairement le héros de l’histoire que tu racontes à ton client. Idéalement, utiliser le storytelling autour de son entreprise, ou autour de son produit ou de son projet ne signifie pas parler de soi. En tout cas pas en première intention. Mais au contraire parle de ton client. Car c’est son histoire qui est la plus intéressante pour transformer.
Regarde cette pub d'Intermarché et amuse-toi à retrouver les différents ingrédients.
Conclusion
🚨 Le storytelling est partout : art, fiction divertissement, mais aussi dans la publicité, la politique, le journalisme… Mais le storytelling est encore trop peu présent là où il pourrait être très utile : les présentations en public, les séminaires, les conférences, les entretiens d’embauche et même les propositions commerciales ou sur des posts LinkedIn.
C'est pour ça qu'on a créé des parcours de formations complets.
Pour te permettre d'inspirer le passage à l'action grâce à des récits puissants et des prises de parole authentiques. Sa puissance est d'ailleurs prouvée scientifiquement dans notre article !
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Julien de Sousa et toute l'équipe de Panache.

Le secret pour rendre une vidéo de 30min sur les oiseaux captivante !
1. Contexte
Manon Crozet est entrepreneuse, fondatrice de Blabla Création, une initiative à fort impact social qui aide les nouveaux arrivants en France à apprendre le français à travers des podcasts pédagogiques et humains.
Issue du monde associatif, sensible aux enjeux de l’inclusion, Manon incarne une vision généreuse et profondément engagée : celle de rendre la langue accessible à celles et ceux qu’on n’écoute jamais.
Mais comme beaucoup de porteuses de projet à fort sens, Manon doutait.
Elle doutait de sa propre prise de parole qui n’était pas à la hauteur de son projet.
2. Les défis de Manon
Avant Panache, Manon faisait face à un double blocage : un manque de légitimité à prendre la parole… et la difficulté à transmettre la puissance de son projet avec clarté et conviction.
Elle venait de subir un coaching préparatoire auprès de l’incubateur qu’elle souhaitait intégrer.
Verdict ?
Un retour sévère, décourageant, focalisé sur les faiblesses de sa forme plutôt que sur la force de son fond. Ce jour-là, elle a vacillé. Elle ne croyait plus ni en son pitch, ni en sa capacité à convaincre.
Son objectif en rejoignant Panache était simple et ambitieux à la fois : retrouver confiance, clarifier son message, et réussir à émouvoir, fédérer, embarquer. Bref, parler de son projet avec la même humanité que celle qu’elle met à le construire.
C’est là que l’art de la prise de parole est entré en jeu.
3. L’accompagnement de Panache
Manon a participé à la promo 28 “Parle avec Panache””. Dès les premières séances, un travail fondamental s’est imposé :
- Restaurer la confiance.
- Réparer sa prise de parole.
- Lui redonner une place.
Nous avons déconstruit les injonctions, allégé la pression, pour mieux faire émerger sa voix, son énergie, sa singularité.
Puis, pas à pas, nous avons rebâti son pitch. En travaillant sur la structure en U, les figures de style, les leviers rhétoriques classiques, mais toujours au service de son authenticité. Manon a appris à ne plus minimiser, mais à incarner. À ne plus “expliquer son projet”, mais à le faire vivre. Et surtout, à y croire à nouveau.
Nous avons ancré chaque étape dans des techniques concrètes : storytelling émotionnel, mise en scène de l’ethos, articulation du logos, maîtrise du pathos… et préparation ciblée à différents formats :
- Jury d’incubateur
- Pitch minute
- Rencontres partenaires.

4. Les succés
La transformation de Manon a été spectaculaire.
"Tu es passée d’une femme réservée, qui n’osait pas prendre sa place, à une entrepreneuse audacieuse, avec une capacité ultra-touchante à communiquer ta vision." - sa coach Johanna
✅ Elle a intégré un incubateur de référence pour son projet associatif (Singa), grâce à un pitch percutant, clair et inspirant.
✅ Elle a brillé sur scène lors d’événements professionnels, pitché en une minute face à des partenaires potentiels, et su adapter son discours avec aisance selon les contextes.
✅ En sortie de son programme d’incubation, elle a gagné le premier prix et le prix du jury.
✅ Elle a repris confiance dans sa parole, et surtout dans la valeur de son projet.

Ses prises de parole sont devenues un modèle d’équilibre rhétorique :
- Ethos : Crédibilité incarnée par ses choix pédagogiques et son parcours sincère.
- Logos : Clarté, structure, appui sur des données en neurosciences pour démontrer l’efficacité des pédagogies alternatives.
- Pathos : Des accroches poignantes avec l’histoire de jeunes migrants, qui “ont le droit” de parler français.
Aujourd’hui, Manon parle avec force, douceur, et impact. Elle ne se cache plus. Elle transmet.
« Panache m'a challengée tout en me donnant confiance. L’équipe sait trouver l’équilibre parfait pour accompagner : pousser sans brusquer, valoriser sans flatter. Grâce à elle, je me sens en confiance dans mes prises de parole, et j’ai pu briller sur scène. Un vrai accomplissement d’une vie. »
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Manon : intégrer l'incubateur de ses rêves après un refus


